A life of cinema

The wonderful world of a wonderful film buff (with a wonderful accent please)

29 janvier 2007

Fait froid, fait malade, fait pas neige, fait ch*er...

...voilà pour résumer le fond de ma pensée en ces temps de grands froids (affreux, horrible) qui non seulement se prive de neige (ouh l'arnaque !)  mais en plus se paie le luxe de me rendre malade (pour de vrai hein, pas mentalement du genre "ça me rend malade cette croute" ou...ou je sais pas quoi d'autre en fait), ce qui a pour effet positif de me laisser une après-midi supplémentaire sans rien faire (enfin si, mes devoirs, parce-qu'on est sérieux chez moi, et pour montrer qu'on est pas des branleurs, quand on est malade, on bosse). Vient enfin le moment où les devoirs finis, on se demande quoi faire...on regarde l'épisode 2x10 de Carnivale (aka La caravane de l'étrange en français, je préfère le titre original, me demandez pas pourquoi...), on se dit que la fin du monde (enfin non de Carnivale, mais c'est pareil) est proche, que la frustration nous guette, et avant de bousiller ses cordes vocales (car fatalement, le visionnage/visionnement de la fin de la saison 2 ne pourra que me pousser à hurler à la mort, vu que ces ######## de public n'ont pas accrochés à cette série über-géniale (j'ai mis un mot allemand, c'est ma bonne action pour pas y être allé) et qu'ils ont provoqués l'arrêt de cette super méga géniale série (en même temps je leur pardonne, c'est une série subtile et intelligente qui nous prend pas pour des cons)), j'ai pensé qu'un petit peu d'écriture bloguiniche (quoi il est pas beau mon mot ?) ne pourrait que me faire le plus grand  bien.

Apocalypto
de Mel Gibson
Mel "l'illuminé" Gibson. Voilà, ça c'est dit, et ça sera bien la seule stupidité que je m'autoriserai lors de cette critique (enfin "avis" plutôt). Parce-que mettons les choses au point : l'ami Mel, s'il avait pas fait sa passion christique, qui c'est qui en aurait eu quelque chose à fo*tre que son film soit violent ou pas ? Parce-qu'au fond, Apocalypto n'a absolument rien de bien choquant...voire rien du tout ! (enfin si, moralement, mais rien qui dépasse le quota habituel inhérent à tout film d'aventure qui se respecte) La séquence des sacrifices humains par exemple...rien d'affreux, pas de chair découpée, pas de gros plan sur une main explorant l'intérieur du corps humain, juste des hors-champ et une maîtrise absolue de la suggestion. Bref, l'ami Mel, il aurait pas fait son précédent film que personne aurait crié au scandale (voire pire, au nanar, merci télé"je descend des films pour le plaisir de les descendre et pour faire intello"rama).
    Car ce qu'est Apocalypto, au fond, c'est un p*tain de grand film d'aventure ! Une réinvention assomante d'un genre hyper-balisé, et ce juste sous le nez des producteurs hollywoodien, et pour trois fois moins cher que ça leur aurait pris à eux.
    Une chose est sûre, Mel Gibson a le sens du risque. Que ce soit la décision de tourner le film en yucatan (ça a même pour avantage qu'aucun doublage ne sera fait ;) ) ou la présentation du village. C'est simple : j'aurais lu ça quelque part, j'aurais jeté le tout à la poubelle tellement ça transpire le cliché et la stupidité. Et pourtant... (soupir) et pourtant ça marche, et plus encore ! Les mésaventures du gars stérile sont affolantes de stupidité, mais par une étrange alchimie, tout fonctionne (fort le Mel). Gibson réussit donc le tour de force de nous faire oublier presque toute violence avec ce prologue, alors même que l'on connaît tous l'histoire (les résumés et la bande-annonce allant jusqu'à la fin...).apocalypto
    Ce qui frappe lors de cette première partie, c'est la maîtrise absolue qu'a Mel. Parfaite représentation de l'espace (en gros on visualise très bien où est quoi, ce qui est loin d'être inutile au niveau de l'immersion), parfaite gestion du suspense (ah ce rêve prémonitoire, quelle force !), parfait dosage entre présentation des personnages et avancement de l'intrigue, parfaite gestion du temps, bref, c'est génial.
    Et c'est génial là, et ça sera génial par la suite, et ça le restera jusqu'à la fin. Enfin presque, parce-que l'ellipse finale, je m'en serais bien passé (dans le genre je détruit du suspense et de la tension dans l'oeuf, on fait pas mieux). Mais à part ça, je ne pourrais que qualifier ce film de...génial.
    Outre ses hallucinantes séquences de poursuites (que de suspense mes amis !), ce qui fait la puissance de ce film ce sont des multitudes de petits détails, rendant le monde un peu plus impitoyable qu'il ne l'était déjà. Des petits trucs vraiment très cons, mais totalement innatendus et surtout terriblement impitoyables (j'aime bien ce mot). Je sais que ça peut paraître ne rien vouloir dire comme ça, mais je vous assure que ce sont des petits trucs qui font la différences (c'est un peu ce qui fait la différence entre un Le couperet remplie de petits détails "périphériques" et un 36 quai des orfèvres qui reste désespérément concentré à 200% sur son sujet sans pour autant avoir la profondeur suffisante pour ce faire).
    Donc pour résumer : avec Apocalypto, Mel Gibson a réinventé le film d'aventure, voilà qui est dit.

