A life of cinema

The wonderful world of a wonderful film buff (with a wonderful accent please)

20 septembre 2005

Kiss kiss bang bang

kiss_kiss_bang_bang1











Annoncé comme le grand retour de Shane Black (scénariste de gros films d'actions comme les deux premiers arme fatales, au revoir à jamais, last action hero ou encore le dernier samaritain), Kiss Kiss bang bang est tout simplement génial.
Empreinte d'une énorme touche de je-m'en-foutisme tout simplement hilarante, Shane Black détruit les codes et les réutilise à sa façon, se moquant allègrement de tous les clichés du cinéma qu'il a pourtant lui-même contribué à créer.
Se foutant complètement de ses deux héros et ne reculant devant rien (mais vraiment rien) il nous offre deux heures de pure plaisir, intense, jouissif, hilarant desquelles on ressort exténués.
Avec pour acteurs principaux deux "has-been" (Val Kilmer avait flingué sa carrière depuis fort longtemps et Robert Downey Jr. alternait films et cure de désintoxication) le résultat ne pouvait qu'être étonnant : il l'est. Campant deux héros pas tout blanc (Val Kilmer le dit lui-même, "je ne suis pas un mec bien") cassant le cliché des deux héros modèles sans peurs ni reproches (qui ont ici très peur d'ailleurs).
Dire que les dialogues sont savoureux ne rendraient qu'à peine justice au talent de Shane Black, c'est bien simple on n'avait pas vu ça depuis... pfiou, longtemps en tout cas, et dire qu'ils sont à se rouler par terre serait un euphémisme tant l'euphorie provoquée par le film est grande.
Bon ben tiens j'ai pas écris grand chose, tant mieux de toute façon il vaut mieux voir le film en n'en sachant le moins possible (je suis allez le voir en sachant les deux acteurs, le réalisateur/scénariste et toutes les éloges de flicht sur lui et...c'est tout).
Voilà donc pour faire simple, concis et efficace : une perle.

Posté par dubob à 11:47 - It's cult baby ! - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 août 2005

Hantise

hantise

Synopsis : Une femme quitte Londres après l'assassinat de sa tante (dont on n'a jamais retrouvé l'assassin). Elle rencontre un homme et ils décident de revenir habiter dans l'ancienne demeure de la tante. Mais d'étranges évènements que seule elle semble voir vont se produire...tintintintin (miloumilou ? Ah nan ça marche pas).

Bon alors comment partir sur ce film, difficile en fait vu qu'il vaudrait mieux le voir pour en parler, mais comme le but c'est quand même de vous donner envie de voir ce film, il faut bien écrire une critique sans spoiler outrageusement l'histoire. Ah ben tiens parlons-en. Bien ficelée, rondement menée, suspense haletant (tintintintin comme je l'ai déjà dis) laissant planer une ombre fantastique, y a pas à dire c'est du tout bon. Ah ben voilà c'est tout ce que je peux dire sur l'histoire. Ah non ! Je peux aussi vous prévenir de ne pas regarder au dos de la boîte du DVD vu qu'il nous dévoile quand même l'identité du méchant (en plus de faire des DVD de merde Warner spoile ses films, quelle bande de connards).
Le film joue sur la psychologie, Ingrid Bergman est d'ailleurs parfaite en...euh en femme choquée on va dire (diantre qu'est-ce que c'est contraignant de faire une critique pareille).
Bon ben parlons de la réalisation hein parce-que bon voilà ça reste difficilement spoilable ce côté-là, eh bien c'est tout simple : elle n'a pas vieilli. Le film date tout de même de 1944 (même année que Casablanca avec la même Bergman donc), et mis à part deux-trois plans qui rappellent l'âge du film le tout est d'un modernisme hallucinant (oui oui hallucinant vous avez bien lu). Mais outre ça tout le film est parfait. Bon voilà je ne vais pas m'étendre mais ce film est tout simplement un chef-d'oeuvre, voilà simple clair et concis : magnifique.

