A life of cinema

The wonderful world of a wonderful film buff (with a wonderful accent please)

29 janvier 2007

Fait froid, fait malade, fait pas neige, fait ch*er...

...voilà pour résumer le fond de ma pensée en ces temps de grands froids (affreux, horrible) qui non seulement se prive de neige (ouh l'arnaque !)  mais en plus se paie le luxe de me rendre malade (pour de vrai hein, pas mentalement du genre "ça me rend malade cette croute" ou...ou je sais pas quoi d'autre en fait), ce qui a pour effet positif de me laisser une après-midi supplémentaire sans rien faire (enfin si, mes devoirs, parce-qu'on est sérieux chez moi, et pour montrer qu'on est pas des branleurs, quand on est malade, on bosse). Vient enfin le moment où les devoirs finis, on se demande quoi faire...on regarde l'épisode 2x10 de Carnivale (aka La caravane de l'étrange en français, je préfère le titre original, me demandez pas pourquoi...), on se dit que la fin du monde (enfin non de Carnivale, mais c'est pareil) est proche, que la frustration nous guette, et avant de bousiller ses cordes vocales (car fatalement, le visionnage/visionnement de la fin de la saison 2 ne pourra que me pousser à hurler à la mort, vu que ces ######## de public n'ont pas accrochés à cette série über-géniale (j'ai mis un mot allemand, c'est ma bonne action pour pas y être allé) et qu'ils ont provoqués l'arrêt de cette super méga géniale série (en même temps je leur pardonne, c'est une série subtile et intelligente qui nous prend pas pour des cons)), j'ai pensé qu'un petit peu d'écriture bloguiniche (quoi il est pas beau mon mot ?) ne pourrait que me faire le plus grand  bien.

Apocalypto
de Mel Gibson
Mel "l'illuminé" Gibson. Voilà, ça c'est dit, et ça sera bien la seule stupidité que je m'autoriserai lors de cette critique (enfin "avis" plutôt). Parce-que mettons les choses au point : l'ami Mel, s'il avait pas fait sa passion christique, qui c'est qui en aurait eu quelque chose à fo*tre que son film soit violent ou pas ? Parce-qu'au fond, Apocalypto n'a absolument rien de bien choquant...voire rien du tout ! (enfin si, moralement, mais rien qui dépasse le quota habituel inhérent à tout film d'aventure qui se respecte) La séquence des sacrifices humains par exemple...rien d'affreux, pas de chair découpée, pas de gros plan sur une main explorant l'intérieur du corps humain, juste des hors-champ et une maîtrise absolue de la suggestion. Bref, l'ami Mel, il aurait pas fait son précédent film que personne aurait crié au scandale (voire pire, au nanar, merci télé"je descend des films pour le plaisir de les descendre et pour faire intello"rama).
    Car ce qu'est Apocalypto, au fond, c'est un p*tain de grand film d'aventure ! Une réinvention assomante d'un genre hyper-balisé, et ce juste sous le nez des producteurs hollywoodien, et pour trois fois moins cher que ça leur aurait pris à eux.
    Une chose est sûre, Mel Gibson a le sens du risque. Que ce soit la décision de tourner le film en yucatan (ça a même pour avantage qu'aucun doublage ne sera fait ;) ) ou la présentation du village. C'est simple : j'aurais lu ça quelque part, j'aurais jeté le tout à la poubelle tellement ça transpire le cliché et la stupidité. Et pourtant... (soupir) et pourtant ça marche, et plus encore ! Les mésaventures du gars stérile sont affolantes de stupidité, mais par une étrange alchimie, tout fonctionne (fort le Mel). Gibson réussit donc le tour de force de nous faire oublier presque toute violence avec ce prologue, alors même que l'on connaît tous l'histoire (les résumés et la bande-annonce allant jusqu'à la fin...).apocalypto
    Ce qui frappe lors de cette première partie, c'est la maîtrise absolue qu'a Mel. Parfaite représentation de l'espace (en gros on visualise très bien où est quoi, ce qui est loin d'être inutile au niveau de l'immersion), parfaite gestion du suspense (ah ce rêve prémonitoire, quelle force !), parfait dosage entre présentation des personnages et avancement de l'intrigue, parfaite gestion du temps, bref, c'est génial.
    Et c'est génial là, et ça sera génial par la suite, et ça le restera jusqu'à la fin. Enfin presque, parce-que l'ellipse finale, je m'en serais bien passé (dans le genre je détruit du suspense et de la tension dans l'oeuf, on fait pas mieux). Mais à part ça, je ne pourrais que qualifier ce film de...génial.
    Outre ses hallucinantes séquences de poursuites (que de suspense mes amis !), ce qui fait la puissance de ce film ce sont des multitudes de petits détails, rendant le monde un peu plus impitoyable qu'il ne l'était déjà. Des petits trucs vraiment très cons, mais totalement innatendus et surtout terriblement impitoyables (j'aime bien ce mot). Je sais que ça peut paraître ne rien vouloir dire comme ça, mais je vous assure que ce sont des petits trucs qui font la différences (c'est un peu ce qui fait la différence entre un Le couperet remplie de petits détails "périphériques" et un 36 quai des orfèvres qui reste désespérément concentré à 200% sur son sujet sans pour autant avoir la profondeur suffisante pour ce faire).
    Donc pour résumer : avec Apocalypto, Mel Gibson a réinventé le film d'aventure, voilà qui est dit.

