20 septembre 2005
Kiss kiss bang bang
Annoncé
comme le grand retour de Shane Black (scénariste de gros films
d'actions comme les deux premiers arme fatales, au revoir à jamais,
last action hero ou encore le dernier samaritain), Kiss Kiss bang bang
est tout simplement génial.
Empreinte d'une énorme touche de
je-m'en-foutisme tout simplement hilarante, Shane Black détruit les
codes et les réutilise à sa façon, se moquant allègrement de tous les
clichés du cinéma qu'il a pourtant lui-même contribué à créer.
Se
foutant complètement de ses deux héros et ne reculant devant rien (mais
vraiment rien) il nous offre deux heures de pure plaisir, intense,
jouissif, hilarant desquelles on ressort exténués.
Avec pour acteurs
principaux deux "has-been" (Val Kilmer avait flingué sa carrière depuis
fort longtemps et Robert Downey Jr. alternait films et cure de
désintoxication) le résultat ne pouvait qu'être étonnant : il l'est.
Campant deux héros pas tout blanc (Val Kilmer le dit lui-même, "je ne
suis pas un mec bien") cassant le cliché des deux héros modèles sans
peurs ni reproches (qui ont ici très peur d'ailleurs).
Dire que les
dialogues sont savoureux ne rendraient qu'à peine justice au talent de
Shane Black, c'est bien simple on n'avait pas vu ça depuis... pfiou,
longtemps en tout cas, et dire qu'ils sont à se rouler par terre serait
un euphémisme tant l'euphorie provoquée par le film est grande.
Bon
ben tiens j'ai pas écris grand chose, tant mieux de toute façon il vaut
mieux voir le film en n'en sachant le moins possible (je suis allez le
voir en sachant les deux acteurs, le réalisateur/scénariste et toutes
les éloges de flicht sur lui et...c'est tout).
Voilà donc pour faire simple, concis et efficace : une perle.
25 août 2005
Hantise
Synopsis : Une femme quitte Londres après l'assassinat de sa tante (dont on n'a jamais retrouvé l'assassin). Elle rencontre un homme et ils décident de revenir habiter dans l'ancienne demeure de la tante. Mais d'étranges évènements que seule elle semble voir vont se produire...tintintintin (miloumilou ? Ah nan ça marche pas).
Bon alors comment partir sur ce film, difficile en fait vu qu'il
vaudrait mieux le voir pour en parler, mais comme le but c'est quand
même de vous donner envie de voir ce film, il faut bien écrire une
critique sans spoiler outrageusement l'histoire. Ah ben tiens
parlons-en. Bien ficelée, rondement menée, suspense haletant
(tintintintin comme je l'ai déjà dis) laissant planer une ombre
fantastique, y a pas à dire c'est du tout bon. Ah ben voilà c'est tout
ce que je peux dire sur l'histoire. Ah non ! Je peux aussi vous
prévenir de ne pas regarder au dos de la boîte du DVD vu qu'il nous
dévoile quand même l'identité du méchant (en plus de faire des DVD de
merde Warner spoile ses films, quelle bande de connards).
Le film joue sur la psychologie, Ingrid Bergman
est d'ailleurs parfaite en...euh en femme choquée on va dire (diantre
qu'est-ce que c'est contraignant de faire une critique pareille).
Bon
ben parlons de la réalisation hein parce-que bon voilà ça reste
difficilement spoilable ce côté-là, eh bien c'est tout simple : elle
n'a pas vieilli. Le film date tout de même de 1944 (même année que Casablanca avec la même Bergman
donc), et mis à part deux-trois plans qui rappellent l'âge du film le
tout est d'un modernisme hallucinant (oui oui hallucinant vous avez
bien lu). Mais outre ça tout le film est parfait. Bon voilà je ne vais
pas m'étendre mais ce film est tout simplement un chef-d'oeuvre, voilà
simple clair et concis : magnifique.
