24 juin 2006
Funny games de Michael Haneke
Funny
games est le genre de film dont on a souvent entendu parler, dont on a
vu d’autres films du même réalisateur, mais sans jamais l’avoir vu. On
sait qu’il s’agit d’un film violent, choquant, mais plus moralement que
visuellement. Lorsque l’on commence le film, l’intro nous fait presque
oublier tout ça, et s’il n’y avait ce générique sur fond de heavy metal
gueulard on aurait presque pu penser que le film allait être un film
sur les vacances d’une famille. Pourtant par la suite on oublie encore,
et on se laisse étrangement fasciné par l’installation de la famille
dans leur maison de vacances. Vient enfin le moment des bourreaux. Un
moment qui surprend car même si l’on sait très bien l’histoire du film
(des gens vont torturer une famille sans raison), cela surprend
toujours. La narration est totalement fluide, les différentes étapes du
scénario ne se sentent jamais, ce qui contribue pour beaucoup au
caractère choquant du film. Lorsque l’on comprend qui sont les
bourreaux et que l’on se rappelle que pendant tout le film ils vont
torturer cette pauvre famille, sans que l’on n’apprenne jamais
pourquoi, on est confronté à un choix. Le choix de continuer ou
d’arrêter le film. Dans les deux cas les gens ont leur raison, et ceux
qui décideront d’arrêter ne le feront pas forcément pour ne pas voir de
la violence, mais peut-être aussi pour le non intérêt (apparent) de
l’histoire (une chronique sur deux tueurs dont on ne connaît rien ou
presque). Ceux qui décideront de rester le feront parce-qu’ils seront
fascinés par le film (c’est mon cas).
Funny games est un film qui se veut résolument provocateur et choquant
ou tout du moins marquant. Le générique sur fond de heavy metal
gueulard alors que les images sont paisibles (la famille est heureuse
et va en vacances), les paroles que l’un des tueurs adresse directement
au spectateur, le long plan-séquence dans le salon délibérément
ennuyeux, le coup de la télécommande (je n’en dirais pas plus), les
faux espoirs et la toute fin sont autant d’éléments nous marquants pour
longtemps (car inhabituels). La violence de Funny games est plus
psychologique que morale. L’utilisation maligne de la suggestion et des
effets très réussis font que le film n’a pas vieilli d’un poil.
Petit mot enfin sur les acteurs, tous parfaits, en particulier les deux
tueurs incarnant à la perfection la froideur. On note aussi que le père
de famille n’est autre que Ulrich Mühe que l’on a pu voir dans Amen de
Gosta Gavras dans le rôle d’un officier S.S..
25 novembre 2005
Le bunker de la dernière rafale
Le
film le plus angoissant ne nous vient ni du grand Ouest américain, ni
des profondeurs asiatiques : il est ici, chez nous. Son nom ? Le bunker de la derière rafale. Petit (par sa taille) bijou horrifique du duo Jeunet & Caro.
D'une noirceur incroyable, incroyablement sombre (dans le sens purement
visuel du terme), prenant, tout simplement terrifiant. Pas de paroles
ou presques (quelques mots incompréhensible dans une radio), des
bruitages relativement exagérés, renforçant un aspect totalement
irréaliste terrifiant. Des hommes travaillent, se battent, meurent.
Tout ici est sinistre et prétexte à toujours plus de noirceur.
L'histoire ? Insaisissable. Le but ? Introuvable. Le bunker de la
dernière rafale s'apparente plus à une expérience qu'à une simple
fiction. On se surprend même à se demander ce que ça aurait donné
allongé à la durée d'un long-métrage et sur grand écran, probablement
une expérience insoutenable. C'est peut-être moi qui suis assez
facilement horrifié par cet espèce d'ancien futur gadgetisé, mais
toujours est-il qu'il est le seul film à avoir véritablement me tenir
les nerfs comme ça. D'accord c'est plus facile sur un court que sur un
long-métrage, mais ça reste impressionnant. Et avec ça j'attend
impatiemment que Marc Caro se remette à la réalisation, histoire de voir ce qu'il donne en roue libre sans son optimiste de Jeunet
à ses côtés (qui a par ailleurs mis trois films avant de trouver un
équilibre un peu bancal entre noirceur et poésie sans son ange noir),
nul doute qu'avec un budget à la hauteur de son imagination, il
insufflerait un vent d'air frais dans le cinéma français qui, malgré
tout ce qu'on dit, commence néanmoins à se réveiller.
