A life of cinema

The wonderful world of a wonderful film buff (with a wonderful accent please)

24 novembre 2006

Le prestige

prestigeChristopher Nolan est décidément un petit plaisantin qui n'aime rien tant que jouer sur les apparences pour manipuler son spectateur. Mais loin de n'être qu'un simple « outil à suspense » pour laisser le spectateur sur son séant, Nolan exploite ces thèmes comme un vrai auteur, il les aborde, les décrit, les ausculte et les manipule (tiens tiens) dans tous les sens pour en tirer le maximum. Dans sa filmographie (ne contenant aucun mauvais film, c'est assez rare pour être signalé) Nolan a abordé ces thèmes à chaque fois sous diverses coutures. Dans The following – le suiveur il s'agissait bien sûr de la manipulation (c'est d'ailleurs ce dernier qui est le plus proche du Prestige), Memento, exercice de style roublard jouait avec l'absence de mémoire à court terme de son héros et où la vérité  se dessinait progressivement devant les yeux du spectateur, Insomnia abordait les apparences (d'une manière assez discrète néanmoins, Nolan s'étant plus concentré sur ses personnages pour le coup) et Batman Begins, où là la manipulation et les apparences sont le coeur même des moyens d'actions du héros masqué.
    Avec The Prestige, Nolan aborde son sujet à fond via cette histoire de deux magiciens s'affrontant dans l'Angleterre (et un bout en Amérique) fin XVIIIe et début XIXe. Petit rappel (présent dans le film d'ailleurs), un sorcier est quelqu'un qui fait de la magie, un magicien est quelqu'un qui prétend faire ce que fait le sorcier. Tout ici n'est donc que manipulation (du spectateur en même temps que des personnages) et d'apparences (c'est de la magie quand même) entre ces deux magiciens (incarnés à la perfection par Christian Bale et Hugh Jackman) qui ne vont cesser de se battre dans l'intention de devenir le meilleur magicien de Londres.
    Ce qui est agaçant avec Christopher Nolan c'est la vitesse et la facilité avec laquelle il jongle avec la narration. Parce-que fait incroyable, tout ici est simplement parfait. Pas bon, ni même très bon voire excellent, mais parfait ! La narration par exemple. Bien évidemment totalement non linéaire (ça commence par la presque fin, puis on a le début et le tout s'en suit de va-et-vient incessant entre passé et présent (on se demande souvent d'ailleurs « quel présent ? »). Mais loin de constituer un point faible du film qui créerait une confusion pas possible dans l'esprit du spectateur et étoufferait dans l'oeuf toute tentative de faire exister un suspense et des personnages (voir Mémoires de nos pères pour le ratage complet à ce niveau), tout cela fait preuve d'une grande fluidité et jamais on (enfin « je ») n'éprouve le moindre ennui ou même interrogation.
    Là pour le coup, The Prestige n'est pas un film qui fait réfléchir (en tout pas pendant le film), tout ici est indiqué, marqué, le spectateur est guidé pas à pas dans son raisonnement et assiste au grand déroulement de l'histoire. Chez certains ça pourrait être un défaut, mais ici c'est tellement bien fait que ça devient un avantage, et ce pour une raison très simple : on (enfin « je ») ne s'ennuie jamais. Mais quand je dis « jamais », ça veut bien dire « jamais » (alors que si je dis que je ne me suis pas ennuyé devant « Ne le dis à personne », ça aura pas du tout la même valeur), et pourtant le film dépasse les 2h. Tout ici est incroyablement dense, le cheminement de l'intrigue et les indices dévoilés progressivement gardent un suspense constant.
    Mais un tel dispositif serait un peu vain s'il ne servait qu'à faire passer un bon moment aux spectateurs. Que faut-il donc pour que le film existe par lui-même ? Des personnages. Et ils ne sont pas laissés pour compte, loin de là même puisque tous leurs rapports et développement sont totalement imbriqués dans l'intrigue. J'ai déjà dis que Christian Bale et Hugh Jackman (les acteurs qui montent, qui montent...) étaient parfait, mais le film compte en outre un bien joli casting puisqu'il compte aussi Michael Caine (déjà présent dans Batman Begins), Scarlett Johansson (mignonne tout plein), Andy Serkis et un autre acteur « surprise » dont le rôle est loin de se limiter à un clin d'oeil (vous verrez de qui je parle en voyant le film).
    Pour le reste tout est aussi parfait. Les décors, la musique, la photo, les FX, les costumes, on est clairement devant un film soigné qui ne fait pas dans l'esbrouffe. Un petit mot encore sur la réalisation de Christopher Nolan, équilibre parfaite entre une classe de l'économie d'effets, un style (très) légèrement documentaire (la caméra bouge tout le temps très légèrement, et c'est loin d'être inutile et/ou gratuit) et une volonté d'éviter la banalité. En un mot comme en cent : parfait !