30 juillet 2005
Starship Troopers
Certains
disent que le reflet de la société se vois dans les criminels qu'elle
créé. Mais si le reflet de la société se trouve dans l'armée alors on
peut dire que la société où se déroule Starship Troopers est
une société parfaite. Une société où n'importe quelle femme peut
devenir la meilleure sans problème, où les petits brésiliens peuvent
devenirs des héros de l'armée internationale de la Terre, bref, un
monde parfait où le racisme, le sexisme et autre discriminations sont
bannis à jamais. Pourtant ce monde est attaqué par des insectes très
méchant qui veulent détruire la Terre et ses habitants avec, pas cool.
La
première scène de Starship Troopers annonce la couleur : un reportage
(point de vue caméra TV odnc) sur la première offensive de la première
vague de la planète principale des méchants insectes, le reporter se
faisant gentillement découpé pendant que tous les soldats battent en
retraite. En clair : de l'humour, du gore, et de l'héroïsme bien
américain. Pourtant Starship Troopers est loin d'être
seulement ça. En effet, sous cette épaisse couche de fond de teint de
gros blockbuster de divertissement se cache une critique acerbe de la
société américaine, et de son culte de l'armée et des armes. Dès le
premiers spot télévisé (plusieurs ponctuent ainsi le film) la critique
se fait sentir, et ça n'arrêtera pas, jusqu'au dernier plan du film.
Pour vous donner une idée, seuls ceux ayant fait leur service militaire
sont considérés comme des citoyens (et donc peuvent se lancer dans la
politique).
Pour cacher tout ça, Paul Verhoeven parodie
les sitcoms américains, et on sent qu'il s'est bien éclaté tant le film
les copie à l'extrême. On a donc les trois amis (un médium, une
matheuse et un cancre) sortant de l'école partant s'engager. La
matheuse et le cancre sont ensemble (évidemment ils font des bétises en
classe dans le dos du prof), mais une autre fille ets là visiblement
très amoureuse du cancre. Tout ça dans un douzième degrès à mourir de
rire tant tout est exagéré. C'est simple rien qu'à y repensé j'ai les
larmes aux yeux.
Les acteurs jouent, malgrès les apparences, sur une perfection extrême, parodiant donc les sitcoms. Il n'y a qu'à voir SPOILER la scène où la rousse (on s'en fous de leurs noms) meurt pour s'en rendre compte, rarement une scène aura été aussi ridicule FIN DU SPOILER
Mais
là où le film fait très fort, c'est dans ses scènes de bataille d'une
intensité tout bonnement incroyable. D'ailleurs quoi qu'en dise les
effets spéciaux on très bien vieillis. On retiendra surtout la
légendaire attaque du fort qui reste comme l'une des plus grande,
intense et impressionante scène de bataille de tous les temps.
Une critique acerbe d'une société immonde sur fond de blockbuster ne lésinant à nul moment sur le gore (et le sexe ? sacré Verhoeven !), c'est l'éclate totale et on obtient l'un des films de SF le plus jouissif de tous les temps.
28 juillet 2005
Platoon
Si Platoon est
entré dans l'hisotire du cinéma comme un film choc ça n'est pas pour
rien. En effet, il fut l'un des premiers à montrer la véritable horreur
du Vietnam, le filmant avec un rythme du documentaire. C'est aussi l'un
des premiers films à se montrer aussi réaliste dans son traitement des
combats et surtout des blessés. Ici les soldats cramés, blessés,
amputés et autre sont légions, de même que les cris de douleur.
Si
certains pourraient prétendre que ce film n'est qu'un amas de connerie
censés être choquante et surtout pas réaliste pour un (ou deux ?) sous,
le simple fait que Oliver Stone (réalisateur du film
donc) se serve de sa propre expérience du Vietnam (il l'a fait le
bougre) rend bien délicate toute tentative de discréditation du film.
Platoon pars donc du pied du réalisme, de l'authenticité (pas comme S.. euh bon je me tais).
Les
premières images sont éloquentes. Un aéroport sous un déluge de sable,
un avion atterit, et notre personnage principal (remarquez je n'ai pas
dis protagoniste ah trop tard me suit encore fait avoir !) sort de
l'avion, trimbalant son innocence et sa naïveté qui se cogne (très)
durement avec le contraste des sacs noirs transportant les cadavres du
front et les "anciens" rentrant chez eux (ou pas on ne sait pas)
fortement amochés.