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14 janvier 2007

Bilan 2006

paprika- Le réveillon est passé, la nouvelle année est arrivée, mais avant de nous attaquer à l'année 2007, je propose que nous fassions un bilan de l'année 2006, une année plutôt exceptionnelle s'il en est, avec notamment un début et une fin d'année extrêmement chargés. Cette réussite a une explication : 2006 a été une année d'auteurs, c'est-à-dire que toute une flopée de cinéastes ont pu avoir les budgets et les moyens nécessaires pour faire LEURS films, et quand je dis LEURS films c'est LEURS films, y compris en ce qui concerne le choix des fins, qui d'ailleurs étaient particulièrement noires cette année.
- Bref, c'est grâce à de gros moyens et une liberté quasi totale que Guillermo del Toro a pu faire son Labyrinthe de Pan en Espagne pour 15M€, Bong Jong-Ho son The Host à la tête du plus gros budget de toute l'histoire du pays au matin calme, Paul Verhoeven son Black Book dans ses Pays Bas natals, Alfonso Cuaron ses Fils de l'homme en Angleterre, et Arronofsky son The fountain dans les circuits indépendants des grosses firmes hollywoodiennes.
- Bref, une année exceptionnelle pour tout le monde, y compris pour le cinéma français qui nous a servi des perles comme 13 tzameti, oss 117 ou encore Ne le dis à personne. Outre cette réussite artistique, c'est aussi une grande réussite commerciale puisqu'en terme de pourcentages d'entrées, le cinéma français a battu, de peu certes mais battu quand même, le cinéma américain, ne laissant ainsi qu'une toute petite part aux films ni américains, ni français. De tous, seul Volver d'Almodovar a réussi a tirer son épingle du jeu en franchissant le million d'entrée, les autres films s'étant contenté de simple succès d'estime, comme ce fut le cas pour les deux polars italiens brut à souhait que sont Romanzo Criminal et Arrivederci Amore Cio, ainsi que la grosse surprise A bittersweet life, qui a redonné confiance à tous les amateurs de cinéma coréen après la très fade année 2004.
- Outre ces films, sont arrivés de nul part de pures réussites, à l'image du Prestige de Christopher Nolan, dont on pensait qu'il ne serait qu'une pause entre les deux batman, alors qu'il s'avère être son meilleur film. Dans la même catégorie des auteurs anglophones qui montent, citons le fort sympathique Jarhead de Sam Mendes ou le percutant Lord of War d'Andrew Niccol. Saluons aussi les éclatantes réussites de Spielberg avec Munich ;  et de Terrence Malick avec Le nouveau monde.
- Mais qui dit année d'auteur, dit année difficile pour les blockbusters, ne serait-ce qu'en terme de recette, puisque tous ou presque ont eu de grosses difficultés. Ainsi Mission impossible 3, pas déplaisant au demeurant, affichait des scores très faibles pour un film budgété à 150M$ avec Tom Cruise en tête d'affiche, Poséidon fut le naufrage de l'année, idem pour Miami Vice dont les dépassements de budget ont tout de même atteint les 200M$, quand on voit le résultat à l'écran on se demande vraiment où ils ont pu passer... dans les narines de Colin Farrel diront certains, no comment.  Mais entre tous ces échecs, un seul & réussi à devenir un vrai gros succès : Pirates de caraïbes deuxième du nom, dont les hallucinants résultats au box office n'ont d'égals que la pauvreté artistique du film, sorte de grosse attraction sur-rythmée et sur-effet-spécialisée qui finit par provoquer la nausée plutôt que le réjouissement.
- Je n'oublie pas le sublimissime Duelist, perle sud-coréenne nous narrant une histoire d'amour entre une policière et un bandit, histoire d'amour évoluant de manière totalement muette, pendant les hallucinantes scènes de combat entre eux deux, scènes filmées par ailleurs comme une danse.
- Enfin pour finir, les étonnantes réussites de La colline a des yeux, Hostel, V for Vendetta et Inside Man, soit quatre films extrêmement osés et qui ont créés la surprise un peu partout dans le monde.
2006 fut aussi une année de deuil, puisque Philippe Noiret et Robert Altman y ont tous deux trouvés la mort. Coup de chapeau pour The last show, son dernier film, une vraie réussite. Altman est parti en beauté, c'est déjà ça.