04 novembre 2005
Keane - en bref
Keane conffirme tout le bien qu'on pensait de lui de Damian Lewis (Band of brothers, Dreamcatcher). Filmé caméra à l'épaule, le plus souvent en plans-séquences (sans aucune lourdeur inhérente à ce type de "faisage"), Keane est une petite perle qui nous plonge dans la folie de son héros, cherchant désespérément sa fille avant d'essayer de trouver du réconfort avec une autre petite fille. Pour ne rien vous cacher, je n'ai pas tout compris, tant pis, le film est une expérience viscérale, on ne regarde pas Keane on EST Keane, on est lui cherchant désespérément sa fille, et ce sans aucun artifice grossier pour rendre le personnage "prêt à s'identifier" comme beaucoup d'autres l'auraient fait.
A history of violence
Attention,
quelques (très légers) spoilers se cachent dans cette critique, si vous
ne voulez pas les retrouver lisez simplement la dernière phrase qui
vous dira que en gros le film vaut le coup.
A History of violence marque le retour en grande pompe de David Cronenberg, donnant du même coup l'occasion au talentueux Viggo Mortensen
de nous montrer toute l'étendue de son talent. C'est d'ailleurs LA
grande révélation du film, à des années-lumières de ses rôles
d'amant-tueur, de caporal entraîneur ou de roi du Gondor, il est d'un
naturel tout simplement renversant, David Cronenberg l'a d'ailleurs suffisament répété, il a été enchanté de travailler avec quelqu'un d'aussi consciencieux et talentueux que Viggo.
Partant
sur une histoire simple (un homme qui a trouvé la paix dans le trou du
cul du monde voit sont passé revenir foutre la merde), A history of violence
démontre l'engrenage inéluctable de la violence. Car chaques actions
violentes des protagonistes est justifiée à l'écran, impossible de leur
en vouloir; de se dire qu'ils n'auraient pas du faire ça, qu'il y avait
une autre solution. Démonstration de l'inéluctabilité de la présence de la violence en
ce bas-monde, A history of violence pousse tout de
même l'analyse un peu plus loin que ça, dans la famille notamment, en
étudiant avec (un peu de) profondeur les répercussions d'un acte
héroïque du père dans la famille. Tout le dilemne du héros partagé
entre son "devoir", le fait qu'il ait ni plus ni moins tué deux hommes,
et son désir que tout ça ne soit jamaisa arrivée est magnifiquement
interprétée par, je l'ai déjà dis mais je le dis encore, un Viggo Mortensen extrêmement talentueux. Le reste du casting n'est pas en reste d'ailleurs, tant Mario Bello que Ed Harris sont d'une justesse époustouflante.
Cronenberg
nous avait habitué, dans ses débuts du moins, à du gore à outrance, ici
avec un titre pareil il ne pouvait pas y échapper : bousillage de
visage à la cafetière, explosage de tête, de cervelle, transpercement
de pied, bide explosé, rien ne nous est épargné, et, heureusement, les
effets spéciaux sont d'un réalisme parfait.
Film tragique donc,
puisqu'ici un homme ne peut pas échapper à sa violente destinée, à qui
on pourra repprocher une intrigue un peu trop prévisible (du moins pour
la première partie) avec la première fusillade où, on nous la fait pas,
Viggo se débrouille un peu trop bien pour être honnête. Mise en scène parfaite, interprétation magistrale, message profond, A history of violence est indéniablement une pure réussite.
29 septembre 2005
Les amours d'une blonde

Synopsis
: version 1) dans une ville ouvrière de la Tchécoslovaquie, la
population est majoritairement composée de femme. Pour assouvir leurs
besoins, l'état fait implanter une base militaire près de la ville..
version 2) les aventures amoureuses d'une blonde que l'on suit pendant une aventure nous faisant supposer les autres.