Posté par dubob à 21:05 - It's cult baby ! - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 juillet 2005

Starship Troopers

starship_troopersCertains disent que le reflet de la société se vois dans les criminels qu'elle créé. Mais si le reflet de la société se trouve dans l'armée alors on peut dire que la société où se déroule Starship Troopers est une société parfaite. Une société où n'importe quelle femme peut devenir la meilleure sans problème, où les petits brésiliens peuvent devenirs des héros de l'armée internationale de la Terre, bref, un monde parfait où le racisme, le sexisme et autre discriminations sont bannis à jamais. Pourtant ce monde est attaqué par des insectes très méchant qui veulent détruire la Terre et ses habitants avec, pas cool.
La première scène de Starship Troopers annonce la couleur : un reportage (point de vue caméra TV odnc) sur la première offensive de la première vague de la planète principale des méchants insectes, le reporter se faisant gentillement découpé pendant que tous les soldats battent en retraite. En clair : de l'humour, du gore, et de l'héroïsme bien américain. Pourtant Starship Troopers est loin d'être seulement ça. En effet, sous cette épaisse couche de fond de teint de gros blockbuster de divertissement se cache une critique acerbe de la société américaine, et de son culte de l'armée et des armes. Dès le premiers spot télévisé (plusieurs ponctuent ainsi le film) la critique se fait sentir, et ça n'arrêtera pas, jusqu'au dernier plan du film. Pour vous donner une idée, seuls ceux ayant fait leur service militaire sont considérés comme des citoyens (et donc peuvent se lancer dans la politique).
Pour cacher tout ça, Paul Verhoeven parodie les sitcoms américains, et on sent qu'il s'est bien éclaté tant le film les copie à l'extrême. On a donc les trois amis (un médium, une matheuse et un cancre) sortant de l'école partant s'engager. La matheuse et le cancre sont ensemble (évidemment ils font des bétises en classe dans le dos du prof), mais une autre fille ets là visiblement très amoureuse du cancre. Tout ça dans un douzième degrès à mourir de rire tant tout est exagéré. C'est simple rien qu'à y repensé j'ai les larmes aux yeux.
Les acteurs jouent, malgrès les apparences, sur une perfection extrême, parodiant donc les sitcoms. Il n'y a qu'à voir SPOILER la scène où la rousse (on s'en fous de leurs noms) meurt pour s'en rendre compte, rarement une scène aura été aussi ridicule FIN DU SPOILER
Mais là où le film fait très fort, c'est dans ses scènes de bataille d'une intensité tout bonnement incroyable. D'ailleurs quoi qu'en dise les effets spéciaux on très bien vieillis. On retiendra surtout la légendaire attaque du fort qui reste comme l'une des plus grande, intense et impressionante scène de bataille de tous les temps.

Une critique acerbe d'une société immonde sur fond de blockbuster ne lésinant à nul moment sur le gore (et le sexe ? sacré Verhoeven !), c'est l'éclate totale et on obtient l'un des films de SF le plus jouissif de tous les temps.

Posté par dubob à 13:41 - It's cult baby ! - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 juillet 2005

Platoon

platoonSi Platoon est entré dans l'hisotire du cinéma comme un film choc ça n'est pas pour rien. En effet, il fut l'un des premiers à montrer la véritable horreur du Vietnam, le filmant avec un rythme du documentaire. C'est aussi l'un des premiers films à se montrer aussi réaliste dans son traitement des combats et surtout des blessés. Ici les soldats cramés, blessés, amputés et autre sont légions, de même que les cris de douleur.
Si certains pourraient prétendre que ce film n'est qu'un amas de connerie censés être choquante et surtout pas réaliste pour un (ou deux ?) sous, le simple fait que Oliver Stone (réalisateur du film donc) se serve de sa propre expérience du Vietnam (il l'a fait le bougre) rend bien délicate toute tentative de discréditation du film.
Platoon pars donc du pied du réalisme, de l'authenticité (pas comme S.. euh bon je me tais).
Les premières images sont éloquentes. Un aéroport sous un déluge de sable, un avion atterit, et notre personnage principal (remarquez je n'ai pas dis protagoniste ah trop tard me suit encore fait avoir !) sort de l'avion, trimbalant son innocence et sa naïveté qui se cogne (très) durement avec le contraste des sacs noirs transportant les cadavres du front et les "anciens" rentrant chez eux (ou pas on ne sait pas) fortement amochés.
En s'attachant au côté humain de ses personnages, en filmant la descente aux enfer de Chris Taylor (Charlie Sheen) dans la folie et la démence (enfin pas trop quand même), Oliver Stone nous sert un exemple parfait du Vietnam. "la première victime de la guerre est l'innocence" slogan du film ("le premier STR sur la guerre du Vietnam" slogan du jeu vidéo qui m'a bien fait marrer). Une phrase un peu choc qui illustre pourtant à merveille le film.
Oliver Stone ne filme pas des batailles mais des hommes, des soldats perdu dans un merdier sans nom, où les petites histoires entre les hommes passent avant les plans d'attaque des vietcongs.
Un film poignant et émouvant sur l'innocence perdue du Vietnam, véritable hommage, ne cédant jamais au patriotisme exacerbé et abordant toujours d'un point de vue éclairé, lorsqu'il en est question, l'interventionnisme américain dans le monde.

