01 novembre 2005
The descent
Alors
qu'en est-il de cette "nouvelle forme de terreur" ? Qu'en est-il de ce
film que tout le monde admire ? Neil Marshal à qui on doit le
testostéroné Dog Soldiers (film 100% macho) change ici de méthode en
reprenant pourtant le même spitch mais à l'envers. Ainsi six femmes
vont faire de la spéléologie dans les Appalaches pour se faire traquer
par des choses mystérieuses. La première partie est psychologique
(toute l'exploration de la grotte, l'obscurité, les tunnels étroits, le
vide, la sensation de "quelque chose") et la seconde plus primale,
faisant dans le gore pure et dure. Si l'apparition des crawler
(rappelant des gollums, de toute manière c'est la même chose, des
humains (ou presque) qui vivent enfermés dans des grottes) procure de
beaux moments de frayeurs, la suite fait bien moins peur lorsque les
filles se transforment en rambo pour tuer tout le monde (à noter que la
scène de combat contre toutes les créatures est certes efficace mais
totalement illisible et incompréhensible), virant dans le gore pure
plus risible qu'autre chose. Alors certes du gore comme ça on n'en
avait pas vu au ciné depuis un bout de temps, mais là il sert à rien.
Puis reste la fin que chacun interprétera comme il veut. Rajoutez à ça
des FX plutôt pourrie (mais de très beaux décors et maquillages) et le
résultat final est certes sympathique, mais bien en dessous de cette
"nouvelle forme de terreur" tant annoncée.
29 septembre 2005
Man on fire
Tony Scott semble patire de l'énorme (que dis-je, infini) talent de son frère ainé, à savoir Sir Ridley Scott. Il essaye donc de copier (platement) le style visuel de son frangin, sans grande réussite disons-le tout de suite. Car là où Ridley Scott
sait adapter son style au sujet de ses films, son frérot lui semble
vouloir en foutre pleins la vue, au détriment du film. En soi le film
n'est pas franchement mauvais, il est même plutôt réussie, mais à force
de vouloir en faire des tonnes, Tony Scott plombe le
projet qui s'écroule sous un amas indigestes de scènes
incompréhensibles, sans raisons aucune (la moindre discussion aussi
calme et douce soit-elle se transformera en bouilli à la moindre
occasion). En gros on sent bien que le petit Tony veut se démarquer de
son talentueux de frère. Et c'est d'ailleurs fort dommage, car avec Ennemi d'Etat et Spy Game,
il faisait quand même preuve d'un savoir-faire indéniable pour livrer
des blockbusters bien au dessus de la moyenne. Ainsi à force de trop
vouloir en faire, il gâche tout. Détail amusant, son meilleur film (True Romance)
faisait lui beaucoup plus dans la simplicité de la réalisation, comme
quoi on a beau vouloir en rajouter toujours plus, la simplicité reste
le meilleur moyen d'être efficace.
Pour le reste pas de problèmes, Dakotta Fanning est hallucinante et Denzel Washington
joue son jeu habituel, sobre et efficace. L'histoire, sans grande
surprise (même le rebondissement final ne m'a pas surpris, c'est dire)
assure une bonne fluidité à l'ensemble.
Pour résumer, le film pêche
par excés, tant dans sa réalisation que dans le déroulement de
l'histoire (le drame n'intervenant qu'au bout de cinquante longues
minutes, Tony Scott voulant visiblement à tout prix nous attendrir sur la gamine). Au lieu de vouloir faire dans l'esbrouffe visuelle, Tony Scott ferait mieux de réfléchir au film avant de vouloir épater la galerie. Et c'est pas avec son prochain film (Domino) qu'il va réussir...
16 septembre 2005
Massacre à la tronçonneuse (2003)
Massacre
à la tronçonneuse version 2003. Avant sa sortie beaucoup de gens
s'interrogaient, d'une part sur la légitimité du remake, et d'autre
part sur le talent de l'équipe du film. Voir Michael Bay en producteur
n'était pas pour rassurer les fans invétérés de l'original (qui, je
dois bien l'avouer, m'a toujours laissé de marbre). Pourtant, d'une
part Michael Bay avait pour ligne de conduite de respecter l'original,
et d'autre part il a judicieusement su choisir et son casting (note :
la voix off est la même que pour l'original) et son équipe technique
(note : le directeur de la photographie est le même que pour
l'original) et surtout son réalisateur. Une phrase de Michael Bay
pourrait ainsi résumer le film "ici la star c'est le film". Et une
autre de Marcus Niespel (le réalisateur) "c'est plus un film sur la
terreur qu'un film sur un tueur". L'idée du réalisateur était donc de
respecter l'original tout en surprenant le spectateur. C'est à dire de
ne pas tomber dans le film-hommage tout en gardant l'ambiance du
premier et en modifiant les évènements, et c'est là que les scénaristes
montrent tout leur talent. Chaque scène-clef de l'original est donc
soigneusement décortiquée, analysée, pour ensuite inverser la situation
et ce d'une manière des plus vicieuses. Une scène de l'original durait
des plombes ? On la raccourcit. Un endroit de l'original était à peine
évoqué ? On en fait toute une scène. Et ça commence dès la présentation
des personnages. Ce qui donnait une forte identité à l'original,
c'était son refus des clichés dans les héros. Ici on arrive avec le
dérangeur (le blond), l'intello (les lunettes), le "leader" (le gars de
Six Feet Under), l'héroïne amoureuse (la Biel) et l'autre là pleine
d'amour truc muche. Mais pour vraiment développer cette partie il
faudrait que vous ayez vue le film, chose dont je ne peut être sûr.