A l’origine, un relâchement du gouvernement communiste, plus (plussssssss) de liberté pour les cinéastes Tchétchènes, et une volonté de dépeindre avec « justesse » les relations amoureuses de cette pauvre jeunesse. Partant sur le principe de la comédie romantique, « Les amours d’une blonde » commence par un plan (fixe) sur une femme jouant de la guitare tout en chantant quelque chose de connue (et dont ma mémoire ne se souvient plus du tout). Puis arrive la scène-clé du film, à savoir la « blonde » discutant de son petit ami avec une copine dans leur chambre (chambre rappelant fortement une chambre d’internat pour étudiantes alors que toutes les femmes sont majeures et travaillent...), scène pas particulièrement importante (ne méritant peut-être pas son appellation de « scène-clé » donc), trouvant son reflet à la fin du film (tout ce qu’il y a entre ne sert donc que de miroir révélateur, jolie métaphore non ?). Si la première scène nous faisait penser à une simple discussion innocente de jeunes filles naïves et pas particulièrement intelligentes (il faut dire qu’elles sont blondes aussi, ah oui c’était facile, au moins autant que le « si seulement je l’avais pas vu » pour « si seulement » ou le « je t’ai cassé » des critiques pour « Brice de nice », mais c’est un privilège, faut pas s’en priver), cette situation se retourne alors à la fin. De naïve au début, elle devient douce-amère à la fin. Tiens voilà un adjectif qui pourrait qualifier le film d’ailleurs, une comédie douce-amère, ça lui va bien, non ? Eh oui, parce-que d’abord c’est doux (dans le mauvais sens du terme, long, lent, lourd, mou) et ensuite parce-que c’est amère (c’est pas acide quoi, ni salé ni sucré en fait, pas d’épices non plus, même pas de poivres. Dingue comme le vocabulaire gustatif et culinaire prend du sens pour parler d’un film).
Puis il faut parler de la « blonde » donc. Actrice au demeurant pas spécialement jolie (faut dire qu’elle tire la gueule pendant tout le film, ça la rend pas particulièrement charmante) mais relativement douée. Enfin on se dit jamais « ouah qu’est-ce qu’elle joue mal ! » quoi. D’ailleurs petit détail amusant, sa façon de parler très mouillée, associés à la langue tchétchène (c’est du russe ?) tout en tchkolifarechucha sont en parfaite adéquation avec les crépitements (du coin du feu ?) de la bande sonore. Comme quoi un master irréprochable et une bande son nickel chrome ne sont pas forcément au service du film (on se rappelle que la qualité de l’image quasi parfaite des DVD des « back to the future » qui révélait instantanément tous les trucages jusqu’alors invisibles, c’est ballot) même si y a des limites (cf l’édition immonde et insultante de « Assaut » de Big John (aka John Carpenter)). Hum, je m’égare, excusez-moi. Il y aurait sans doute encore beaucoup de choses à dire, mais je vais m’arrêter là. Donc pour résumer : des acteurs bon mais sans plus, une histoire classique, une réalisation quelconque (tiens j’avais pas évoqué la réalisation du film, ben voilà c’est fait) et sans saveur, un rythme extrêmement lourd, y a pas à dire le bilan final est globalement négatif, même si quand même, on a passé un (relatif) bon moment. On est loin des chef-d’œuvres que sont « Vol au dessus d’un nid de coucou », « Ragtime » ou encore « Amadeus ». Sitôt vu, sitôt oublié.
24 septembre 2005
Moi, toi et tous les autres
Film sur l'amour, les rencontres, les problèmes et les tracas de tous les jours, les mal-être, les désagréments que l'on s'inflige consciemment ou inconsciemment, Moi, toi et tous les autres parle de tout ça avec une fraîcheur et une franchise tout simplement épatante. Sans jamais tomber dans le patos, sans jamais allez à l'excés, parlant toujours de la plus belle vérité qui soit, épatant je vous dis. Des dernières minutes de la vie d'un poisson rouge à l'interrogation de deux filles sur qui suce le mieux, le film est pleins de moments d'anthologie géniaux. Proposant une galerie de personnages plutôt vaste (avec cependant un lien entre chacun d'entre eux) et sans cliché (ou si peu, enfin je dis ça par pure précaution, j'en ai vu aucun moi). Chaque problème y est traité avec douceur et surtout sans aucun voyeurisme ostentatoire. Le film traite du manque immense de communication dans notre monde où l'on passe son temps à attendre que l'autre se décide (ce qui entraîne fatalement un blocage). Drôle parfois, émouvant tout le temps, Moi, toi et tous les autres constitue incontestablement une réussite pure.