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Parce-qu'une vie sans cinéma...

...c'est comme un verre d'absinthe sans sucre.

Le concile de Pierre
Bon, outre le fait que je me suis gelé pendant les ¾ du film parce-que le réalisateur passe son temps à nous montrer des gens cracher de la fumée, que le chauffage de la salle ne marchait pas et que j'étais trempé du fait de mes 15 minutes de marche sous une pluie battante (et sans parapluie, ah le con), eh ben j'ai pas super aimé, mais pas que. Le film a pour lui des qualités (des scènes fortes, un refus de la happy-end bateau, une certaine ambition, une bonne ambiance, des partis-pris couillus) et un grand nombre de défauts. Comme d'hab', c'est plus facile de citer les défauts que les qualités (parce-qu'un défaut ça saute aux yeux alors que la qualité est sage). La réalisation d'abord. Eh ben j'ai du mal à croire que c'est le même réal' que Cette femme-là qui est derrière la caméra, parce-que bon... c'est super décevant quand même ces plans symétriques, parce-qu'au final ça les rend chiant (les plans), en fait un bon adjectif pour qualifier la réalisation c'est plat. Ouais, plat ça correspond bien. D'ailleurs y a pas que ça qui est plat dans ce film, les décors sont plats (pas de crasse bien poisseuse, pas de super trucs de la mort qui tue, non, rien que des décors bien foutus mais sans plus), les acteurs sont plats (putain, moi qui avait entendu que Bellucci jouait mieux dans ce film que dans le reste !), la musique est plate (en plus d'être énervante), l'histoire est plate, la neige artificielle est plate (ah mon dieu quelle horreur !). Bref, beaucoup de choses sont plates dans ce film (sauf la poitrine de Bellucci, que le réal' n'a d'ailleurs pas résisté de montrer encore et encore dans une séquence plus Z que Z). C'est dommage parce-que l'introduction du film est vraiment réussie (nerveuse, mystérieuse ce qu'il faut, choc, efficace). Bon en fait je me rend compte que j'ai pas grand chose à dire sur ce film... une critique qui sert à rien en somme.

Prête-moi ta main
Ah ben heureusement que je l'ai vu celui-là, sinon le ciné m'aurait dégoûte pour un petit moment. Je dois dire que ça fait du bien d'avoir une comédie comme ça, et en France en plus (youpiiii !). La grande force de ce film, c'est de ne jamais se reposer sur ses lauriers. Parce-que bon, le réalisateur aurait aussi bien pu se limiter à son concept (un homme se fiance pour éviter de se marier) et de broder autour. Mais en fait non ! C'est bien plus et c'est ça qui est bon, les bonnes idées fourmillent, les acteurs illuminent l'écran, l'histoire est sans cesse surprenante, on ne s'ennuie jamais, c'est drôle, inventif, FRAIS ! Allez, arrêtez de lire mes critiques inutiles et courez allez le voir ! Et que ça saute !