En s'attachant au côté humain de ses personnages, en filmant la descente aux enfer de Chris Taylor (Charlie Sheen) dans la folie et la démence (enfin pas trop quand même), Oliver Stone nous
sert un exemple parfait du Vietnam. "la première victime de la guerre
est l'innocence" slogan du film ("le premier STR sur la guerre du
Vietnam" slogan du jeu vidéo qui m'a bien fait marrer). Une phrase un peu choc qui illustre
pourtant à merveille le film.
Oliver Stone ne filme
pas des batailles mais des hommes, des soldats perdu dans un merdier
sans nom, où les petites histoires entre les hommes passent avant les plans d'attaque des vietcongs.
Un film poignant et émouvant sur l'innocence
perdue du Vietnam, véritable hommage, ne cédant jamais au patriotisme
exacerbé et abordant toujours d'un point de vue éclairé, lorsqu'il en
est question, l'interventionnisme américain dans le monde.
25 juillet 2005
Hithcock forever
Allez hop quelques petits articles sur un petit gars à la calvitie prononcée un peu rondouillard sur les bords, il paraît qu'il a fait quelques films ici et là...quoi ? ah oui pardon. Alfred Hitchcock
Selon moi l'un des meilleurs Hitchcock.
Utilisation judicieuse du décor (toute la cour d'immeuble, l'arrière
plan, le ciel, le bar, enfin bref tout est un immense décor),
interprétation ENOOOOOOORME des comédiens James Stewart en
tête. Partant sur un concept simple, un homme suspecte son voisin
d'avoir tué sa femme, et posant moults questions dont celle de la vie
privé et du voyeurisme. Comme d'habitude, la mise en scène de Hitchcock
est tout simplement géniale. Tout le film se passe depuis le salon de James Stewart (incapable
de bouger à cause de sa jambe cassée) et c'est magistral. Le suspens
est (je sait ça fait classique mais que voulez-vous c'est un classique)
insoutenable. ça n'est pas pour rien que Alfred Hitchcock est
surnommé le maître du suspense quand même ! Le final est inattendue, on
ne s'ennuie jamais, on est à fond dedans, du grand cinéma !
Là encore, du grand cinéma. Un synopsis d'une simplicité frisant le génie
-deux étudiants en tuent un troisième, mettent son corps dans une malle
et décident de se servir de la malle (non vérouillée) comme table pour
la soirée (des connaissances de l'assassiné) - et une mise en scène là
encore grandiose. Le film est tourné en plans de 10 minutes, dont la
coupure est des fois masqué, des fois non, mais le rythme conféré par
ce procédé est hallucinant. Tour de force technique (les murs
coulissant, l'arrière plan de la ville bougeant en temps réel) et
narratif (l'histoire est d'une fluidité tout simplement parfaite). On
est dans l'intrigue du début à la fin, c'est tout bonnement hallucinant.
Probablement le film de Hitchcock le
plus mystérieux. Et aussi l'un où il fait le plus réfléchir ! A chaque
moment du film on se demande "mais qu'est-ce qu'il se passe encore ?"
Un film compliqué, un peu lent sur les bords (nous faisant même
impatienter pour le dénouement !) mais terriblement bien fichu. Déjà
les dialogues sont super, avec son lot de phrases chocs et de vérités
vraies (une vérité vraie on... euh oui d'accord). Bref c'est un film
intriguant, étrange, "space" Pas aussi entraînant que d'autres de ses
films, plus fantastique que les autres (du moins dans son traitement), Vertigo restera unique en son genre.
Avec La mort aux trousses, Alfred Hitchcock a inventé ni plus ni moins que le blockbuster. On se prend pas la tête, on a un héros pleins d'humour (enfin c'est sûr qu'avec Cary Grant on
allait pas assister à un enterrement), une héroïne aux atouts
avantageux, un complot ultra-secret, des cascades à tout va, bref, on
ne s'ennuie pas. Alfred Hitchcock a aussi inventé par
la même occasion le concept du "héros malgrès lui" (ici un quidam que
les méchants considèrent comme un agent secret dangereux pour eux).
Tant pis si le pauvre quidam se transforme du jour au lendemain en
super-héros, tant pis si l'intrigue fléchit un peu au bout d'un moment,
La mort aux trousses c'est avant tout du spectacle, mais façon Hitchcock...