23 septembre 2005
Paradise now
Waouh
! La claque ! Bon que dire. En gros c'est un film sur des kamikazes
palestiniens (ou cisjordaniens, pareil pas pareil ? j'y comprends rien
de toute façon). Quand je suis allez le voir je me disais que ça allait
être le genre de film assez minimaliste, tout petit, très intimiste et
qui nous offrirait quand même une ou deux scènes chocs avec toute la
crudité de la violence nécessaire. Eh ben en fait non, et c'est pas
plus mal parce-que le film n'en est que plus choquant. Il aurait
ensuite suffit que la bande-annonce ne dévoile pas une scène qui aurait
pu être méga poignante (en même temps sans ça j'y serais peut-être pas
allez, là se pose donc la question de ce que l'on peut montrer ou ne
pas montrer dans la bande-annonce) et ça aurait été parfait. Le film
raconte donc l'histoire de deux personnes, ils vivent normalement, et
puis un soir paf comme ça on leur dit qu'il est temps d'allez se faire
sauter pour la bonne cause. Et le spectateur abasourdie regardera alors
toute l'étape de préparation de ces deux kamikazes. N'épargnant rien,
même le plus ridicule, le film montre tout sans trop de jugement, au
spectateur de juger. En fait le film pourrait être vu par un
pro-kamikaze (adepte de la manière forte) ou par un pro-pas kamikaze
(adepte de la parlementation) et les deux pourront aimer. Il sagit donc
de montrer simplement. Evidemment il y a quand même un personnage qui
vient apporter la voix de la raison, mais globalement on suit les
kamikazes point. A nous de juger ensuite les actes des personnages.
Côté réalisation c'est du tout bon et même plus que ça. Sans jamais
donner dans le superstylemégasupraquidéchire (à part dans une scène ou
deux ou le réal' tente bien de faire quelques effets) et encore moins
dans le pathos (un plan de quelques secondes de tout le film fait pour
nous faire pleurer). Le film se permet de montrer tout et comme je l'ai
dis plus haut (comment ça ils sont pas structurés mes articles ?) même
le plus ridicule. La scène du testament face caméra est à mourir de
rire, et d'autres moments ou phrases du film font aussi sourire, même
quand on aurait envie de foutre un coup de poing dans la gueule de
celui qui les dit.
Reste des comédiens plus vrais que nature, des
dialogues qui sonnent justes, et un final dont toute la force se
déverse en quelques secondes, laissant à peine le générique au
spectateur pour s'en remettre. Magnifique.
20 septembre 2005
Une aventure
Film intriguant, film brûlant, film étonnant, Une aventure est
en fait une énorme tromperie sur la marchandise (il faut voir la
bande-annonce sur fond de musique rock...). On s'attend à une sorte de
thriller à la limite du surnaturel pour en fait arriver à une histoire
toute simple. Le rythme est lent, très lent même, le film étant composé
d'une multitude de scènes assez courte (y a pas meilleur moyen pour
faire croire au spectateur que beaucoup de temps s'est passé). En bref
c'est long, lent, et, disons-le franchement, très chiant.
Côté réalisation c'est du tout bon. D'ailleurs je me demande toujours s'ils ont filmés en numérique ou en 35mm...
Mais
malgré tout son côté extrêmement chiant la fin fait que finalement on
se dit que ben c'était pas si mal, et comme le début du film est plutôt
très bien fait, on va pas être trop sévère. Alors oui c'est long lent
chiant, non pour rien au monde je ne reverrais ce film (sauf avec la
femme de ma vie, mais bon ça c'est une autre histoire), mais après tout
c'est pas trop mal, plutôt intéressant même.