Posté par dubob à 13:54 - It's cult baby ! - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 juillet 2005

Hithcock forever

Allez hop quelques petits articles sur un petit gars à la calvitie prononcée un peu rondouillard sur les bords, il paraît qu'il a fait quelques films ici et là...quoi ? ah oui pardon. Alfred Hitchcock

fen_tre_sur_cour1Selon moi l'un des meilleurs Hitchcock. Utilisation judicieuse du décor (toute la cour d'immeuble, l'arrière plan, le ciel, le bar, enfin bref tout est un immense décor), interprétation ENOOOOOOORME des comédiens James Stewart en tête. Partant sur un concept simple, un homme suspecte son voisin d'avoir tué sa femme, et posant moults questions dont celle de la vie privé et du voyeurisme. Comme d'habitude, la mise en scène de Hitchcock est tout simplement géniale. Tout le film se passe depuis le salon de James Stewart (incapable de bouger à cause de sa jambe cassée) et c'est magistral. Le suspens est (je sait ça fait classique mais que voulez-vous c'est un classique) insoutenable. ça n'est pas pour rien que Alfred Hitchcock est surnommé le maître du suspense quand même ! Le final est inattendue, on ne s'ennuie jamais, on est à fond dedans, du grand cinéma !

 

la_corde2Là encore, du grand cinéma. Un synopsis d'une simplicité frisant le génie -deux étudiants en tuent un troisième, mettent son corps dans une malle et décident de se servir de la malle (non vérouillée) comme table pour la soirée (des connaissances de l'assassiné) - et une mise en scène là encore grandiose. Le film est tourné en plans de 10 minutes, dont la coupure est des fois masqué, des fois non, mais le rythme conféré par ce procédé est hallucinant. Tour de force technique (les murs coulissant, l'arrière plan de la ville bougeant en temps réel) et narratif (l'histoire est d'une fluidité tout simplement parfaite). On est dans l'intrigue du début à la fin, c'est tout bonnement hallucinant.

 

vertigo1Probablement le film de Hitchcock le plus mystérieux. Et aussi l'un où il fait le plus réfléchir ! A chaque moment du film on se demande "mais qu'est-ce qu'il se passe encore ?" Un film compliqué, un peu lent sur les bords (nous faisant même impatienter pour le dénouement !) mais terriblement bien fichu. Déjà les dialogues sont super, avec son lot de phrases chocs et de vérités vraies (une vérité vraie on... euh oui d'accord). Bref c'est un film intriguant, étrange, "space" Pas aussi entraînant que d'autres de ses films, plus fantastique que les autres (du moins dans son traitement), Vertigo restera unique en son genre.



la_mort_aux_trousses4Avec La mort aux trousses, Alfred Hitchcock a inventé ni plus ni moins que le blockbuster. On se prend pas la tête, on a un héros pleins d'humour (enfin c'est sûr qu'avec Cary Grant on allait pas assister à un enterrement), une héroïne aux atouts avantageux, un complot ultra-secret, des cascades à tout va, bref, on ne s'ennuie pas. Alfred Hitchcock a aussi inventé par la même occasion le concept du "héros malgrès lui" (ici un quidam que les méchants considèrent comme un agent secret dangereux pour eux). Tant pis si le pauvre quidam se transforme du jour au lendemain en super-héros, tant pis si l'intrigue fléchit un peu au bout d'un moment, La mort aux trousses c'est avant tout du spectacle, mais façon Hitchcock...