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14 janvier 2007

Preview 2007

tmnt_poster- 2006, année du vice, 2007, année qui pète, avec en premier lieu le retour du film « barbare », dont le représentant le plus connu est à ce jour Conan, le barbare donc, de John Millius et avec Arnold Schwarzeneger. Deux films barbares cette année, avec d'abord Les 300 de Zack Snyder, réalisateur du sympathique remake de l'armée des morts, et d'après un comic-book de Frank Miller – l'homme derrière Sin City. Le film narre l'affrontement entre 300 guerriers spartiates surentraînés et des centaines de milliers de soldats perses tous vilains pas beau. Autre film barbare : Pathfinder – le sang du guerrier, remake d'un film danois qui prend place au sein des vikings. Fait extrêmement rare : le premier montage du film a été jugé « pas assez violent » par les producteurs, le film est donc remonté en ce moment-même. Du charcutage à l'envers en somme. Le réalisateur est un habitué des remakes puisqu'on lui doit, outre une médiocre adaptation de Frankeistein pour la télé américaine, le plus que sympathique remake de Massacre à la tronçonneuse sorti en France en 2003.  - En parlant de Massacre à la tronçonneuse, la préquelle du remake intitulé sobrement « the chain saw massacre : the beginning » sortira bientôt sur nos écrans, et toutes les critiques en disent le plus grand bien. Il y aurait la cultissime scène du repas de l'original, absente du remake.
Autre film qui va saigner, la suite de La colline a des yeux, les producteurs ne chôment pas. La colline a des yeux 2 pourrait bien être à La colline a des yeux 1 ce que Aliens fut à Alien, à savoir une suite plus bourrine et plus jouissive, ce que son pitch aux relants de Dog Soldier laisse présager, puisqu'il s'agit d'une escouade de soldats trouvant leur base vide. S'en suivront monstres, massacres et hurlement, on en bave d'avance. -
Le gros blockbuster qui défouraille bien sera aussi à l'honneur, avec notamment la séquelle de Die Hard, le quatrième opus, intitulé aux Etats-Unis « live free or die hard ». Si il est évident que le film remplira son cota de destruction massive, on doute un peu pour la fidélité aux trois premiers films, tant ici on a l'impression de voir la bande-annonce de bad boys 3. Le passé du réalisateur fait aussi très peur, puisqu'il s'agit de Len Wiseman, réalisateur des deux infâmes navets que représentent Underworld et sa suite. Mais la grosse attente pour les fan de bourrinage en tout genre provient de la deuxième association entre Steven Spielberg  - producteur pour l'occasion – et Michael Bay. Michael Bay, grand traumatisé qui dans son enfance s'amusait à enflammer ses trains électriques qu'il faisait passer dans sa maison, tout en les filmant avec sa caméra super-8. Ses parents lui ont confisqués sa boîte d'allumettes mais pas sa caméra, résultats : bad boys 1 et 2, the rock, armageddon, pearl harbor et récemment the island. L'homme n'est pas un habitué de la finesse, et ça n'est pas avec son nouveau film, The transformers, adapté d'une gamme de jouets où des camions se transforment en robots géants, qu'il nous prouvera le contraire. - On est impatient aussi de voir L'ennemi intime, quatrième film de Florent Emilio Siri, qui après Otage est retourné en France pour confectionner un film sur la guerre d'Algérie, avec Benoît Magimel en tête d'affiche. -
Les valeurs sûres sont aussi à l'honneur cette année, en la présence de David Lynch avec Inland Empire et David Fincher qui nous annonce son chef d'oeuvre avec Zodiac.
2007 sera aussi l'année du nouveau Pixar, avec Ratatouille, histoire d'un rat vivant à Paris et fatalement amoureux de la bonne cuisine. -