Quand
on fait un remake, on fait généralement tout en plus gros, celui-ci ne
déroge pas à la règle. Que ce soit le Leatherface (incarné par le
bonhomme à qui Cuba Booding Jr fout une raclée dans Pearl Harbor)
beaucoup plus imposant et terrifiant (et qui court vachement vite en
plus), la maison, énorme, beaucoup plus grande, la porte de métal
(finit la pauvre porte toute pourrie en alu, place à la grosse porte
lourde) et même le gore (le réalisateur se disant naïvement que d'autre
films plus violents avaient eu le feu vert, il pourrait faire ce qu'il
voulait, il, avait tord, vu qu'il ne sagit ici que de pur
divertissement, la censure est d'autant plus sévère (le film a, un peu
comme le remake de Dawn of the Dead, frôlé le Xage (équivalent du
classement d'un porno mais dans la violence))).
Massacre à la
tronçonneuse est un film sur une peur viscérale. Et ça commence ainsi
dès la première scène (Michael Bay "beaucoup de gens pensaient que
l'original était vraiment tiré d'une histoire vraie, donc on a prit ça
comme idée pour le remake, en faire une histoire vraie") pour ne plus
nous lâcher au générique. Le blaireau que je suis qui a eu la mauvaise
idée de regarder le film seul dans un appartement vide à 22h dans le
noir (ma main a finit par retrouver le bouton de la lumière après le
premier meurtre) ne s'en remettra probablement jamais. Car après tout
le film est une sorte d'expérience, une façon de se dire "est-ce que je
suis assez courageux pour continuer ?". A ce sujet le visionnage seul
est conseillé, dès que l'on est deux pour regarder un film d'horreur on
finit par rire.
Enfin bref que dire de plus sur ce film ? Allez on
va faire son intéressant. Sachez donc que le film a été tourné en 38
petits jours pour un budget sous la barre des 20M$ au Texas par 38°
(imaginez le gars qui joue Leatherface, des masques, des tonnes de
vêtements, il court tout le temps en maniant une tronçonneuse de 15
kilos !!) en décors naturels (à une ou deux exceptions près). Petit mot
sur les acteurs, tous excellent (petite anecdote, pendant la scène de
la "reconstitution du crime", Morgan vomissait vraiment à chaque prise
(ils en ont fait 25...)).
Alors voilà, on va pas vous faire un
dessin : Massacre à la tronçonneuse version 2003 est tout simplement
exceptionnel, flippant, gore, prenant, sans le malsain de l'original
certes mais diablement efficace. Et même au risque de me faire lyncher,
j'irais jusqu'à dire qu'il dépasse l'original (c'est bon lachez-vous
maintenant, tuez-moi faites ce que vous voulez mais je l'ai dis !).
Petite anecdote sympathique avec SPOILER de rigueur:
Marcus Niespel, pour le montage de son film, a
demandé un conseil a un ami monteur, qui avait lui-même coupé une scène
de Shinning qui se passait dans un asile où la survivante racontait son
histoire, personne ne la croyait, et le dernier plan du film (un
traveling avant sur un portrait de Jak Nicholson) montrait qu'elle
disait la vérité. A la base le concept devait être le même dans
Massacre à la tronçonneuse (2003), mais cet ami monteur fit la même
coupe. Dans la scène alternative (il serait par ailleurs très
intéressant de pouvoir visionner une version alternative du film), on
comprends que la personne tuée par la police n'était pas Leatherface,
du fait qu'il avait deux bras. Puis on voit les S.W.A.T. entrer dans
une chambre où un corps a été découpé, et, dans un autre plan, un gros
gars avec un bras en moins sortir par une porte de service...
Une fin intéressante donc changeant la façon de voir le film.
FIN DU SPOILER
07 septembre 2005
Dobermann
Difficile de trouver dans le PCF (paysage cinématographique français)
un film plus décrié, plus critiqué, plus haïs par tout et par tous.