Ne le dis à personne
Eh bé il est en forme le ciné français en ce moment, parce-qu'avec ce film je tiens assurément LA meilleure surprise de l'année. Le film que j'attendais pas du tout (mais alors pas du tout, c'est à peine si je savais qu'il existait) se révèle finalement être... super. Bon ok l'autre là il nous sort plein de choses super positives sur le film pour au final dire qu'il est... super, ça fait un peu pétard mouillé je trouve (pas ma faute il pleut), mais j'ai pas envie de trop m'enthousiasmer dessus (c'est dur !) pour pas que vous en attendiez trop et que vous soyez déçus (quelle âme généreuse je fais). Pour résumer (parce-que les bons films se passent quand même de mots) : c'est bien filmé, bien écrit, super bien joué (quel casting les amis, quel casting !), bien rythmé sauf à la révélation finale un peu longuette (certains disent que tout le film est trop lent, je le vois plus comme une invitation à la contemplation, ce que vient confirmer une séquence un peu surréaliste, narrativement totalement inutile, où Canet trippe sur un voyage en voiture en ville sur fond de musique (présente dans Collateral d'ailleurs, on sent les influences)). Le côté thriller est sans doute le moins poussé du film, Canet ayant décidé avant tout de mettre en avant l'histoire d'amour, et il a diablement bien fait. Bref, un film très très bon, et surtout frais, novateur, loin de tous ces thrillers « à l'ancienne » revenus à la mode ces derniers temps (Marchal, Boukhrief, Siri & co).

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Babel

babelJ'avais beaucoup aimé Amours Chiennes et 21 grammes, et voyant la bande-annonce super alléchante, inutile de dire que je l'attendais de pied ferme celui-là. Enfin de pied ferme... c'est vite dit mais j'en attendait quelque chose quoi. Plus que ce à quoi j'ai eu droit en tout cas. Bon, soyons tout de suite clair, je ne suis pas de ces personnes qui se disent que Babel c'est nul vu que la narration est plus linéaire que celle de 21 grammes ou d'Amour chiennes (bon d'accord j'en connais aucun qui dit ça mais c'est pour me sentir moins seul en faisant cette remarque), au contraire même, j'étais plutôt content qu'Iñaritu ait décidé de se calmer un peu à ce niveau, histoire de voir un peu ce qu'il avait dans le ventre avec un film plus « simple » (tout est relatif...), surtout quand on se souvient que le scénariste d'Iñaritu avait tenté le coup de la narration chamboulée pour la première partie de Trois enterrements de Tommy Lee Jones, et que pour le coup ça s'était avéré un peu vain. Vous me direz qu'on s'en fout et vous aurez pas tort, rentrons donc dans le sujet. Babel c'est un film ambitieux, très ambitieux même, puisqu'il s'agit de lier trois histoires se passant sur trois continents différents, en gardant les mêmes thèmes mais avec des personnages et des cultures différentes. Chaud. De ce fait le film souffre d'un défaut (prévisible) : quand on a trois histoires devant les yeux, on finit par en préférer une (ou deux) et à s'impatienter pour la troisième. Vous me direz que tous les films chorals fonctionnent sur ce principe, ce à vous n'aurez pas tort ! Seulement dans un film choral (Short Cuts au hasard) tout est lié, chaque histoire proposant un même schéma narratif, de sorte qu'en changeant d'histoire on garde la tension. Ici point du tout. Les histoires ont des narrations totalement différentes les unes des autres, et le film va même jusqu'à se saborder lui-même, en changeant d'histoire juste avant un moment fort (ou un truc qui nous intéresse) pour y revenir après... quand on en a plus rien à foutre (c'est l'effet Lost quoi). Bigre ! D'ailleurs les trois histoires sont très inégales, et en ça Iñaritu a fait une grosse erreur. Il a voulu raconter trois histoires différentes, dont une plus intimiste que les autres (Maroc), ce qui fait que toute seule on aurait pu s'intéresser à cette histoire de couple prenant des vacances loin de tout, mais entre deux histoires aussi nerveuses que le Japon et le Mexique, ça fait quand même tache. Iñaritu pèche donc par excès d'ambition, et si on peut lui pardonner ça (après tout il a voulu essayer quelque chose), on lui pardonne beaucoup plus difficilement un certains bâclage... A se demander s'il avait assez de temps pour le montage, tant on a l'impression pour moment qu'il a juste monté ses images sans aucun souci de rythme en priant son compositeur d'arranger tout ça (chose qu'il n'a pas fait vu qu'il s'est amusé à les rendre encore plus lentes). Bref, c'est pas bon. Mais à part ça le film a un certains nombre de qualités indéniables. Mis à part la mise en scène caméra à l'épaule (efficace mais qui ne surprend plus personne aujourd'hui), le film compte un certains nombre de moments forts (le moment où le petit garçon prend le fusil pour défendre son frangin est déchirant) et de bonnes idées (les brusques irruption du silence dans la boîte de nuit, parti-pris audacieux pour nous mettre dans la tête d'une sourde-muette même si Iñaritu n'a pas résisté aux effets modes dans cette séquence). Ah ! J'oublie un défaut majeur du film : son côté artificiel. Ben oui quoi, il est bien gentil Iñaritu de nous balancer un film sur la compréhension, qu'il faut écouter, bla bla bla, mais quand TOUT le film est basé sur ça, ça devient sacrément lourd et très énervant (mais quand est-ce que ça finit nom de diou !). Bon, je vais m'arrêter là parce-que je pense avoir dit suffisamment de choses dessus, et puis pour faire comme tout le monde : au fond, Babel c'est l'histoire de l'amour de la chasse d'un japonais qui provoque l'expulsion d'une mexicaine vivant aux Etats-Unis...