Dans le genre des déclinaisons ou suites qu'on n'attendait pas ou plus, citons Hannibal Young de Peter Webber, réalisateur du remarqué « la jeune fille à la perle » avec Gaspard Ulliel dans le rôle-titre, Evan tout puissant, fausse suite de Bruce tout puissant, et 28 weeks later, suite de 28 days later de Danny Boyle. -
Danny Boyle qui en profite pour nous signer un nouveau film avec « sunshine », histoire d'une mission spatiale dont la mission est de « rallumer » le soleil. Clint Eastwood clôturera son dyptique sur la guerre du pacifique avec Lettres d'Iwo Jima, du côté japonais cette fois. -
George Romero fait son cinquième volet des aventures zombiesques de sa saga cultissime, avec Diary of the dead, Rob Zombie, réalisateur des remarqués La maison des mille morts et The devil's reject – prochainement en DVD- remake en ce moment le premier opus de Halloween de John Carpenter, et enfin Kevin Munroe pourrait bien créer la surprise avec Tortues Ninja, dont les premières images sont plus que prometteuses. -
Citons aussi Grind's House, film hommage au cinéma d'horreur des années 70, divisé en deux segments, l'un réalisé par Tarantino, l'autre par son frère d'arme Robert Rodriguez, et l'adaptation des Simpsons en film, prévu pour le 27 juillet 2007. - Après avoir signé la mort dans la peau, Paul Greengrass, réalisateur des très remarqués Bloody Sunday et vol 93 réalisera le troisième volet des aventures de Jason Bourne, The bourne Ultimatum (le titre français sera peut-être « la vengeance dans la peau » mais prudence). -
Du côté asiatique, vu la vitesse à laquelle nous arrivent les films, peu de choses à dire, la plupart des films de 2007 nous arriveront probablement vers 2009, citons donc le dernier film de Zhang Yimou qui a une chance de sortir dans nos contrés cette année, réalisateur des très beau Hero et Le secret des poignards volants. Son dernier film s'intitule The cursed of the golden flowers ("La cité interdite" de par chez nous) et il proposerait – notez le subjonctif – des scènes de batailles écrasant en terme de gens impliqués les batailles de Hero. -
Et puis, dans un avenir plus proche, citons le serpent, polar français des plus stressant d'après les premiers échos, et Apocalypto de Mel Gibson, dont sa passion du christ avait déchaîné les foules. Apocalypto prend place dans la civilisation maya, nous narrant l'histoire d'un homme désigné pour être sacrifié et qui se rebellera contre le système. Hémoglobine garantie. Citons aussi Jacquou le croquant de Laurent Boutonnat, si ce nom ne vous dit rien sachez que c'est le clippeur de Mylène Farmer, soit des productions immenses à chaque fois pour des films dépassant allègrement la durée des chansons qu'ils illustrent. Molière nous parlera d'une partie inconnue – donc fictive – du célèbre écrivain, La môme d'Olivier Dahan nous parlera de la vie d'Edith Piaf, Marion Cotillard dans le rôle titre, L'île au trésor d'Alain Berberian avec Gérard Jugnot est une ènième adaptation du bouquin de Stevenson, Truands de Frédéric Schoenderffer avec Benoît Magimel et Oliver Marchal, polar sec et brutal sur le monde impitoyable de la mafia affichant fièrement son interdiction aux moins de 16 ans, et puis enfin Pars vite et reviens tard de Régis Warnier, dont les premiers échos sont plus que positifs. -
Malgré tout et pour ceux qui se demandent si 2007 serait une année parfaite, elle sera aussi l'année de sortie de taxi 4, resident evil 3 (rebaptisé resident evil : exctinction) , Big Dad wolf et Saw 4, dont d'ailleurs Darren Lynn Bouseman a « démissionné » si l'on puit dire, et dont la réalisation sera confiée à David Hackl, un obscure réalisateur de téléfilm dont même M6 n'a pas osée acheter les droits, pour vous dire à quel point le film sent le chef d'oeuvre...