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26 août 2005

L.A. Confidential

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Synopsis : Au début des années 50, Los Angeles cache derrière son image de rêve un monde trouble où règnent le crime organisé, la violence policière, la corruption et les trafics en tout genre. Trois flics vont s’associer pour résoudre une enquête…tintintintin (hadockhadock ah non marche pas non plus).

L.A. Confidential est un vrai polar pur et dur prenant place à L.A., personnalités bien trempées, manichéisme réduit, qui est coupable ? Qui est innocent ? Qui manipule qui ? Bref un joyeux bordel qui nécessitera une vision des plus attentives pour résoudre le puzzle. L.A. Confidential multiplie les personnages, intrigues et sous intrigues sans pour autant allez jusqu’à la saturation totale. Car c’est bien simple : on ne s’ennuie absolument jamais dans ce film. Généralement la multiplication de protagonistes fait que l’on ne s’intéresse qu’à quelques un d’entre eux (voire à un seul) et que l’on s’impatiente ferme quand on est avec un personnage que l’on n’aime pas. Ici non, jamais, on a beau avoir moult perso, ils sont tellement bien écris qu’on en redemande toujours plus (ce qui n’empêchera personne d’avoir sa petite préférence).
On a ici ce que l’on appelle le polar pur et dur, où chaque évènement (y compris la plus petite parole) a un rapport direct ou indirect avec l’histoire. Côté casting on atteint la perfection, et voir Russel Crowe en flic-brute est des plus jouissifs (ça vaut aussi pour Danny Devito en patron d’un journal à scandale, Kevin Spacey en conseiller sur une série policière et Guy Pearce en filsd’unhérosquiveutimitersonpère). Tout sent bon les anciennes années de la musique à la première scène, on est dans le bain et quand on rechigne à en partir (pas le choix de toute façon). Le polar retrouve ses lettres de noblesse dans un film tout simplement épatant.

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15 août 2005

La cité des enfants perdus

la_cit__des_enfants_perdusAvant de partir remplacer au pied lever Danny Boyle pour Alien : la résurrection, Jean-Pierre Jeunet travaillait avec un certains Marc Caro. Deuxième long-métrage de leur collaboration (après Delicatessen), La cité des enfants perdus s’impose pour ce qu’il est : un chef-d’œuvre.

Vivant en pleine mer sur une plateforme en compagnie de ses frères clones, Krank est privé de la faculté de rêver. Afin de palier à ce manque, il enlève de jeunes enfants pour leur voler leurs rêves.

