27 juillet 2006
Superman return
Après avoir remis batman au goût du jour l'année dernière, Warner
nous offre cette année le retour de Superman. Abandonnant la franchise
X-men, Bryan Singer saute sur l'occasion et prend le projet en main. Le
résultat ? Surprenant, mais pas mauvais.
La première chose à dire sur Superman Returns c'est que ça n'est pas
un film d'action (et ça n'est pas le molasson sauvetage de l'avion au
début qui changera quelque chose). La seconde c'est que le budget ne se
voit pas du tout (mais pas du tout) à l'écran (les FX sont tout juste
passables, les décors n'ont rien d'impressionant (exception faite de
l'île artificielle à la fin qui mérite le coup d'oeil), le casting
rempli d'inconnus (exception de Kevin Spacey évidemment), bref : où
sont passés les 250M$ ? Mystère... Quand je pense que Ridley Scott n'a
eu besoin "que" de 135M$ pour boucler son Kingdom of Heaven (pour un
film plus long bien plus réussie et bien plus crédible (en terme de
décors/FX). Bref, passons. La troisième (et dernière) chose à dire sur
superman returns c'est son absence totale...d'enjeux. Eh oui, des
enjeux il n'y en a point (en plus Superman il réussit toujours tout
donc on sait très bien que l'avion il va pas s'écraser), et le plus
consternant c'est la fin lorsque Superman part sauver la planète, on
comprend absolument que dalle, on ne fait qu'assister à une succession
d'actions sans bien les comprendre (donc sans rien ressentir
évidemment). Je ne parlerais pas du personnage de Luthor, affreusement
interprété par Kevin Spacey en (très) mauvaise forme et des stupidités
l'entourant (la musique qu'il écoute notamment, un méchant n'écoute que
des opéras c'est bien connu).
Après tout ça, il reste un certain
nombre de séquences réussies (la chute de Superman restant la
meilleure) et une certaine émotion parvenant à percer tant bien que mal
à certains moments. Alors, raté ? Non, mais décevant. Mais on peut
toujours se consoler en se disant que au moins, Bryan Singer a fait ici
un blockbuster d'auteur, il a voulu essayer d'autres choses, il a
échoué, mais l'intention était bonne, c'est déjà ça.