Mais malgré ces quelques désagréables objets filmiques abominables, l'année 2007 sera longue et pleine de surprise, donc rendez-vous dans les salles obscures et n'oubliez pas : 2007, année qui pète !

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Bilan 2006

paprika- Le réveillon est passé, la nouvelle année est arrivée, mais avant de nous attaquer à l'année 2007, je propose que nous fassions un bilan de l'année 2006, une année plutôt exceptionnelle s'il en est, avec notamment un début et une fin d'année extrêmement chargés. Cette réussite a une explication : 2006 a été une année d'auteurs, c'est-à-dire que toute une flopée de cinéastes ont pu avoir les budgets et les moyens nécessaires pour faire LEURS films, et quand je dis LEURS films c'est LEURS films, y compris en ce qui concerne le choix des fins, qui d'ailleurs étaient particulièrement noires cette année.
- Bref, c'est grâce à de gros moyens et une liberté quasi totale que Guillermo del Toro a pu faire son Labyrinthe de Pan en Espagne pour 15M€, Bong Jong-Ho son The Host à la tête du plus gros budget de toute l'histoire du pays au matin calme, Paul Verhoeven son Black Book dans ses Pays Bas natals, Alfonso Cuaron ses Fils de l'homme en Angleterre, et Arronofsky son The fountain dans les circuits indépendants des grosses firmes hollywoodiennes.
- Bref, une année exceptionnelle pour tout le monde, y compris pour le cinéma français qui nous a servi des perles comme 13 tzameti, oss 117 ou encore Ne le dis à personne. Outre cette réussite artistique, c'est aussi une grande réussite commerciale puisqu'en terme de pourcentages d'entrées, le cinéma français a battu, de peu certes mais battu quand même, le cinéma américain, ne laissant ainsi qu'une toute petite part aux films ni américains, ni français. De tous, seul Volver d'Almodovar a réussi a tirer son épingle du jeu en franchissant le million d'entrée, les autres films s'étant contenté de simple succès d'estime, comme ce fut le cas pour les deux polars italiens brut à souhait que sont Romanzo Criminal et Arrivederci Amore Cio, ainsi que la grosse surprise A bittersweet life, qui a redonné confiance à tous les amateurs de cinéma coréen après la très fade année 2004.
- Outre ces films, sont arrivés de nul part de pures réussites, à l'image du Prestige de Christopher Nolan, dont on pensait qu'il ne serait qu'une pause entre les deux batman, alors qu'il s'avère être son meilleur film. Dans la même catégorie des auteurs anglophones qui montent, citons le fort sympathique Jarhead de Sam Mendes ou le percutant Lord of War d'Andrew Niccol. Saluons aussi les éclatantes réussites de Spielberg avec Munich ;  et de Terrence Malick avec Le nouveau monde.
- Mais qui dit année d'auteur, dit année difficile pour les blockbusters, ne serait-ce qu'en terme de recette, puisque tous ou presque ont eu de grosses difficultés. Ainsi Mission impossible 3, pas déplaisant au demeurant, affichait des scores très faibles pour un film budgété à 150M$ avec Tom Cruise en tête d'affiche, Poséidon fut le naufrage de l'année, idem pour Miami Vice dont les dépassements de budget ont tout de même atteint les 200M$, quand on voit le résultat à l'écran on se demande vraiment où ils ont pu passer... dans les narines de Colin Farrel diront certains, no comment.  Mais entre tous ces échecs, un seul & réussi à devenir un vrai gros succès : Pirates de caraïbes deuxième du nom, dont les hallucinants résultats au box office n'ont d'égals que la pauvreté artistique du film, sorte de grosse attraction sur-rythmée et sur-effet-spécialisée qui finit par provoquer la nausée plutôt que le réjouissement.
- Je n'oublie pas le sublimissime Duelist, perle sud-coréenne nous narrant une histoire d'amour entre une policière et un bandit, histoire d'amour évoluant de manière totalement muette, pendant les hallucinantes scènes de combat entre eux deux, scènes filmées par ailleurs comme une danse.
- Enfin pour finir, les étonnantes réussites de La colline a des yeux, Hostel, V for Vendetta et Inside Man, soit quatre films extrêmement osés et qui ont créés la surprise un peu partout dans le monde.
2006 fut aussi une année de deuil, puisque Philippe Noiret et Robert Altman y ont tous deux trouvés la mort. Coup de chapeau pour The last show, son dernier film, une vraie réussite. Altman est parti en beauté, c'est déjà ça.