Sorte de conte pour enfant virant au cauchemar, La cité des enfants perdus nous enfonce dans les abîmes d’un univers décalé et terriblement glauque (assuré par Caro) teinté de léger optimisme et d’histoire d’amour (assuré par Jeunet). Un film qui en impose un max comme dirait l’autre. D’abord ses décors (césarisés d’ailleurs), ses effets spéciaux (avant d’être un réalisateur médiocre Pitof était un concepteur d’effets spéciaux de talent), des costumes géniaux (signés Jean-Paul Gaultier), et ses tonnes d’idées visuelle et scénaristiques.
Difficile de critiquer ce film tant il est baroque et étrange. Tout le monde ne peux pas l’apprécier, ça c’est clair et net, mais qui pourrais nier ses énormes atouts visuels ?
On retrouve toute la bande à Jeunet pour ce film, outre Marc Caro on a Ron Perlman, Dominique Pinon, Rufus, Jean-Claude Dreyfus, Pitof et le compositeur attitré de David Lynch Angelo Badalamenti. Dès le départ le film sentait le bide, Jeunet n’ayant pris aucune véritable star, préférant juger sur le talent et les gueules que sur la notoriété. Le casting est donc en tout point parfait. Le film fut un énorme échec à sa sortie, énorme production française pour l’époque (90 millions de francs), il provoqua le dépôt de bilan de la société de la productrice Claudie Ossard, qui avais pris d’énormes risques pour ce film quasi-certains de ne pas trouver un public à la hauteur de son budget (rassurez-vous cependant c’est elle qui a produit Le fabuleux destin d’Amélie Poulain).

Un véritable chef-d’œuvre, destiné à être culte (il en présente d’ailleurs tous les symptômes, bide monumental à sa sortie, univers unique..), parfait dans la forme et dans le fond, que dire de plus…monumental !
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12 août 2005

Léon

leonDifficile pour moi de parler objectivement de Léon étant donné qu’il constitue à mes yeux le film ultime qu’on choisirait si on ne devait emporter qu’un film sur une île déserte peuplée par de seuls babouins. Mais tant pis, je vais quand même essayer. Avant de devenir le producteur que l’on connaît, Luc Besson était un réalisateur fantastique, enchaînant les films avec une maestria impressionnante et nous donnant des personnages inoubliables comme Leeloo, Nikita et bien entendue Léon. Les films de Besson c’était ça, des personnages, des gueules, des personnalités bien marqués. Ici Gary Oldman en flic ripoux-drogué-mélomane (beaucoup pour un seul homme), il nous donne d’ailleurs l’un de ses plus beaux rôle. Jean Reno nous offre aussi le rôle de sa vie (ouah deux rôle de leur vie pour un seul film, belle performance), formidable en tueur attachant, si doux, si calme, et si violent. Sans oublier bien sûr Mathilda, premier rôle de Natalie Portman (!) qui s’en sort comme une chef (pour info elle est doublée dans la VF par une certaine Ludivine Sagnier).
Le film démarre lentement, un long plan aérien sur Manhattan sur fond de la musique d’Eric Sera (compositeur bien trop rare malheureusement). S’en suit la présentation de Léon, tueur impitoyable, présenté tel un fantôme (son premier contrat est hallucinant). Puis c’est le Léon un peu plus humain qui nous est présenté, s’occupant de sa plante verte, buvant ses verres de lait, faisant ses exercices et regardant de vieilles comédies musicales (Beau fixe sur New-York de Stanley Donen). Tous les jours ou presque il croise Mathilda, fille dont la vie est un enfer, entre sa connasse de belle-sœur, sa p*te de belle-mère, son dealer de père, ne lui reste que son petit frère. La suite on la connaît.
Le film fait preuve d’une maîtrise impressionnante de son sujet, Luc Besson nous sert des plans millimétrés, pesés, calculés au centimètre près, et fait preuve d’un sens du montage qui ne peut qu’inspirer le respect. Véritable ballet par moment (la scène de la mise en place de la bande à Norman dans le couloir, magnifique). Le film est magnifique, beau, puissant, touchant, on s’émerveille de voir ce tueur si impitoyable si gentil, si maladroit, si enfantin en fait.
Le film enchaîne les séquences d’anthologie, en fait, le film est une séquence d’anthologie, dire que le final est mieux que le début n’aurais pas de sens tant le tout forme un bloc cohérent. Dans certains films, l’histoire, le scénario, est fait pour amener dans UNE scène, UNE séquence, une tension accumulée durant tout le film se déversant alors dans une séquence finale qui décoiffe et qui restera probablement à jamais dans les annales du cinéma. Ici rien de tout ça. Le film est égal tout le long, et ici l’intérêt n’est pas dans une enquête, une quête ou autre, mais bien dans les personnages. Le scénario fait preuve d’une fluidité étonnante, frisant la perfection d’ailleurs (bien qu’en art la perfection n’existe pas).
Que ce soit l’histoire, les acteurs, la musique, la réalisation, le montage, Léon est tout simplement une pure merveille.