Après avoir révolutionné l'utilisation du décor, des plans-séquences, inventé le traveling compensé puis le blockbuster, Alfred Hitchcock s'est attaqué aux effets spéciaux. Avec Les oiseaux,
c'est un énorme travial de trucage que doivent surmonter toute son
équipe technique. Ainsi le recours au matt-painting, incrustation
(explosion intégré dans une peinture de la ville avec incrustation des
oiseaux volant par dessus) et autre. Il a aussi inventé par la même
occasion le montage un peu plus "vivant", avec notemment l'alternance
entre l'action et la réaction des personnages suivant cette action. ça
a l'air de rien mais il a bien fallut l'inventer, et comme par hasard,
c'est Hitchcock qui s'y colle. A part ça le film est
stressant à souhait, se basant sur le "non-dit" (on ne saura jamais
pourquoi les oiseaux se sont mis à attaquer. C'est aussi une séquence
de massacre dans lequelle la comédienne du donner de sa personne (se
faisant réellement tailladé par les oiseaux) et un film sans fin. Rien
que ça !
L'homme qui en savait trop lui
aborde le thème des parents, et du rapt d'enfants, sous couvert d'un
complot contre un homme politique. Pas question d'inventer la poudre
(le film est un remake), le film nous installe son intrigue classique,
nous donne des méchants pas beau du tout (mais vraiment laid)
pour enfin nous combler dans la scène de l'opéra, qui, si elle en fait
un peu trop sur les bords, est l'une des plus prenantes qui aient
jamais été fait (oui je sait c'est le fanboy qui parle). Bref, pas son
meilleur film, un peu ennuyeux par moment, mais une vraie leçon de
cinéma.
Comment parler de Hitchcock sans parler de Psychose ?
SON film, SON chef-d'oeuvre. Bon maintenant que je l'ais vu en fait,
ben je me tate. Son chef-d'oeuvre ? Je préfère qunad même - et de loin
- La corde ou Fenêtre sur cour, quand même bien plus prenant. En fait, Psychose n'est
peut-êytre pas le mastodonte annoncé, pas le chef-d'oeuvre du thriller
qu'on disait. C'est juste un bon film, prenant, bien construit. Dna sle
cadre des évolutions de Hitchcock pour le cinéma,
notons ici une scène d'introduction sur un couple qui vient de faire
l'amour, et le baptème des toilettes (auparavant jamais filmées !). Un
exellent thriller, pas aussi bien que son rang le laissait espérer,
mais bien stressant, bien angoissant, et surtout bien manipulateur. Le
plan final suffit même à nous faire frissonner de terreur (comment ça
j'en rajoute ? n'importe quoi...). Un bon film et...c'est tout. Enfin
au vue des autres !
21 juillet 2005
Alien
S'il est une saga qui a marqué à jamais le monde de la
science fiction, du fantastique et de l'horreur réunis, c'est bien la
saga Alien.
De toute l'histoire du cinéma,
rarement une saga a été aussi riche. D'une traque à la bête dans une
atmosphère flippante on est passé à une mission de sauvetage qui vire
au désastre façon vietnam puis un univers de cinglé où la bête était comparé au diable pour finir sur un film d'action emprunt d'une touche d'humour noir.
Dans le premier, Ridley Scott dévelopait une
histoire longue, lente. Nous donnait des personnages ayant une vraie
perosnnalité (il a même avoué s'être inspiré de Massacre à la tronçonneuse dans
le dévelloppement de chaque personnage) et parvenait à nous faire
craindre au plus haut point chaque conduit d'aération. L'alien,
l'"inconnue", l'"étranger", la "chose" là qui rampe dans nos conduits
d'aération. La peur, la suggestion, le "je ne vois rien mais je sais
que ça arrive" repris par ailleurs à outrance dans le 2, bref, que des
trucs nouveaux qui foutent bien les jetons.
