A life of cinema

The wonderful world of a wonderful film buff (with a wonderful accent please)

06 novembre 2005

Oliver Twist

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Après son pianiste et ses tonnes de récompenses, Polanski s'attaque à Oliver Twist, grande oeuvre de la littérature anglaise. Un film avec des enfants, pathé, une affiche très moche, y a pas à dire rien de l'extérieur ne nous laissait présager un film d'une telle noirceur. Oliver Twist est donc un film noir, très noir. Là où son Pianiste nous laissait bouche bée devant tant d'atrocités (même après la déferlante de La liste de Schindler), Oliver Twist nous énerve au plus haut point, et c'est pas l'envie de venir défoncer la tête aux grands méchants qui nous manque. D'ailleurs point de gentillesse ici, le film ne lésine sur rien. Faim des enfants, pauvreté extrême, c'est aussi et avant tout une ode au respect et à la tolérance. Si Oliver Twist n'avait pas pu rencontrer Brownlow qui a su faire confiance au jeune Oliver, il aurait probablement finit comme voleur. Fable, saga chevaleresque, parcours initiatique, Oliver Twist peut tant passer pour un "simple" film pour gosses, il possède une plus grande profondeur. Certes on pourrait comparer le principe du film ("traitez bien les enfants où ils deviendront des voyous") à celui des Choristes, mais Roman Polanski fait preuve de beaucoup plus de maîtrise que ce tâcheron de Barratier. Sa mise en scène n'est peut-être pas transcendante, mais elle est suffisament efficace pour nous faire rentrer dans l'histoire et laisser les personnages s'exprimer. En ce sens, le film pourraît être qualifier de classique, même si ça n'est pas tout à fait vrai. Comment parler de Oliver Twist sans parler des décors ? Utilisant avec parcimonie les CGI, les énormes décors de Londres laissent pantois tant ils sont impressionants, de même que le nombre de figurants (en costume évidemment) remplissant l'écran. Alors certes quelques plans n'échappent pas aux CGI (à ce propos le dernier plan du film me semble bien contenir des maisons en synthèse, ce qui n'est pas flagrant), mais ils sont tellement esthétique que ça en devient contemplatif, pour quelques secondes seulement.
Les acteurs, peu ou pas connus pour la plupart (exception faite d'un Ben Kingsley parfait) sont tous excellent dans leurs rôles respectifs, les enfants plutôt convaincant et les têtes délicieusement caricaturales.
On pourrait donc repprocher au film d'être "un peu trop sage", mais ça serait ne pas voir ce qui se cache derrière, Polanski (ressemblant d'ailleurs à l'acteur qui joue Oliver Twist, c'est pas innocent) semble ne pas avoir tout dit à ses démons intérieurs. Le classicisme en revanche est bien là, les génériques, mais c'est vrai qu'on s'en fout un peu, sont assez nuls, de même que la musique qui va avec. Pour la musique du film, elle est pas plus marquante que ça, ce qui est à classer parmis les réussites, puisqu'elle ne prend jamais le pas sur le film.
Une réussite donc, Roman Polanski a réussie son film pour enfants, mais il a mis le reste de la famille dedans.

Posté par dubob à 12:42 - Grand public - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 novembre 2005

Red eye - sous haute pression

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Alors, qu'en est-il du nouveau Wes Craven ? Après ses boires et déboires qui ne l'ont pas fait marcher très droit, ses combats avec ses producteurs, reste-t-il un réalisateur doué en Wes Craven ? Oui. Enfin si on prend en compte tous les problèmes qu'il a eu récemment. Red Eye est donc l'oeuvre d'un artiste fatigué, sortant d'un enfer, et appararaît comme une petite cure pour son créateur. Wes Craven n'a pas pris beaucoup de risques dans ce film. Aucune critique ne se cache sous ce film, et même s'il peut se rajouter à la de plus en plus longue liste des films post-11/09 (avion, terroristes, grande tour, missile) il reste relativement sage. L'idée du film était sympathique. Faire d'abord croire à une romance avant de basculer dans le thriller psychologique. Malheureusement l'idée a totalement été sacrifiée sur le plan marketing, un peu à la manière de The island. Et ô surprise ! C'est aussi Dreamworks qui se trouve derrière. Décidément ils se font un devoir de réduire le potentiel de leurs films ceux-là. Comme je le disais avant Wes Craven ne prend pas beaucoup de risques et nous offre une réalisation sobre mais très efficace. Passons sur les quelques incohérences qui passent pourtant pas mal à l'écran, et on arrive avec un bon petit thriller sans grande prétention qui nous aura sagement divertis. Seul le dénouement pêche un peu, et la toute dernière scène beaucoup trop convenue et politiquement correcte n'a rien à faire ici. Reste à espérer que Wes Craven reprenne un peu du poil de la bête, pour l'heure il ne fait que nous offrir un honnète divertissement.

Posté par dubob à 16:25 - Grand public - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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