A life of cinema

The wonderful world of a wonderful film buff (with a wonderful accent please)

24 novembre 2006

Parce-qu'une vie sans cinéma...

...c'est comme un verre d'absinthe sans sucre.

Le concile de Pierre
Bon, outre le fait que je me suis gelé pendant les ¾ du film parce-que le réalisateur passe son temps à nous montrer des gens cracher de la fumée, que le chauffage de la salle ne marchait pas et que j'étais trempé du fait de mes 15 minutes de marche sous une pluie battante (et sans parapluie, ah le con), eh ben j'ai pas super aimé, mais pas que. Le film a pour lui des qualités (des scènes fortes, un refus de la happy-end bateau, une certaine ambition, une bonne ambiance, des partis-pris couillus) et un grand nombre de défauts. Comme d'hab', c'est plus facile de citer les défauts que les qualités (parce-qu'un défaut ça saute aux yeux alors que la qualité est sage). La réalisation d'abord. Eh ben j'ai du mal à croire que c'est le même réal' que Cette femme-là qui est derrière la caméra, parce-que bon... c'est super décevant quand même ces plans symétriques, parce-qu'au final ça les rend chiant (les plans), en fait un bon adjectif pour qualifier la réalisation c'est plat. Ouais, plat ça correspond bien. D'ailleurs y a pas que ça qui est plat dans ce film, les décors sont plats (pas de crasse bien poisseuse, pas de super trucs de la mort qui tue, non, rien que des décors bien foutus mais sans plus), les acteurs sont plats (putain, moi qui avait entendu que Bellucci jouait mieux dans ce film que dans le reste !), la musique est plate (en plus d'être énervante), l'histoire est plate, la neige artificielle est plate (ah mon dieu quelle horreur !). Bref, beaucoup de choses sont plates dans ce film (sauf la poitrine de Bellucci, que le réal' n'a d'ailleurs pas résisté de montrer encore et encore dans une séquence plus Z que Z). C'est dommage parce-que l'introduction du film est vraiment réussie (nerveuse, mystérieuse ce qu'il faut, choc, efficace). Bon en fait je me rend compte que j'ai pas grand chose à dire sur ce film... une critique qui sert à rien en somme.

Prête-moi ta main
Ah ben heureusement que je l'ai vu celui-là, sinon le ciné m'aurait dégoûte pour un petit moment. Je dois dire que ça fait du bien d'avoir une comédie comme ça, et en France en plus (youpiiii !). La grande force de ce film, c'est de ne jamais se reposer sur ses lauriers. Parce-que bon, le réalisateur aurait aussi bien pu se limiter à son concept (un homme se fiance pour éviter de se marier) et de broder autour. Mais en fait non ! C'est bien plus et c'est ça qui est bon, les bonnes idées fourmillent, les acteurs illuminent l'écran, l'histoire est sans cesse surprenante, on ne s'ennuie jamais, c'est drôle, inventif, FRAIS ! Allez, arrêtez de lire mes critiques inutiles et courez allez le voir ! Et que ça saute !

Ne le dis à personne
Eh bé il est en forme le ciné français en ce moment, parce-qu'avec ce film je tiens assurément LA meilleure surprise de l'année. Le film que j'attendais pas du tout (mais alors pas du tout, c'est à peine si je savais qu'il existait) se révèle finalement être... super. Bon ok l'autre là il nous sort plein de choses super positives sur le film pour au final dire qu'il est... super, ça fait un peu pétard mouillé je trouve (pas ma faute il pleut), mais j'ai pas envie de trop m'enthousiasmer dessus (c'est dur !) pour pas que vous en attendiez trop et que vous soyez déçus (quelle âme généreuse je fais). Pour résumer (parce-que les bons films se passent quand même de mots) : c'est bien filmé, bien écrit, super bien joué (quel casting les amis, quel casting !), bien rythmé sauf à la révélation finale un peu longuette (certains disent que tout le film est trop lent, je le vois plus comme une invitation à la contemplation, ce que vient confirmer une séquence un peu surréaliste, narrativement totalement inutile, où Canet trippe sur un voyage en voiture en ville sur fond de musique (présente dans Collateral d'ailleurs, on sent les influences)). Le côté thriller est sans doute le moins poussé du film, Canet ayant décidé avant tout de mettre en avant l'histoire d'amour, et il a diablement bien fait. Bref, un film très très bon, et surtout frais, novateur, loin de tous ces thrillers « à l'ancienne » revenus à la mode ces derniers temps (Marchal, Boukhrief, Siri & co).