Dans sa suite, sobrement intitulé Aliens : le retour (notez
le "s" à "aliens" qui indique qu'il y a plusieurs alien) James Cameron
changea l'ambiance claustrophobique pour une ambiance opération
commando (opération militaire oblige) qui se vautré méchemment façon
Vietnam. En gros ils sont arrivés là-bas avec de gros trucs bien
sophistiqués et se sont fait avoir comme des débutants en tombant dans
le premier piège venue. D'ailleurs c'est la grande différence entre le
premier et le second volet des ALIEN. Ici on n'a pas
un seul alien et des armes toutes pourries, mais bien des tonnes
d'aliens et des armes ben pas pourries du tout. En gros ici on déscend
de l'alien à la douzaine, et surtout, on met pas une heure pour faire
la connaissance avec l'individu en question et deux heures pour le
tuer. Bref de l'action, du stress et au final beaucoup de morts pour ce
que certains qualifieront de meilleur film de la saga. Mouais, il ets
bien mais delà à dire le meilleur... De toute façon il est impossible
d'en choisir un tant ils sont tous différents. Avec le volet suivant, David Fincher ramenait
la créature dans une prison abandonnée remplies d'ex-tolards ne tenant
que par une religion des plus zarb et n'ayant pas vu de femmes
depuis... eh bien depuis qu'ils en avaient violé une, ça date... Donc
forcément l'irruption d'une femme (Ripley donc, ah non pas donc ? mince
j'ai oublié de la cité ! bon tant pis j'ai la flemme de tout réécrire)
ne va pas laisser indifférent leurs petites têtes chamboulés. Cet
épisode est donc celui tant haïs par monsieur Cameron qui à force d'avoir entendue qu'il était le meilleur réalisateur du monde et que son aliens : le retour
était le meilleur alien avais un peu pris la grosse tête. "oui euh vous
avez tué les personnages que j'avais mis en place euh tout ça quoi
voilà" Soit. Enfin un alien 3 avec un ancien soldat et une petite fille
traumatisée à vie je demande à voir. De toute façon la question ne se
pose même pas puisque les alien c'est le cauchemard de Ripley et de
personne d'autre. Et toc ! va donc retourner à tes profondeurs
abyssales saleté de gros prétentieux, barbus qui plus est ! Bon
reprenons notre calme et continuons. Ici l'alien fut transformé pour
des raisons scénaristiques. Plus rapides ? Ouah quelle incohérence...
non sérieusement il ne sort même pas d'un ventre humain d'une sorte de
vache... (et non je ne regarde pas la vie paysanne chacun son truc)
Bref ici l'alien est comparé à une sorte de diable, et la seule façon
ici de s'en débarassé c'est le grand saut dans un bain un peu tiède
pour la plus toute jeune Ripley (eh oui avec toutes ces hibernations
elle en affiche au compteur la pauvre !). On a aussi droit au bon
dévelloppement du truc déjà dévelloppé dans les deux premiers films
sauf qu'ici c'est encore plus dévelloppé. Quoi ? ah oui pardon ! La
commercialité de l'alien donc. Eh oui c'est vrai, qu'est-ce qu'on peut
faire avec un alien... de toute manière les scientifiques nous ont
toujours montrés dans l'histoire se foutre éperdument de la vie des
gens tant qu'ils pouvaient analyser un poil de cul d'un tigre du
bengale (je sait, mauvais exemple mais bon).
Maintenant pour clore
cette magnifique tétralogie (une série de 4 films donc) mr Jeunet nous
a pondu le quatrième - et dernier -volet de cette merveilleuse saga.
Moins personnel que les autres (pas écrit par le réal quoi) il n'en
reste pas moins un exellent film. La seule petite déception viens du
côté de la bête hybride à la fin. Si les clones de Ripley avec un côté
alien était une trouvaille de génie, l'autre immonde créature tenait plus
du clown que de l'alien et suffisait presque à plomber tout le film. Mais bon on
lui pardonnera en raison de l'immonde et ô combien triste scène où elle
se fait purement et simplement aspirée dans l'espace, jetant un dernier
coup d'oeil à sa mère véritable, j'ai nommé clone n°7 de Mrs Helen
Ripley.
Une saga magnifique, énorme, moumentale, culte tout simplement.
