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Synopsis : Des gens vont suivre une thérapie bouddhiste dirigée par Fabrice Luchini, pas besoin d’en savoir plus.

Ah en voilà un film comme on aimerait en voir plus. Non pas que son scénario soit d’une sidérante originalité ou que la mise en scène brille par son inventivité, mais simplement que le film repose sur des personnalités, sur des acteurs, sur des dialogues, bref un bon vaudeville en somme. Vaudeville certes mais de qualité, où humour et drame se mêlent intimement pour donner un résultat particulièrement agréable à l’arrivée. Qui dit thérapie de groupe dit moult personnalités bien intéressantes, des caractères bien trempés assez divers assez bien travaillés, certes fleurant bon la caricature (pas trop poussée néanmoins) mais terriblement efficace à l’arrivée, et les voir devenir tous plus ignobles car poussés à bout est des plus jouissifs. En ce qui concerne le casting justement, car c’est après tout le centre du film, aucune erreur n’est à déplorer, au contraire même. Qui d’autre que Fabrice Luchini pouvait incarner le chef de thérapie imperturbable ? Qui d’autre que François Cluzet pouvait incarner le trouble-fête du groupe ? Qui d’autre que Elza Zilberstein pouvait incarner l’ « aguicheuse » du groupe ? Eh ben oui, tout simplement personne. On pourra regretter que certains personnages ne soient pas assez poussés, que certaines failles ne sont pas assez explorées (comme la mythomanie de l’un et les problèmes d’intestins de l’autre) mais ce ne sont que des détails.
Le film est drôle, très drôle. La première partie du film est de la comédie pure, le discours de bienvenue de Luchini est excellent, comme la plupart de ses dialogues d’ailleurs. Mais si cette première partie est très optimisme et sympathique la deuxième change alors, comme dans la plupart des comédies les personnages s’engueulent, la situation se complique, et pendant que certains personnages voient le bonheur d’autres sont dans le noir le plus total. Ironique, cette seconde partie l’est surtout dans un salut au soleil sur fond de zone industrielle et dans la résolution du problème de Jean (François Cluzet). Ironique, satirique, pessimiste, remplie de paradoxes, La cloche a sonnée n’en reste pas moins une vraie comédie d’où l’on ressort calmé, apaisé, ah ben finalement elle était bien cette thérapie, j'en reprendrais pour un dollard.