pattonPatton, un grand général de la seconde guerre mondiale, uniquement soldat, aucunement diplomate. Légèrement raciste sur les bords, se foutant éperdument des symboles, haïssant les trouillards (il en frappa un qui pleurait parce-que ses nerfs avaient lachés suite à un bombardement).
La scène d'intro est magistrale. Déjà elle est super classe, un drapeau américain en fond, le plan arrive juste au dessus du sol, on devine que c'est une estrade. Patton arrive. Il parle à une assemblée, on devine que ce sont des soldats, beaucoup de soldats. Il leur fait un discours. Un discours d'une réalité hallucinante, dans lequel Patton nous dis que l'Amérique cultive le respect pour les gagnants, qu'enfant nous admirions ceux qui jouaient le mieux aux billes et ceux qui couraient le plus vite, que nous avions un véritable culte de la performance. Il place aussi une phrase d'une réalité simple mais... réelle "on ne gagne pas une guerre en gagnant pour sa patrie, mais en s'arrangeant pour que le connard d'en fasse meurs pour la sienne", phrase reprise d'ailleurs pendant les chargements de Call of Duty, les amateurs connaissent. Ensuite il nous dit une chose si réelle que l'on se demande si le film n'est pas plus récent que l'on ne pourrait le penser : les américains détestent et ne peuvent pas perdre. Eh oui, Patton était quand même là avant la guerre du Vietnam, guerre où les américians refusant d'admettre leur défaite ont envoyés encore et toujours plus d'hommes et de matériel malgrès leurs pertes énormes. On ne pouvais rêver meilleur introduction pour un film sur un grand soldat pendant une grande guerre (le premier grand n'a pas la même valeure que le second).

Patton commence par la nomination du général Patton à la tête d'une armée en Afrique du Nord. Il arrive et commence à faire le ménage dans son propre camps avant d'allez tuer du nazis. Il en profite pour critiquer la couverture aérienne anglaise. Car Patton n'aime pas beaucoup les anglais. Anglais caractérisés par le général Montgomery comme on ne l'avais pas encore vu. Certes brillant tacticien et savant diplomate, mais surtout fourbe, s'arrangeant pour que Patton ne serve qu'à l'aider à atteindre une certaine gloire (gloire qu'il a déjà puisqu'il a déjà mis en déroute l'armée de Rommel). D'ailleurs Patton montra des qualité de militaire énorme puisqu'en Sicile, condamné à laisser la route la plus courte à Montgomery pour atteindre une ville, il fit le tour, détruisit 3 divisions allemandes et arriva à la ville en question avant Montgomery.

Patton c'est l'histoire d'un homme sans concession. On le montre grand, on le montre tyrannique, on le montre sans pitié, on le montre pathétique. D'autant que le film d'a pas vieilli d'un poil. Les scènes de bataille, relativement peu nombreuse d'ailleurs en comparaison de l'"oeuvre" du général Patton restent toujours aussi efficace, on n'a pas le droit à des effets bidons. Par exemple, dans une scène des bombardiers attaquent la ville place forte des alliés en Afrique, eh bien pour un plan où l'on voit l'artilleur dans l'un des bombardiers ils n'ont pas fait un bombardier en décor projetant une vidéo toute pourrie de la ville à travers le cockpit pour nous faire croire à un plan depuis le bombardier survolant la ville, ils ont tout simplement filmés DANS le bombardier. L'image est nickel, idem pour le son. La mise en scène parfaite ne cède jamais à la facilité.

Beau, magistral, brillant, réaliste, pur, Patton est tout simplement un chef-d'oeuvre.