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Hop hop hop, c'est la nouvelle année

Oui bon je sais, moi quand je fête la nouvelle année c'est toujours avec du retard (et non, le fait que je me suis fait l'intégrale de south park à la suite n'a rien à voir avec ça, merci).

casino_royaleCasino Royale
Ah ben je l'attendais de pied ferme celui-là, et tellement de pied ferme qu'il m'était totalement impossible pour moi de penser un seul instant que je puisse être déçu, tellement sûr que j'étais que le film remplirait son contrat de divertissement et de renouveau de la série. Eh ben pour le coup, je dis non (à la transpiration, narta !), non parce-que mis à part une sympathique partie de poker (au demeurant totalement prévisible et entrecoupés de petits passages "explicatifs" qui semblent avoir été greffés là par les producteurs), on n'a pas grand chose à se mettre sous la dent. Rien, de l'intro qui ressemble à une parodie des vieux films d'espionnage ("boum t'es mort", oh la la !), les scènes d'action paradoxalement pas assez présentes et trop n'importe quoi, filmées avec les pieds et mis en musique par un jeune stagiaire (aucun élan, aucun souffle, rien, que dalle, nada !), une histoire d'amour dont on se fout complètement, un rythme affreusement plat pour un film qui nous promettait le contraire, et surtout une prévisibilité totale dans le déroulement du scénario ("ah ton avis gros con de spectateur, qui c'est qui va mourir ? et qui c'est le méchant traître ? ah oui, c'est bien, t'auras un bon point").
En deux mots : mou et prévisible.