Posté par dubob à 15:40 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 novembre 2006

Mémoires de nos pères (Flags of our fathers) de Clint Eastwood - USA/2006

flags_of_our_fathersEntrons directement dans le vif : j'ai détesté ce film. Passé outre l'exercice de style de faire deux films pour montrer les deux points de vues différents d'un seul évènement (une première pour le film de guerre), Flags of our fathers est avant tout une réflexion sur l'imagerie et la propagande en temps de guerre. Là déjà, deux problèmes. D'abord, passé la première demie-heure dans laquelle les références "subtiles" (je mets entre guillemets parce-que faut quand même pas être con pour les voir) à la propagande et l'imagerie défilent de manière sympathique (à ce moment on est plutôt confiant dans le film), on ne nous sert plus par la suite que l'histoire promo de trois soldats supposés être sur la photo du drapeau. Et ensuite, le propos n'est pas nouveau du tout et sent sérieusement le faisandé ! Ben oui quoi, les images, le faux, le mensonge public, tout ça, c'est quand même pas Eastwood qui l'a inventé ! D'autant que la réflexion bascule progressivement pendant le film sur "qu'est-ce qu'un héros", réflexion en soit intéressante, surtout vu le passif du réal' comme acteur (Eastwood est une imagerie de héros à lui tout seul), mais quand on nous sert que en fait les héros c'est tout le monde, et qu'un héros n'aime jamais être appelé comme tel, ben on commence à se demander si Eastwood nous prend pas un peu pour des mongols... (non parce-que Cronenberg (oui oui) avait introduit cette réflexion d'une manière infiniment plus subtile dans son A history of violence).
Bon je suis méchant sur la réflexion, mais enlevé ça, qu'est-ce qui lui reste au film ? Eh ben pas grand chose j'en ai peur ! Narrativement le film est une horreur. On passe de moments infernals qui jonglent entre grande batailles et fanfare si bien qu'on ne sait plus où donner de la tête (personnellement mon déjeuner commençait à remonter...) à une fin qui dure des plombes (avec la même petite musique au piano insupportable tout le long). Les combats (parce-qu'il y en a) semblent être décalqués sur ceux de Saving Private Ryan (la comparaison est inévitable...), la maîtrise en moins (là c'est juste illisible et gerbant, évidemment y en a qui vont me sortir que la guerre c'est illisible et gerbant...), la photo pareil (les expérimentations visuelles de Kaminski en moins), la musique affreuse, les sfx bien foutus mais trop voyants (ok ça c'est le budget), seul le casting reste sympa et sans grosse faute (et ça fait plaisir de revoir Robert Patrick, dans un petit rôle certes, mais quand même).
Autre défaut agaçant : le film est tellement classique que l'on peut deviner en permanence ce qui va suivre (au mort près), ce qui est, vous en conviendrez, plutôt gênant pour un film qui par moments veut retranscrire un chaos...
Au final le film a pour lui une réflexion pas totalement dénuée d'intérêts (l'imagerie du début, les familles et leur héros) mais souffre de trop nombreux défauts et surtout d'une maladresse trop grande pour rester dans les mémoires (sans jeu de mot faisandé). Déception donc.