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11 août 2005

Casino

casinoCasino est un film à part dans la carrière jalonnée de succès et de chef-d’œuvres de Martin Scorsese. En effet, il semble que pour ce film il se soit contenté de recopier, avec beaucoup de soin cependant, le style qu’il avait développé pour Les affranchis. On retrouve ainsi dans les deux films la même utilisation de la musique, le même procédé narratif, la même construction de l’histoire, et les mêmes acteurs (Robert De Niro et Joe Pesci récidivent). Pourtant, le film est loin d’être mauvais, et sans accéder à un rang de culte ou de chef-d’œuvre, nous montre l’étendue (immense) du talent de Scorsese. Le film ressemble en fait à une sorte de devoir très bien fait propre sur lui. Il respecte des conventions déjà établies, montre qu’il les maîtrise parfaitement, respecte à la lettre tous les codes du genre, et (malheureusement) ne fait pas preuve de beaucoup de génie.
Casino
apparaît donc comme un film parfait, pas majeur, pas culte, pas énorme (surtout au regard de la filmographie de Scorsese). Le film raconte l’échec de la mafia à Las Vegas. Comment une mécanique si bien huilée avait pu être gangrenée par une simple histoire de couple. Au travers de ses personnages et de ses anecdotes, Martin Scorsese nous dépeint l’univers du casino, des tricheurs à la main éclatée, aux combines pour faire recracher l’argent à tous ceux qui gagnent un peu trop, un univers impitoyable et violent dépeint avec réalisme et non sans humour.
Ici plus qu’ailleurs, la musique, outre le fait d’être magnifique, possède une place primordiale dans l’histoire et l’action, pas étonnant vu le procédé narratif choisis par le cinéaste : un résumé rapide remplie de petites scénettes significatives d’abord (présentation des personnages, des méthodes et des combines du casino…) puis intéressantes ensuite au niveau scénaristique. La première partie du film nous raconte la mise en place du casino, comment Ace devient le directeur, les combines, les anecdotes, la présentation des personnages, avant de virer, dans la seconde partie, dans le pourquoi du comment de la chute de cet empire.
Scorsese veux aussi nous montrer le pouvoir de l’argent, comment il a rendu fou toutes ces personnes, et notamment Ginger, ayant littéralement perdue la boule dès lors qu’Ace l’ais couvert de cadeaux. Mais aussi Nicky refusant définitivement de voir ses erreurs et s’accrochant comme une bête sauvage à son rêve américain. Car c’est bien de rêve américain qu’il sagit ici, une ville perdue en pleins désert (le plan aérien la nuit où on ne vois que Las Vegas est sublime) où des millions de personnes vont dans l’espoir de faire fortune. Peine perdue, tout à Las Vegas est programmé, pesé, calculé pour pomper tout le fric de ces pauvres bougres. Le seul gagnant : le casino.
Martin Scorsese nous dépeint avec brio l’échec de l’installation de la mafia à Las Vegas au travers d’un film frisant la perfection absolue.

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09 août 2005

Eternal sunshine of the spotless mind

eternal_sunshine_of_the_spotless_minfSavoir que Charlie Kaufman écrivait une histoire d'amour avais déjà de quoi nous intriguer, mais quand on sait que c'est le géo-trouvetou des FX fait maison Michel Gondry qui est aux commandes et que le rôle principal du film sera tenue par le grand (l'immense) Jim Carrey dans un rôle à contre-emploie ne pouvais que nous...ben nous intriguer encore plus quoi (tiens faudrait que je m'achète un dictionnaire des synonymes un de ces quatre).
Le film est un véritable labyrinthe scénaristique d'une cohésion tout bonnement parfaite, nous montrant foules de personnages ayant comme point central, allez je vous laisse deviner. Pff bandes de feignasses ! Non je ne cèderais pas ! Mais je vous dis que aïe ça fait mal c***ard ! bon d'accord ben c'est l'amour ! faut pas être Einstein pour le deviner ! Hum je m'égare, excusez-moi je reprend.
Comment parler de ce film ? Hum, bonne question à laquelle je n'ai malheuresement pas la réponse (j'ai dû perdre en route mon âme de poète).
Il est beau, il est intriguant, poétique, ça finis sur un happy-end, on est éblouis par la maestra technique de Michel Gondry on en ressort le coeur léger, tout heureux.
Un film sur l'amour (si si je vous assure, on dirais pas comme ça mais en fait si), la relation durable passant par l'acceptation des défauts de l'autre (ça marche pour ceux qui pètent au lit ?).
On en retiendra les acteurs éblouissant, son traitement si réaliste, la réalisation magnifique, les effets spéciaux si beau, ses douze idées par plan, ses quarante-mille scènes d'ores-et-déjà cultes, euh...je continue ?
Quand un génie de l'image s'associe à un génie de l'histoire, on obtient un film merveilleusement poétique, et....c'est tout.