Alien : le huitième passager
film britannique, américain / 1979
réalisateur : Ridley Scott
avec : Sigourney Weaver , Tom Skerritt , Ian Holm
Aliens le retour
film britannique, américain / 1986
réalisateur : James Cameron
avec : Sigourney Weaver , Lance Henriksen , Bill Paxton
Alien³
film américain / 1992
réalisateur : David Fincher
avec : Sigourney Weaver , Lance Henriksen , Charles S. Dutton
Alien, la résurrection
film américain / 1997
réalisateur : Jean-Pierre Jeunet
avec : Sigourney Weaver , Winona Ryder , Dominique Pinon
06 juillet 2005
Casablanca (américain - 1942)
Casablanca, l'un des monuments du cinéma américain des années 40. Un monument du film d'amour. Beau, triste, poignant.
L'histoire
: en pleine seconde guerre mondiale, la France est encore séparée en
deux, la France occupée et la France "libre" de Vichy. Les réfugiés
partent pour Casablanca où certains attendent des années pour obtenir
un sauf-conduit pour aller à Lisbonne puis en Amérique. Un américain,
Rick, dirige un bar. Totalement neutre, il ne fait pas de politique et
garde un certains contrôle. Jusqu'au jour où une femme qu'il a aimé et
qui l'a abandonné sans autres explications qu'une lettre envoyée sur le
quai de la gare refait surface en compagnie d'un homme majeur de la
résistance. Il devra choisir entre l'aider et ainsi aider la résistance
ou laisser sa rancune s'installer et lui refuser toute forme d'aide.
On
se fous que tout le monde parle anglais à Casablanca, on s'en fous que
les allemands parlent aux français en anglais, on se fous que les
"locaux" parlent anglais. Signe d'une période lointaine où le cinéma
n'était véritablement destiné qu'à un public américain. Pourtant, et
c'est une bonne surprise, les français parlent quand même français, et
il y en a un paquet, tout le monde en fait. Et pas seulement des
figurants, des rôles majeurs aussi, comme le Louis je sait pas quoi,
commandant de la police à Casablanca, interprété par un français. Les
allemands sont interprétés par...des allemands et les rôles principaux
(Rick, la femme, le résistant, le serveur, le chanteur) par des
américains.
On s'en fous que les décors fassent terriblement décor,
comprenez des décors vides, plats. On s'en fous que la tour de
l'aéroport soit une vulgaire maquette en carton. On s'en fous que
lorsque des gens regardent des avions décoller ceux-ci sont simplement
projeter sur un mur. Tout cela participe à une ambiance. Tout cela
c'est du vieux cinéma, du cinéma comme on n'en verra plus jamais, car
pour l'apprécier il faut bien se dire que le film est vieux. Voir ça
dans un film récent est tout simplement impardonnable.
Mais parlons
du film. D'abord il nous propose nombre de seconds couteaux à fort
caractère. Le barman qui louche sur le décolleté des "filles" de Rick,
le serveur si tendre si amical si joyeux, le croupier malheuresement
peu dévelloppé et j'en passe.
Casablanca parle du sacrifice, d'abord
du sacrifice de Ilsa puis de celui de Rick. Quelle sène poignante
lorsqu'une femme bulgare vient demander à Rick en pleurant de l'aider,
que l'on comprend - sans le dire - qu'elle a couché avec Louis par
amour pour son mari, et que Rick commence à comprendre alors que plus
jamais Ilsa ne sera sienne.
Casablanca c'est le talent monstrueux de
Humphrey Bogart, pas si beau que ça cela dit en passant, qui jamais ne
nous déçoit. Certes son jeu fait "old school" dans le rôle de l'homme
fort mais usé, mais de toute manière tout le film fait "old school"
alors dans ces conditions, son jeu ne fait absolument pas tâche, au
contraire même. C'est aussi la beauté Ingrid Bergman, belle certes,
mais d'une beauté ancienne, passée, révolue, une beauté que l'on ne
verra plus jamais d'ailleurs, mais c'est surtout son talent que l'on
vois. Talent tout simplement énorme.
L'histoire est passionante de
bout en bout. On ne s'ennuie jamais, tout juste un peu au milieu comme
dans la plupart des films, mais si peu. Le final est terriblement
poignant et joue avec nos émotions comme rarement un final l'aura fait.
Tristesse
puis joie, haine puis compréhension, Casablanca joue sur les émotions.
