The coast guards de Kim Ki-Duk
Sans doute pas le meilleur de son auteur (le niveau est élevé aussi), pas passionant, pas aussi prenant et hypnotisant que peuvent l'être Locataires ou Printemps..., mais un très bon film quand même. J'avoue sans honte que certaines choses me sont légèrement passées au dessus de la tête (la fin notamment). Certaines scènes sont extrêmement touchantes sans trop en faire, arrachant sans difficulté des larmes de mon visage pourtant assez dur à émouvoir.

Public Ennemy
Un film policier d'une efficacité à toute épreuve, où s'alternent les moments très très premiers degrés (le flic qui pleure pour un meurtre sans raison) et les moments plus "légers" (le flic qui bat une bande de cinq voyous à lui tout seul). Malgré le fait qu'il dépasse les deux heures, le temps s'écoule à une vitesse folle, et quand la fin arrive, on ne voudrait que le revoir. Enfin pour finir, ça n'est peut-être qu'un détail, mais tous les combats du film sont extrêmement bien filmés, on comprend absolument tout ce qui se passe à l'écran sans pour autant avoir une mise en scène millimétrée (et pas très agréable) à la matrix.

2009 : lost memories
Un gros blockbuster coréen comme on les aime (pas). Rappelant par moments Shiri (ce qui n'est pas du tout une bonne chose...), il ne nous offre que quelques moments de bravoures, trop rare pour sauver le film. Le film est assez saoûlant par moment pour ses ralentis (pas étonnant qu'il dépasse les 2h...), chaque scène d'action/moment émotion étant au ralentie. La musique, pourtant fort belle, est un poil trop envahissante (surtout à la fin, "non mais c'est bon on a compris que c'est triste, pas besoin d'en rajouter !" ais-je été tenté de crier (mais on m'a dis que ça servait à rien de crier contre un film, alors je me suis retenue). On sourit un peu devant les effets spéciaux pas super crédibles (arf, les hélico en synthèse, quelle poilade), et on prend (un peu) son pied devant les scènes d'action où l'on compte (au moins) un mort à la seconde (j'exagère à peine).

Un long dimanche de fiançaille de Jean-Pierre Jeunet
On a beau critiquer le côté "tout beau tout gentil" de JPJ, il a au moins le mérite de relever le niveau des productions françaises. Nanti d'une base solide (le bouquin de Japrisot) et de moyens considérables (merci les ricains ;) ), il offre à la France un film populaire, un vrai divertissement intelligent, bien foutu, assumant totalement son côté franchouillard. On pourra reprocher à Jeunet d'en faire trop, mais ça serait oublier la mise en scène pour le moins sophistiquée de ses Delicatessen et La cité des enfants perdus. Un long dimanche de fiançaille est peut-être juste un film populaire, mais c'est un bon film populaire, un film que la France peut être fière d'exporter partout dans le monde, plus en tout cas que pour les bronzés, choristes, Brice de Nice et autre astérix & Olbélix : mission Cléôpatre.