Certains magasine allant même jusqu’à qualifier le film d‘« emmerdant
», « chiant », « sinistre » ou tout simplement « nul ». Que de haine
donc pour un film réputé pour sa grande violence. Ne connaissant même
pas l’histoire je me lance dans le visionnement du film sans apriori
(négatif comme positif). Et c’est donc ça ?
Mais où est passée toute la
violence qui a fait la réputation du film ? C’est peut-être moi
appartenant à cette génération de cinéphiles insensible à la violence
mais j’ai beau chercher, il n’y a rien de véritablement choquant, et
pourtant d’autres films sont parvenus à me faire tressaillir et me
tordre sur mon fauteuil (ou ma chaise ça dépend des fois). Ici la
violence c’est purement et simplement du second degré, à partir du
moment où l’on regarde le film au second degré toute la surenchère
trouve sa justification là où, au premier degré, on commençait
sérieusement à douter du film.
Tiré de bouquins (et dans les bouquins on se permet tout, même le plus
inmontrable) Dobermann trouve pourtant son inspiration ailleurs, chez
Luc Besson en fait. Même plans de caméras stylisés, même goût de la
démesure, même méchant très méchant, jusqu’à l’utilisation des femmes
(les femmes dans les films de Besson, toute une histoire), ici une
muette (Monica Bellucci plutôt convaincante il faut bien le dire) et
une autre qui ne dira pas un mot non plus (Jan Kounen a d’ailleurs
maladroitement expliqué dans une interview qu’il sagissait de sortes
d’idéales féminins…il s’en est excusé néanmoins).
Le film est stylisé à l’extrême, plans de caméras, lumières, décors,
jeux d’acteurs, on se croirait dans un clip ou une pub, à la rigueur
dans un court-métrage expansé.
Disons-le clairement, Dobermann ne possède pas de scénario, pas
d’histoire, pas de véritable fil d’Ariane. C’est juste des
affrontements entre des gangsters et des flics. D’ailleurs ici il n’est
nul question de bon/mauvais, tout le monde est méchant et puis c’est
tout (ce qui renforce par ailleurs l’aspect cartoon du film).
Le film possède de grands contrastes, d’un côté le gros film d’action
français (gros moyens, effets spéciaux (j’y reviendrais d’ailleurs)
explosions en tout genre) et de l’autre le côté plus film d’auteur,
film de pote (des scènes à la Défense avec Romain Duris tournées le
week-end sans autorisations, les gens apparaissant dans le film sont
pour la plupart des membres de l’équipe technique ou des potes (Gaspard
Noé y joue un vendeur de kébabs))). Sans oublier les caméras, tantôt
utilisant des grues ultra sophistiquées contrôlées par ordinateur
tantôt la bonne vieille caméra à l’épaule dans des plans tournés en
catastrophe.
Concernant les effets spéciaux ils sont magnifiques, pas au sens de «
ouah qu’est-ce que c’est beau » (réaction possible par exemple devant
les dinosaures de Jurassic Park) mais au sens de « c’est fait en
synthèse ? c’est fait en vrai ? ». Impossible en effet de dissocier le
vrai du faux. On retiendra la scène de l’attaque du fourgon du début
(plan sur Vincent Cassel qui tire, demi-tour à 180° en bougeant à toute allure
vers le fourgon et explosion) et l’explosion du « jo hell » (deux
policiers en flamme expulsés du bar tombant dans le fleuve en un plan
continu).
On peut regretter au film d’un peu trop viser le culte, dans les
dialogues notamment, trop de répliques sont lourdes et mal placées
(comme le « mais madame, on n’est pas des voleurs » qui n’a rien à
foutre là), mais après tout ça contribue au charme du film.
Alors non Dobermann n’est pas un film « nul », « chiant », « sinistre
», mais il n’est pas non plus le film culte adulé par certains, c’est
juste un bon gros film d’action qui fait dans la démesure, on aime ou
on aime pas mais une chose est sûre, il ne laissera personne indifférent.
23 août 2005
Land of the dead
On le sait George A. Romero n’a plus à prouver grand-chose du côté du
film de zombie. Il a ainsi marqué les années 60, 70 et 80 avec sa
trilogie culte. Les années 90, quant à elles, ont faillis avoir une
adaptation de Resident Evil, et vu la qualité du script (juste ici) on
peut qu’être dégoûté par le choix (minable) de la société ayant les
droits (d’autant que la société du JV se disait très emballé par le
script de Romero). La première décennie du nouveau millénaire verra
donc (a vue serait plus juste) Land of the dead, dernier opus de sa
tétralogie des morts vivants.