les_oiseauxAprès avoir révolutionné l'utilisation du décor, des plans-séquences, inventé le traveling compensé puis le blockbuster, Alfred Hitchcock s'est attaqué aux effets spéciaux. Avec Les oiseaux, c'est un énorme travial de trucage que doivent surmonter toute son équipe technique. Ainsi le recours au matt-painting, incrustation (explosion intégré dans une peinture de la ville avec incrustation des oiseaux volant par dessus) et autre. Il a aussi inventé par la même occasion le montage un peu plus "vivant", avec notemment l'alternance entre l'action et la réaction des personnages suivant cette action. ça a l'air de rien mais il a bien fallut l'inventer, et comme par hasard, c'est Hitchcock qui s'y colle. A part ça le film est stressant à souhait, se basant sur le "non-dit" (on ne saura jamais pourquoi les oiseaux se sont mis à attaquer. C'est aussi une séquence de massacre dans lequelle la comédienne du donner de sa personne (se faisant réellement tailladé par les oiseaux) et un film sans fin. Rien que ça !

   
   

l_homme_qui_en_savait_trop1L'homme qui en savait trop lui aborde le thème des parents, et du rapt d'enfants, sous couvert d'un complot contre un homme politique. Pas question d'inventer la poudre (le film est un remake), le film nous installe son intrigue classique, nous donne des méchants pas beau du tout (mais vraiment laid) pour enfin nous combler dans la scène de l'opéra, qui, si elle en fait un peu trop sur les bords, est l'une des plus prenantes qui aient jamais été fait (oui je sait c'est le fanboy qui parle). Bref, pas son meilleur film, un peu ennuyeux par moment, mais une vraie leçon de cinéma.



psychoseComment parler de Hitchcock sans parler de Psychose ? SON film, SON chef-d'oeuvre. Bon maintenant que je l'ais vu en fait, ben je me tate. Son chef-d'oeuvre ? Je préfère qunad même - et de loin - La corde ou Fenêtre sur cour, quand même bien plus prenant. En fait, Psychose n'est peut-êytre pas le mastodonte annoncé, pas le chef-d'oeuvre du thriller qu'on disait. C'est juste un bon film, prenant, bien construit. Dna sle cadre des évolutions de Hitchcock pour le cinéma, notons ici une scène d'introduction sur un couple qui vient de faire l'amour, et le baptème des toilettes (auparavant jamais filmées !). Un exellent thriller, pas aussi bien que son rang le laissait espérer, mais bien stressant, bien angoissant, et surtout bien manipulateur. Le plan final suffit même à nous faire frissonner de terreur (comment ça j'en rajoute ? n'importe quoi...). Un bon film et...c'est tout. Enfin au vue des autres !

Posté par dubob à 14:21 - It's cult baby ! - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 juillet 2005

Alien

S'il est une saga qui a marqué à jamais le monde de la science fiction, du fantastique et de l'horreur réunis, c'est bien la saga Alien.

De toute l'histoire du cinéma, rarement une saga a été aussi riche. D'une traque à la bête dans une atmosphère flippante on est passé à une mission de sauvetage qui vire au désastre façon vietnam puis un univers de cinglé où la bête était comparé au diable pour finir sur un film d'action emprunt d'une touche d'humour noir.