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07 août 2005

Will Hunting

will_huntingWill Hunting est une fable humaine où se croisent sur une grande fresque les destins de différentes personnalités, toutes centrés sur un seul personnage : Will Hunting (Matt Demon) délinquant surdoué en mathématique.
Autre personnage central : le psychiatre (Robin Williams), tentant de décoder Will.
Le film s'articule donc autour des relations des personnages, le psychiatre, le prof, la petite amie, les copains, le tout formant l'environnement immédiat du jeune homme perdue dans son talent et ses doutes. Car ce qui caractérise ce film c'est que le jeune homme n'est pas seulement doué, il doute aussi de la capacité à utiliser son talent. Une phrase de Spider-man pourrait même résumer le tout : "un grand pouvoir implique de grandes responsabilités". Et c'est tout à fait ça ! De tout le film Will doute, ne sait pas quoi faire, hésite à s'engager pour finalement se désister. Au delà de son talent de mathématicien il y a aussi l'homme, cet homme perdue dans ses sentiments, cet homme terrifié par l'amour, ses responsabilités et surtout son passé. Pour ce faire il se défend en citant la tonne de livres qu'il a lu.
Le film est ponctué de quelques monologues faisant avancé l'intrigue. Ainsi nous aurons droit à Robin Williams nous décrivant la superficialité de Will, ou Matt Demon débattre sur les responsabilités qu'il pourra avoir à ne déchiffrer qu'un tout petit code griffoné sur un bout de papier.
Au delà de toute ça il y a l'histoire d'amour, sorte de "mise en pratique" des entretiens avec le psychiatre. Permettant de décoder Will au travers de sa peur de se révéler, de "gâcher" ce qui avais été fait.

Une oeuvre poétique, sincère et touchante qui nous éblouis par sa vérité et sa beauté.

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06 août 2005

Moulin Rouge

moulin_rougeMoulin Rouge est avant tout un hymne à l'amour.
Mené tambour battant par un Baz Luhrmann visiblement très excité (et très en forme) et porté par des comédiens magnifiques (Ewan Mc Gregor et Nicole Kidman oblige), Moulin Rouge est un film magnifique, beau, prenant, "trippant" comme diraient certains, mais je ne le dirais pas. Ah zut ! trop tard ! Tant pis je le laisse.
On commence, une fois n'est pas coutume, par la fin, triste, couleurs désaturés, gens faisant la grise mine, et Ewan Mc Gregor bien barbu, avant de revenir au début, tranchant par son euphorisme, sa joyeuseté et son loufoque. Et c'est là que le grand talent de Baz Luhrmann intervient. On se souvient tous du début frénétique de Romeo et Juliette, eh bien ici c'est pareil, mais en mieux. On va de situations loufoques en situations improbables. Baz Luhrmann nous met dans le bain dès le début, nous offre trois scènes plus qu'euphorique (répétition, le bal, l'éléphant) avant de calmer le jeu et de dévellopper l'histoire d'amour avec tout le calme et la réflexion imposée.
On pourra parler des costumes, sublimes, des décors, magnifiques, de ses scènes toutes plus prenantes les une que les autres, de la réalisation si particulière, du montage frénétique ou encore du mélange étrangement digeste de la musique (David Bowie, Nirvana, Elton John, Madonna,...) mais ça ne serait que futilité. Moulin Rouge nous entraîne dans un monde rêveur, magnifique, poétique, où l'amour est roi, que rêver de mieux ?

