a_history_of_violenceAttention, quelques (très légers) spoilers se cachent dans cette critique, si vous ne voulez pas les retrouver lisez simplement la dernière phrase qui vous dira que en gros le film vaut le coup.



A History of violence
marque le retour en grande pompe de David Cronenberg, donnant du même coup l'occasion au talentueux Viggo Mortensen de nous montrer toute l'étendue de son talent. C'est d'ailleurs LA grande révélation du film, à des années-lumières de ses rôles d'amant-tueur, de caporal entraîneur ou de roi du Gondor, il est d'un naturel tout simplement renversant, David Cronenberg l'a d'ailleurs suffisament répété, il a été enchanté de travailler avec quelqu'un d'aussi consciencieux et talentueux que Viggo.
Partant sur une histoire simple (un homme qui a trouvé la paix dans le trou du cul du monde voit sont passé revenir foutre la merde), A history of violence démontre l'engrenage inéluctable de la violence. Car chaques actions violentes des protagonistes est justifiée à l'écran, impossible de leur en vouloir; de se dire qu'ils n'auraient pas du faire ça, qu'il y avait une autre solution. Démonstration de l'inéluctabilité de la présence de la violence en ce bas-monde, A history of violence pousse tout de même l'analyse un peu plus loin que ça, dans la famille notamment, en étudiant avec (un peu de) profondeur les répercussions d'un acte héroïque du père dans la famille. Tout le dilemne du héros partagé entre son "devoir", le fait qu'il ait ni plus ni moins tué deux hommes, et son désir que tout ça ne soit jamaisa arrivée est magnifiquement interprétée par, je l'ai déjà dis mais je le dis encore, un Viggo Mortensen extrêmement talentueux. Le reste du casting n'est pas en reste d'ailleurs, tant Mario Bello que Ed Harris sont d'une justesse époustouflante.
Cronenberg nous avait habitué, dans ses débuts du moins, à du gore à outrance, ici avec un titre pareil il ne pouvait pas y échapper : bousillage de visage à la cafetière, explosage de tête, de cervelle, transpercement de pied, bide explosé, rien ne nous est épargné, et, heureusement, les effets spéciaux sont d'un réalisme parfait.
Film tragique donc, puisqu'ici un homme ne peut pas échapper à sa violente destinée, à qui on pourra repprocher une intrigue un peu trop prévisible (du moins pour la première partie) avec la première fusillade où, on nous la fait pas, Viggo se débrouille un peu trop bien pour être honnête. Mise en scène parfaite, interprétation magistrale, message profond, A history of violence est indéniablement une pure réussite.