Dans le premier, Ridley Scott dévelopait une histoire longue, lente. Nous donnait des personnages ayant une vraie perosnnalité (il a même avoué s'être inspiré de Massacre à la tronçonneuse dans le dévelloppement de chaque personnage) et parvenait à nous faire craindre au plus haut point chaque conduit d'aération. L'alien, l'"inconnue", l'"étranger", la "chose" là qui rampe dans nos conduits d'aération. La peur, la suggestion, le "je ne vois rien mais je sais que ça arrive" repris par ailleurs à outrance dans le 2, bref, que des trucs nouveaux qui foutent bien les jetons.
Dans sa suite, sobrement intitulé Aliens : le retour (notez le "s" à "aliens" qui indique qu'il y a plusieurs alien) James Cameron changea l'ambiance claustrophobique pour une ambiance opération commando (opération militaire oblige) qui se vautré méchemment façon Vietnam. En gros ils sont arrivés là-bas avec de gros trucs bien sophistiqués et se sont fait avoir comme des débutants en tombant dans le premier piège venue. D'ailleurs c'est la grande différence entre le premier et le second volet des ALIEN. Ici on n'a pas un seul alien et des armes toutes pourries, mais bien des tonnes d'aliens et des armes ben pas pourries du tout. En gros ici on déscend de l'alien à la douzaine, et surtout, on met pas une heure pour faire la connaissance avec l'individu en question et deux heures pour le tuer. Bref de l'action, du stress et au final beaucoup de morts pour ce que certains qualifieront de meilleur film de la saga. Mouais, il ets bien mais delà à dire le meilleur... De toute façon il est impossible d'en choisir un tant ils sont tous différents. Avec le volet suivant, David Fincher ramenait la créature dans une prison abandonnée remplies d'ex-tolards ne tenant que par une religion des plus zarb et n'ayant pas vu de femmes depuis... eh bien depuis qu'ils en avaient violé une, ça date... Donc forcément l'irruption d'une femme (Ripley donc, ah non pas donc ? mince j'ai oublié de la cité ! bon tant pis j'ai la flemme de tout réécrire) ne va pas laisser indifférent leurs petites têtes chamboulés. Cet épisode est donc celui tant haïs par monsieur Cameron qui à force d'avoir entendue qu'il était le meilleur réalisateur du monde et que son aliens : le retour était le meilleur alien avais un peu pris la grosse tête. "oui euh vous avez tué les personnages que j'avais mis en place euh tout ça quoi voilà" Soit. Enfin un alien 3 avec un ancien soldat et une petite fille traumatisée à vie je demande à voir. De toute façon la question ne se pose même pas puisque les alien c'est le cauchemard de Ripley et de personne d'autre. Et toc ! va donc retourner à tes profondeurs abyssales saleté de gros prétentieux, barbus qui plus est ! Bon reprenons notre calme et continuons. Ici l'alien fut transformé pour des raisons scénaristiques. Plus rapides ? Ouah quelle incohérence... non sérieusement il ne sort même pas d'un ventre humain d'une sorte de vache... (et non je ne regarde pas la vie paysanne chacun son truc) Bref ici l'alien est comparé à une sorte de diable, et la seule façon ici de s'en débarassé c'est le grand saut dans un bain un peu tiède pour la plus toute jeune Ripley (eh oui avec toutes ces hibernations elle en affiche au compteur la pauvre !). On a aussi droit au bon dévelloppement du truc déjà dévelloppé dans les deux premiers films sauf qu'ici c'est encore plus dévelloppé. Quoi ? ah oui pardon ! La commercialité de l'alien donc. Eh oui c'est vrai, qu'est-ce qu'on peut faire avec un alien... de toute manière les scientifiques nous ont toujours montrés dans l'histoire se foutre éperdument de la vie des gens tant qu'ils pouvaient analyser un poil de cul d'un tigre du bengale (je sait, mauvais exemple mais bon).
Maintenant pour clore cette magnifique tétralogie (une série de 4 films donc) mr Jeunet nous a pondu le quatrième - et dernier -volet de cette merveilleuse saga. Moins personnel que les autres (pas écrit par le réal quoi) il n'en reste pas moins un exellent film. La seule petite déception viens du côté de la bête hybride à la fin. Si les clones de Ripley avec un côté alien était une trouvaille de génie, l'autre  immonde créature tenait plus du clown que de l'alien et suffisait presque à plomber tout le film. Mais bon on lui pardonnera en raison de l'immonde et ô combien triste scène où elle se fait purement et simplement aspirée dans l'espace, jetant un dernier coup d'oeil à sa mère véritable, j'ai nommé clone n°7 de Mrs Helen Ripley.

Une saga magnifique, énorme, moumentale, culte tout simplement.