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27 juillet 2005

La chute du faucon noir

la_chute_du_faucon_noirSi voir Ridley Scott entrer sous l'aîle de Jerry Bruckheimer pouvait faire très peur à la base, cette crainte s'est vite dissipée. En effet, loin de ses productions lourdingues habituelles destinés au grand public, Black Hawk Down parvient très honnetement à s'imposer comme l'un des meilleurs films de guerre, du point de vue de l'intensité des combats, qui n'ont d'ailleurs absolument rieeeeeen à envier avec ceux de Saving Private Ryan, d'autant plus que le film de Ridley Scott se montre beaucoup plus fidèle à la réalité et surtout beaucoup moins patriotique (rappellons-nous que SPR commençait et finissait sur un gros plan d'un drapeau américain...).
Premièrement, le film parle d'une défaite, et non pas d'une victoire, ça change. Ensuite la musique n'a absolument rien de patriotique, Hans Zimmer nous signe ici encore une exellente B.O., changeant allégrement de style (passant du vieux rock à la guitare moderne donnant des gros coups (façon MI:2) et à la musique "locale") il donne à nos oreilles de quoi se régaler.
On pouvait espérer le pire venant de Ridley Scott. En effet si on se réfère à sa seule expérience de scène de combats militaires moderne - A armes égales - on se dit que vraiment on va avoir un truc bordélique très tape à l'oeil et surtout ennuyeux. Eh bien en fait il n'en est rien, et c'est avec une (très) bonne surprise que l'on vois la réalisation (parfaite ?) du film. Toujours en mouvement, nous faisant sentir au coeur de l'action (la bande-son  - récompensé par un oscar - aidant beaucoup), l'image tremble, queques passages caméra à l'épaule (mais pas gerbant au contraire de SPR) sont de mise, on crois voir un gros bordel et pourtant on ne perd pas une miette des combats qui se déroulent sous nos yeux.
Si j'ai évoqué la crainte de la présence de Jerry Bruckheimer à la production, c'est surtout parce-qu'il nous a habitué à un peu trop épuré ses films de toute violence. Force est de constater qu'il a changé (d'ailleurs même Bad Boys II avais son lot de cadavre déchictés), car ici, la violence est belle et bien présente, et surtout, bien plus touchante que celle de SPR, notamment en raison du fait qu'elle apparaît souvent très brusquement, nous prenant par surprise. De même que cette violence n'est pas montré pour être montré (ceux qui n'ont que ça à foutre peuvent se rendre compte que j'aime beaucoup cette expression) à l'inverse de... bon ça va vous avez peut-être compris : Black Hawk Down est mieux, dans sa musique, son authenticité, sa réalisation et j'en passe, que le bien trop surestimé (à mon goût) Saving Private Ryan. C'est bien, trois paragraphes pour dire ça, la prochaine fois j'essaierai deux, mais bon passons.
Le film ,n'évite pas l'humour, à l'image de Grime (Ewan Mc Gregor) se prenant durant tout le film pas moins de trois roquettes dans la gueule (enfin dans la gueule, à côté quoi, mais il se les ai quand même pris).
Le film est poignant, comme rarement un film de guerre l'aura été (le seul qui m'a fait cet effet là c'était Patton pour tout vous dire), et on ne peux s'empêcher de verser une petite larme à la fin des explications du générique.
Certains critiqueront la diabolisation des somaliens, sorte de menace surréaliste, rappellant les vagues à n'en plus finir d'insectes géant de Starship Troopers ou la menace traité façon Carpenter (laissant planer une ombre fantastique). Mais il ne faut pas oublier que tous ces somaliens étaient défoncés au Khat (Tom Sizemore le dis très vite dans le film), ils étaient comme fou, et tout le film est fidèle.
Après c'est à chacun d'avoir son avis sur l'intervention, le film ne faisant que raconter l'histoire d'un certains point de vue, et ne prétendant pas détenir la vérité eternelle. A chacun de voir à sa façon ces soldats idéalistes ou blasés par la politique. A chacun de penser ce qu'il veux sur l'enfer qu'on vécut ces soldats pendant plus de dix heures. Mais il serait hypocrite de prétendre que le film déforme la vérité (à l'image de Pearl Harbor par exemple) ou qu'il serve d'une quelquonque manière que ce soit de propagande. (pour info le film fut passer aux troupes irakienne avant la guerre en Irak :x)

Tout ça pour dire que Black Hawk Down est une réussite. Un film où l'esthétisme d Ridley Scott (filtres divers, sens du plan et du montage,...) combiné aux gros moyens de Jerry Bruckheimer (gros budget, respect de l'époque à la lettre,...) nous offre un spectacle inoubliable, trouvant sa place dans n'importe quelle DVDthèque de films de guerre.

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