Red Road
"c'est bien réaliste, on y croit, maintenant il est temps de développer le scénario". Voilà la réflexion que je me suis faite à environ 20 minutes de film, c'est-à-dire quand j'étais encore confiant en ce film, que j'imaginais qu'il allait m'emmener vers des terres inconnues, repousser les limites d'une certaine expérimentation visuelle et narrative, me perdre, me broyer pour finalement me rendre la dépouille d'un autre moi avec un esprit neuf (ah, on me fait signe que je viens de décrire mon sentiment devant Time and Tide), eh ben en fait non ! Je sais pas si c'est parce-que j'étais sur les nerfs parce-que j'avais pas beaucoup dormi et que j'avais bu un peu trop de café, parce-que j'étais assis juste à côté (mais vraiment juste juste, sans même une aire de sécurité) d'un couple de deux vieux connards qui n'arrêtaient pas de parler ("c'est quelle ville ça ?" "ça existe en France ?" "c'est quoi le film d'animation à l'entrée ?" "on mange quoi ce soir ?" ET TA SOEUR CONNARD!!!!!), ou simplement que le film était nul, mais je l'ai vraiment haïs et jamais l'envie de partir d'une salle ne fut aussi grande. Parce-que outre le fait que ça soit affreusement filmé (estampillé 100% gros plan/longue focale/caméra à l'épaule), c'est monstrueusement chiant, dénué d'intérêt, et incroyablement classique.
Parce-que c'est vrai qu'à la fin, la tentation de dire "bon ben y avait finalement des trucs bien" était grande, mais non, je ne céderais pas ! Et ce pour la simple et bonne raison que les "trucs bien" sont les trucs classiques. Pour le reste on regarde les tribulations d'une femme ("ouh la la elle a souffert, ouh la la elle a pas une vie facile") qui voit son amant (qui est marié), va à un mariage, va dans des bars, va à une fête, et manigance tous pleins de trucs. En un mot : génial.

mon_meilleur_amiMon meilleur ami
Allez, pour palier à la nullité des deux films de dessus, voici une la bien bonne surprise que nous a offert Patrice Leconte pour les fêtes de fin d'année. J'ai pas grand chose à dire dessus en fait...peut-être juste qu'il est bien, sympathique, agréable, sincère, plus profond qu'on ne le croit, moraliste sans en avoir (trop) l'air, bien foutu, bien interprété (Dany Boon fait du Dany Boon et ne prétend pas à autre chose, cf Joyeux Noël). Juste un petit mot sur les zooms pubeux un rien fatiguant pour les yeux (ça passera mieux sur le petit écran), mais c'est vraiment tout hein. Allez, allez le voir, c'est la promesse de passer un bon moment (et après un démarrage timide, le film marche bien grâce à un bon bouche à oreille, allez hop !).

Happy Feethappy_feet
Le premier qui me sort que Happy Feet c'est rien qu'un film d'animation pour gosses mal dégrossis je lui en fous une ! Parce-que non, Happy Feet c'est quand même super génial (de la mort qui tue, eh oui), c'est fun, rythmé, ça bouge, ça remue, ça secoue, on rigole, on pleure, on a envie de pisser, on est éblouie par la qualité graphique (de la vraie neige ! des vrais duvets de manchots !), les scènes d'"action" sont faramineuses, la réalisation parfaite, la morale "c'est bien d'être différent" parfaitement lettre-à-la-posté, le final des plus surprenant, l'ennuie absent,... bref, autant d'arguments qui font de Happy Feet une vraie réussite. Et si ça vous suffit pas, sachez que c'est qaund même George "je m'éclate dans tous les sens avec ma trilogie Mad Max" Miller qui l'a réalisé. Après si vous ètes toujours pas convaincu...je peux rien pour vous.

snake_son_a_planeDes serpents dans l'avion
On nous promessait un nanar assumé, de la connerie en barre, des punchline plus stupides les une que les autres, du sang, du sexe, des morts...eh ben on a un peu ça, mais le reste c'est du film totalement classique (du genre qui passe sur M6 les dimanche après-midi, en mieux quand même). En fait il n'y a véritablement qu'une (petite) demie-heure qui répond à ces attentes-là, pour le reste c'est une intro et une deuxième partie totalement classique. Reste un film hautement sympathique mais qui n'a pas répondu aux attentes qu'il a créé. Dommage...

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