Dès les premières images, on sait que le film n’a rien à voir avec ce
qui se fait à l’heure actuelle en matière de films de zombies (il faut
dire qu’à part le sympathique L’armée des morts on n’a pas eu grand-chose
de comestible à se mettre sous la dent). Ici on revient à l’époque où
le sang ça éclaboussait vraiment, où les zombies arrivaient et
déchiquetaient tout ce qu’ils trouvaient, et où les cinéastes n’avaient
jamais peur de rajouter des effets gore. Car malgrès sa faible
interdiction (-12) Land of the dead est bien plus gore que L’armée des
morts par exemple. Dans ce dernier les effets gore se limitaient à des
impacts de balles, des pieux dans les têtes ou des têtes (oui encore)
explosées à gros coups de fusil à pompe. Ici les zombies ils ont la
dalle et ils vont pas se gêner, allant même jusqu’à se bouffer
eux-même. Quand ils mordent, ils mordent. Doigts, nombrils, tout y
passe et on en redemande.
Mais que serait un film de zombies si aucune dénonciation ne se
trouvait sous cette épaisse couche de gore ? Ainsi le film dénonce deux
choses : tout d’abord le terrorisme. Les zombies étant les méchants
terroristes présents partout et les gentils étant les gars se
retranchant dans des villes-dictature. Et c’est là qu’intervient la
seconde dénonciation. Car dans ces fameuses villes (dans celle que l’on
voit en tout cas) c’est toute une dénonciation sociale qui arrive.
Ainsi la grande majorité des gens pauvres est gouvernée et manipulée
par une poignée de richards habitant évidemment dans une tour
surprotégée. On crois d’ailleurs rêver (mais en fait non) quand on
entre dans cette fameuse tour ! Les gens vivant comme s’il n’y avait
pas de zombies sur Terre !
Du côté du casting, mis à part Dennis Hopper
qui n’est qu’une caricature de cliché, on a tout du bon. Les acteurs
ont de belles gueules et sont bien dans leurs rôles. Ils sont pour la
plupart peu ou pas connu, et c’est là que l’on sent un peu plus le côté
série B. Car Land of the dead n’est rien d’autre qu’une « simple »
série B, pas comme les autres certes, mais ça reste du B. A ce propos,
qui dis série B dis petit budget, ici 15M$ et au vu du résultat à
l’écran on reste bouche bée (tiens un jeu de mot), surtout quand on commence à comparer.
Quand on sait par exemple que L’effet papillon a coûté 13M$ et que tout
le monde a dis que les réal’ avaient gérés leur petit budget comme des
chefs, que dire pour Land of the dead ? Lui qui possède énormément de
scènes avec des figurants (en costume et maquillé généralement), des
tas de décors, des explosions, des litres de sang, un véhicule
transformé et aussi la ville, la ville vue dans sa globalité ne laisse
à aucun moment transparaître son petit budget.
Dernier point : on ne s’ennuie pas pendant le film, ce qui est
malheureusement bien rare de nos jours où les réalisateurs semblent se
foutre de faire des films de 2h20 tant qu’ils développent bien leurs
sujets. Ici le film dure 1h30 c’est parfait, il n’en demandait pas
plus.
27 juin 2005
Killing Zoe (français, américain - 1994)
C'est
pas tous les jours qu'on tombe sur un film culte méconnu, allez hop
c'est partie ! Zed, un américain, arrive à Paris. Dans sa chambre
d'hôtel il fait l'amour avec Zoe, une étudiante française qui se
prostitue pour payer ses études. Ils font l'amour, et Eric, un ancien
ami de Zed, arrive dans la chambre et vire la fille. Ils vont se
bourrer et se défoncer la gueule toute la nuit avant de faire un
braquage dans une banque internationale se trouvant à Paris.
Killing
Zoe est un film qui n'apporte rien, nada, niet. La violence (assez
énorme il faut bien le dire) est totalement gratuite. Pour vous dire,
le réalisateur (Roger Avery scénariste sur Reservoir Dogs et Pulp
Fiction et réalisateur des Lois de l'attraction) a voulu faire ce film
quand il a trouvé une superbe banque qu'il pouvait avoir presque
gratuitement pendant les repérages de Reservoir Dogs. Bref, il
sagissait juste d'une envie énorme de tourner dans un lieue
extraordinaire. Il part dans l'aventure avec Eric Stoltzt et Samuel
Hadida (un français cocorico qui a produit True Romance, le pacte des
loups et les resident evil (hum) ) qui faisait la promo de Reservoir
Dogs à Cannes.
Nanti d'un budget de film d'auteur, Roger Avery ne
laisse à aucun moment transparaître la maigrelaiteté de son budget et
se sert de sa liberté artistique totale pour faire encore et toujours
plus de gore. Killing Zoe est un film que l'on pourrait revoir 100
fois, et à la centième vision on l'aimerais toujours autant si ce n'est
plus.
Killing Zoe c'est aussi la performance monstrueuse de Jean-Hughe Anglade qui a ici l'un de ses meilleurs films.
L'équipe du film a pris son pied à le faire et ça se sent. Le film est effroyable, effroyablement culte.