Alien : le huitième passager
film britannique, américain / 1979
réalisateur : Ridley Scott
avec : Sigourney Weaver , Tom Skerritt , Ian Holm

Aliens le retour
film britannique, américain / 1986
réalisateur : James Cameron
avec : Sigourney Weaver , Lance Henriksen , Bill Paxton

Alien³
film américain / 1992
réalisateur : David Fincher
avec : Sigourney Weaver , Lance Henriksen , Charles S. Dutton 

Alien, la résurrection
film américain / 1997
réalisateur : Jean-Pierre Jeunet
avec : Sigourney Weaver , Winona Ryder , Dominique Pinon

Posté par dubob à 20:35 - It's cult baby ! - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 juillet 2005

Casablanca (américain - 1942)

casablancaCasablanca, l'un des monuments du cinéma américain des années 40. Un monument du film d'amour. Beau, triste, poignant.
L'histoire : en pleine seconde guerre mondiale, la France est encore séparée en deux, la France occupée et la France "libre" de Vichy. Les réfugiés partent pour Casablanca où certains attendent des années pour obtenir un sauf-conduit pour aller à Lisbonne puis en Amérique. Un américain, Rick, dirige un bar. Totalement neutre, il ne fait pas de politique et garde un certains contrôle. Jusqu'au jour où une femme qu'il a aimé et qui l'a abandonné sans autres explications qu'une lettre envoyée sur le quai de la gare refait surface en compagnie d'un homme majeur de la résistance. Il devra choisir entre l'aider et ainsi aider la résistance ou laisser sa rancune s'installer et lui refuser toute forme d'aide.
On se fous que tout le monde parle anglais à Casablanca, on s'en fous que les allemands parlent aux français en anglais, on se fous que les "locaux" parlent anglais. Signe d'une période lointaine où le cinéma n'était véritablement destiné qu'à un public américain. Pourtant, et c'est une bonne surprise, les français parlent quand même français, et il y en a un paquet, tout le monde en fait. Et pas seulement des figurants, des rôles majeurs aussi, comme le Louis je sait pas quoi, commandant de la police à Casablanca, interprété par un français. Les allemands sont interprétés par...des allemands et les rôles principaux (Rick, la femme, le résistant, le serveur, le chanteur) par des américains.
On s'en fous que les décors fassent terriblement décor, comprenez des décors vides, plats. On s'en fous que la tour de l'aéroport soit une vulgaire maquette en carton. On s'en fous que lorsque des gens regardent des avions décoller ceux-ci sont simplement projeter sur un mur. Tout cela participe à une ambiance. Tout cela c'est du vieux cinéma, du cinéma comme on n'en verra plus jamais, car pour l'apprécier il faut bien se dire que le film est vieux. Voir ça dans un film récent est tout simplement impardonnable.
Mais parlons du film. D'abord il nous propose nombre de seconds couteaux à fort caractère. Le barman qui louche sur le décolleté des "filles" de Rick, le serveur si tendre si amical si joyeux, le croupier malheuresement peu dévelloppé et j'en passe.
Casablanca parle du sacrifice, d'abord du sacrifice de Ilsa puis de celui de Rick. Quelle sène poignante lorsqu'une femme bulgare vient demander à Rick en pleurant de l'aider, que l'on comprend - sans le dire - qu'elle a couché avec Louis par amour pour son mari, et que Rick commence à comprendre alors que plus jamais Ilsa ne sera sienne.
Casablanca c'est le talent monstrueux de Humphrey Bogart, pas si beau que ça cela dit en passant, qui jamais ne nous déçoit. Certes son jeu fait "old school" dans le rôle de l'homme fort mais usé, mais de toute manière tout le film fait "old school" alors dans ces conditions, son jeu ne fait absolument pas tâche, au contraire même. C'est aussi la beauté Ingrid Bergman, belle certes, mais d'une beauté ancienne, passée, révolue, une beauté que l'on ne verra plus jamais d'ailleurs, mais c'est surtout son talent que l'on vois. Talent tout simplement énorme.
L'histoire est passionante de bout en bout. On ne s'ennuie jamais, tout juste un peu au milieu comme dans la plupart des films, mais si peu. Le final est terriblement poignant et joue avec nos émotions comme rarement un final l'aura fait.
Tristesse puis joie, haine puis compréhension, Casablanca joue sur les émotions. Il nous donne une émotion "négative" (de la haine envers un acte d'une personne par exemple) avant de l'inverser (compréhension de l'acte de cette personne toujours par exemple).
Beau, poignant, magnifique, Casablanca est un film culte, un chef-d'oeuvre, un monument du cinéma américain, signe d'une période révolue certes, mais terriblement belle, et même si l'on ne l'a pas vécu [cette période] on ne peut s'empêcher d'en être nostalgique.