Il nous donne une émotion "négative" (de la haine envers un acte d'une
personne par exemple) avant de l'inverser (compréhension de l'acte de
cette personne toujours par exemple).
Beau, poignant, magnifique,
Casablanca est un film culte, un chef-d'oeuvre, un monument du cinéma
américain, signe d'une période révolue certes, mais terriblement belle,
et même si l'on ne l'a pas vécu [cette période] on ne peut s'empêcher
d'en être nostalgique.
05 juillet 2005
Patton (américain - 1970)
Patton,
un grand général de la seconde guerre mondiale, uniquement soldat,
aucunement diplomate. Légèrement raciste sur les bords, se foutant
éperdument des symboles, haïssant les trouillards (il en frappa un qui
pleurait parce-que ses nerfs avaient lachés suite à un bombardement).
La
scène d'intro est magistrale. Déjà elle est super classe, un drapeau
américain en fond, le plan arrive juste au dessus du sol, on devine que
c'est une estrade. Patton arrive. Il parle à une assemblée, on devine
que ce sont des soldats, beaucoup de soldats. Il leur fait un discours.
Un discours d'une réalité hallucinante, dans lequel Patton nous dis que
l'Amérique cultive le respect pour les gagnants, qu'enfant nous
admirions ceux qui jouaient le mieux aux billes et ceux qui couraient
le plus vite, que nous avions un véritable culte de la performance. Il
place aussi une phrase d'une réalité simple mais... réelle "on ne gagne
pas une guerre en gagnant pour sa patrie, mais en s'arrangeant pour que
le connard d'en fasse meurs pour la sienne", phrase reprise d'ailleurs
pendant les chargements de Call of Duty, les amateurs connaissent.
Ensuite il nous dit une chose si réelle que l'on se demande si le film
n'est pas plus récent que l'on ne pourrait le penser : les américains
détestent et ne peuvent pas perdre. Eh oui, Patton était quand même là
avant la guerre du Vietnam, guerre où les américians refusant
d'admettre leur défaite ont envoyés encore et toujours plus d'hommes et
de matériel malgrès leurs pertes énormes. On ne pouvais rêver meilleur
introduction pour un film sur un grand soldat pendant une grande guerre
(le premier grand n'a pas la même valeure que le second).
Patton commence par la nomination du général Patton à la tête d'une armée en Afrique du Nord. Il arrive et commence à faire le ménage dans son propre camps avant d'allez tuer du nazis. Il en profite pour critiquer la couverture aérienne anglaise. Car Patton n'aime pas beaucoup les anglais. Anglais caractérisés par le général Montgomery comme on ne l'avais pas encore vu. Certes brillant tacticien et savant diplomate, mais surtout fourbe, s'arrangeant pour que Patton ne serve qu'à l'aider à atteindre une certaine gloire (gloire qu'il a déjà puisqu'il a déjà mis en déroute l'armée de Rommel). D'ailleurs Patton montra des qualité de militaire énorme puisqu'en Sicile, condamné à laisser la route la plus courte à Montgomery pour atteindre une ville, il fit le tour, détruisit 3 divisions allemandes et arriva à la ville en question avant Montgomery.
Patton c'est l'histoire d'un homme sans concession. On le montre grand, on le montre tyrannique, on le montre sans pitié, on le montre pathétique. D'autant que le film d'a pas vieilli d'un poil. Les scènes de bataille, relativement peu nombreuse d'ailleurs en comparaison de l'"oeuvre" du général Patton restent toujours aussi efficace, on n'a pas le droit à des effets bidons. Par exemple, dans une scène des bombardiers attaquent la ville place forte des alliés en Afrique, eh bien pour un plan où l'on voit l'artilleur dans l'un des bombardiers ils n'ont pas fait un bombardier en décor projetant une vidéo toute pourrie de la ville à travers le cockpit pour nous faire croire à un plan depuis le bombardier survolant la ville, ils ont tout simplement filmés DANS le bombardier. L'image est nickel, idem pour le son. La mise en scène parfaite ne cède jamais à la facilité.
Beau, magistral, brillant, réaliste, pur, Patton est tout simplement un chef-d'oeuvre.