Non en fait j'ai pas
compris grand chose, le film traitant de l'amour d'une façon
assez...étrange. Les fantasmes de chacun, les prisons d'autres, le
chemin pour trouver son âme-soeur ou pour retrouver l'autre, bref que
du confus.
06 août 2005
Charlie et la chocolaterie
Charlie et la chocolaterie marque la quatrième collaboration Burton/Depp. Jusqu’ici, leurs collaborations nous avaient habitué à de grands films, ainsi Edward aux mains d’argent, Ed Wood et Sleepy Hollow, des films dont la qualité allait donc en diminuant (ce qui ne veut pas dire qu’ils sont nuls bien au contraire). Charlie et la chocolaterie ne déroge pas à la règle, bien moins bon que les autres, un mot pourrait qualifier le film : déception.
Le truc c’est que Charlie et la chocolaterie
n’a pas beaucoup de défauts. Ses acteurs jouent bien, ses FX sont de
bonne facture, son histoire bien construite, l’émotion passe, et
pourtant il y a quelque chose qui ne va pas. La gaminerie ambiante ?
Même pas. Ça le rend plutôt sympathique même. Même la morale à deux
balles réussit à passer. Mais alors quoi ? Où se situe le problème ? Eh
bien le problème est peut-être à voir du côté de l’exagération de
l’ensemble. On le sait, Burton aime tout exagérer, voir un film de Burton
c’est une promesse de découvrir un univers totalement loufoque, et ici
eh bien on y a droit. Personnellement je suit le premier étonné à ne
pas avoir aimé le film, tant je suis un adorateur de Burton (son seul
film qui m’a déçu est la planète des singes), mais voilà, peut-être que après tout Burton
n’est plus ce qu’il était, faire un film entièrement basé vers le jeune
public a peut-être été son erreur. L'utilisation abusive d'effets
spéciaux numériques relativement ratés doit aussi y être pour quelque
chose (mais où sont passés les 150M$ ?). Que de déceptions pour
un film à un tel potentiel.
13 juillet 2005
Ed wood
Qui
ne connaît pas le cultissime réalisateur des pires nanards que
Hollywood ais jamais produit ? Mesdames et messieurs je vous demandes
d'applaudir Edward D. Wood Jr. ! Sacré après sa mort comme le "pire réalisateur de tous les temps", persuadé de posséder un talent immense, admirateur de Orson Welles, il ne fit que des nanards monstrueux, monstrueusement incohérent et loufoque par leur nullité tout simplement affligeante.
Pourtant, c'est une vraie leçon d'humanité tout en finesse et en humour que nous sert ici Tim Burton grâce à son acteur fétiche Johnny Depp qui campe ici le réalisateur sous-doué. Leçon d'humanité parce-que même si Edward D. Wood Jr. exellait
dans les faux raccords et autre stupidité, il a toujours gardé la tête
froide, toujours donné SA vision et non pas celle des autres. Il s'est
battu pour obtenir des financements de films condamnés à l'échec.
Rejeté par les grands studios de Hollywood, il continua à faire son
cinéma malgrès les critiques de tout le monde y comprit de sa petite
amie. Trouvant des financeurs totalement différents, comme un
industriel aux accents texans ou une communauté baptiste. Il s'est
battu contre les différences et les rejets, travestis à ses heures, les
seuls endroits où l'on ne le regardait pas d'un oeil bizarre était les
lieux de tournage.
Mais Ed wood c'est aussi un véritable one man show à plusieurs avec en tête el supra talentueux et toujours aussi drôle Johnny Depp, incroyable, souvent drôle mais souvent émouvant.
Je
ne m'étendrais pas sur ce film, qui, sous ses apparences de projet
déjanté d'ode à la nullité, est une véritable ode à la tolérance, et
une vraie leçon de vie.
Je vous invite d'ailleurs à allez sur ce site qui donne une très bonne critique du film juste ici
Ed Wood
film américain / 1994
réalisateur : Tim Burton
avec : Johnny Depp , Martin Landau , Sarah Jessica Parker