Posté par dubob à 19:07 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 novembre 2006

En vrac

feastFeast de John Gulager - USA/2005
Marchant sur les traces de Une nuit en enfer (même principe, même ambitions, le tout remis au goût du jour), Feast s'impose sans problème comme l'une des séries B les plus jouissives du moment. Tout est fait ici pour le fun et pour le rythme, de la façon de présenter les personnages jusqu'à la toute toute fin, c'est du bon et c'est du gore. Visuellement sympathique, le film navigue entre la comédie et l'horreur, et en cela s'avère le parfait petit film du samedi soir. Bref, à voir.




Crank
de Mark Neveldine et Brian Tayler - USA/2006
crank

Synopsis (une fois n'est pas coutume parce-qu'il vaut le coup d'oeil) :
Un tueur se voit inoculé un virus qui le tuera à moins qu'il ne maintienne son taux d'adrénaline élevé. Pour ce faire il fera n'importe quoi, même les plus grotesques.

J'attendais beaucoup ou en tout cas pas mal de ce film, prototype même du film au pitch barré et assumant sa connerie à 200%. Eh bien au final, même si le film a pour lui beaucoup de qualités, je ne peux m'empêcher d'être déçus. Déçus parce-que le film s'avère bien moins pêchus et rythmé que son pitch le laissait présager et qu'au final il est (trop) classique (enfin ça reste "à part" mais c'est plus classique que ce que j'en attendais). Néanmoins on s'amuse bien (enfin JE me suis bien amusé) et les séquences folles (parce-que malgré ma déception j'ai quand même bien aimé le film) s'enchaînent devant nos yeux ébahis. Bon, j'en fais un peu trop mais ça vaut quand même le coup d'oeil. Pour vous donner une idée du film j'ai eu l'impression de regarder un gros film amateur (le choix de la bande-son y est pour beaucoup) avec de gros moyens (ce qui n'est pas péjoratifs, c'est juste pour le style). Enfin bref, Crank c'est quand même sympa, et après tout c'est tout ce qu'on lui demande.

Le Mans de Lee H. Katzin - USA/1971bscap0004
Le Mans c'est un peu le film de course ultime, ultime dans le sens qu'il se focalise avant tout sur la course et la mentalité du pilote (Steve Mc Queen impec'), sans rajouter de petite histoire inutile autour (bon on a bien une romance mais elle se fait discrète et s'intègre parfaitement au récit et surtout à la course). Ce qui étonne dans ce film c'est qu'il navigue entre deux styles un peu extrêmes, d'un côté un style totalement réaliste, sans fioriture (les dialogues dans ce film sont, sans être rare, très minoritaires dans la narration) et de l'autre une stylisation extrême (ralentis à gogo, montage poussé, bande-son ultra-travaillée), les deux se mariant parfaitement pour au final nous placer réellement au coeur de la course. Les séquences fortes se multiplient (rah ce départ, quelle tension !) et le film n'a pas pris une ride (enfin sauf dans sa musique mais étant absente lors des courses ça pose aucun problème), surtout dans ses scènes de crash d'une violence et d'une intensité rare (on apprend au générique le "sacrifice" du pilote David Piper, après vérification il s'avère qu'il a perdu une jambe lors d'une cascade). La reconstitution des 24h est magistrale et on ne doute jamais de la véracité de la course (un peu comme dans Michel Vaillant en fait qui lui a emprunté beaucoup d'ailleurs). Enfin bref, la référence du genre.

Posté par dubob à 10:30 - Mini-critique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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