Posté par dubob à 10:51 - It's cult baby ! - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 juillet 2005

Patton (américain - 1970)

pattonPatton, un grand général de la seconde guerre mondiale, uniquement soldat, aucunement diplomate. Légèrement raciste sur les bords, se foutant éperdument des symboles, haïssant les trouillards (il en frappa un qui pleurait parce-que ses nerfs avaient lachés suite à un bombardement).
La scène d'intro est magistrale. Déjà elle est super classe, un drapeau américain en fond, le plan arrive juste au dessus du sol, on devine que c'est une estrade. Patton arrive. Il parle à une assemblée, on devine que ce sont des soldats, beaucoup de soldats. Il leur fait un discours. Un discours d'une réalité hallucinante, dans lequel Patton nous dis que l'Amérique cultive le respect pour les gagnants, qu'enfant nous admirions ceux qui jouaient le mieux aux billes et ceux qui couraient le plus vite, que nous avions un véritable culte de la performance. Il place aussi une phrase d'une réalité simple mais... réelle "on ne gagne pas une guerre en gagnant pour sa patrie, mais en s'arrangeant pour que le connard d'en fasse meurs pour la sienne", phrase reprise d'ailleurs pendant les chargements de Call of Duty, les amateurs connaissent. Ensuite il nous dit une chose si réelle que l'on se demande si le film n'est pas plus récent que l'on ne pourrait le penser : les américains détestent et ne peuvent pas perdre. Eh oui, Patton était quand même là avant la guerre du Vietnam, guerre où les américians refusant d'admettre leur défaite ont envoyés encore et toujours plus d'hommes et de matériel malgrès leurs pertes énormes. On ne pouvais rêver meilleur introduction pour un film sur un grand soldat pendant une grande guerre (le premier grand n'a pas la même valeure que le second).

Patton commence par la nomination du général Patton à la tête d'une armée en Afrique du Nord. Il arrive et commence à faire le ménage dans son propre camps avant d'allez tuer du nazis. Il en profite pour critiquer la couverture aérienne anglaise. Car Patton n'aime pas beaucoup les anglais. Anglais caractérisés par le général Montgomery comme on ne l'avais pas encore vu. Certes brillant tacticien et savant diplomate, mais surtout fourbe, s'arrangeant pour que Patton ne serve qu'à l'aider à atteindre une certaine gloire (gloire qu'il a déjà puisqu'il a déjà mis en déroute l'armée de Rommel). D'ailleurs Patton montra des qualité de militaire énorme puisqu'en Sicile, condamné à laisser la route la plus courte à Montgomery pour atteindre une ville, il fit le tour, détruisit 3 divisions allemandes et arriva à la ville en question avant Montgomery.

Patton c'est l'histoire d'un homme sans concession. On le montre grand, on le montre tyrannique, on le montre sans pitié, on le montre pathétique. D'autant que le film d'a pas vieilli d'un poil. Les scènes de bataille, relativement peu nombreuse d'ailleurs en comparaison de l'"oeuvre" du général Patton restent toujours aussi efficace, on n'a pas le droit à des effets bidons. Par exemple, dans une scène des bombardiers attaquent la ville place forte des alliés en Afrique, eh bien pour un plan où l'on voit l'artilleur dans l'un des bombardiers ils n'ont pas fait un bombardier en décor projetant une vidéo toute pourrie de la ville à travers le cockpit pour nous faire croire à un plan depuis le bombardier survolant la ville, ils ont tout simplement filmés DANS le bombardier. L'image est nickel, idem pour le son. La mise en scène parfaite ne cède jamais à la facilité.

Beau, magistral, brillant, réaliste, pur, Patton est tout simplement un chef-d'oeuvre.

Posté par dubob à 23:58 - It's cult baby ! - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1