Posté par dubob à 15:42 - Mini-critique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 novembre 2006

En vrac

feastFeast de John Gulager - USA/2005
Marchant sur les traces de Une nuit en enfer (même principe, même ambitions, le tout remis au goût du jour), Feast s'impose sans problème comme l'une des séries B les plus jouissives du moment. Tout est fait ici pour le fun et pour le rythme, de la façon de présenter les personnages jusqu'à la toute toute fin, c'est du bon et c'est du gore. Visuellement sympathique, le film navigue entre la comédie et l'horreur, et en cela s'avère le parfait petit film du samedi soir. Bref, à voir.




Crank
de Mark Neveldine et Brian Tayler - USA/2006
crank

Synopsis (une fois n'est pas coutume parce-qu'il vaut le coup d'oeil) :
Un tueur se voit inoculé un virus qui le tuera à moins qu'il ne maintienne son taux d'adrénaline élevé. Pour ce faire il fera n'importe quoi, même les plus grotesques.

J'attendais beaucoup ou en tout cas pas mal de ce film, prototype même du film au pitch barré et assumant sa connerie à 200%. Eh bien au final, même si le film a pour lui beaucoup de qualités, je ne peux m'empêcher d'être déçus. Déçus parce-que le film s'avère bien moins pêchus et rythmé que son pitch le laissait présager et qu'au final il est (trop) classique (enfin ça reste "à part" mais c'est plus classique que ce que j'en attendais). Néanmoins on s'amuse bien (enfin JE me suis bien amusé) et les séquences folles (parce-que malgré ma déception j'ai quand même bien aimé le film) s'enchaînent devant nos yeux ébahis. Bon, j'en fais un peu trop mais ça vaut quand même le coup d'oeil. Pour vous donner une idée du film j'ai eu l'impression de regarder un gros film amateur (le choix de la bande-son y est pour beaucoup) avec de gros moyens (ce qui n'est pas péjoratifs, c'est juste pour le style). Enfin bref, Crank c'est quand même sympa, et après tout c'est tout ce qu'on lui demande.

Le Mans de Lee H. Katzin - USA/1971bscap0004
Le Mans c'est un peu le film de course ultime, ultime dans le sens qu'il se focalise avant tout sur la course et la mentalité du pilote (Steve Mc Queen impec'), sans rajouter de petite histoire inutile autour (bon on a bien une romance mais elle se fait discrète et s'intègre parfaitement au récit et surtout à la course). Ce qui étonne dans ce film c'est qu'il navigue entre deux styles un peu extrêmes, d'un côté un style totalement réaliste, sans fioriture (les dialogues dans ce film sont, sans être rare, très minoritaires dans la narration) et de l'autre une stylisation extrême (ralentis à gogo, montage poussé, bande-son ultra-travaillée), les deux se mariant parfaitement pour au final nous placer réellement au coeur de la course. Les séquences fortes se multiplient (rah ce départ, quelle tension !) et le film n'a pas pris une ride (enfin sauf dans sa musique mais étant absente lors des courses ça pose aucun problème), surtout dans ses scènes de crash d'une violence et d'une intensité rare (on apprend au générique le "sacrifice" du pilote David Piper, après vérification il s'avère qu'il a perdu une jambe lors d'une cascade). La reconstitution des 24h est magistrale et on ne doute jamais de la véracité de la course (un peu comme dans Michel Vaillant en fait qui lui a emprunté beaucoup d'ailleurs). Enfin bref, la référence du genre.

Posté par dubob à 10:30 - Mini-critique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 octobre 2006

Divers

Doom de Andrzej Bartkowiak - USA/2005doom
Doom le jeu vidéo c'est de l'Histoire (avec un grand H), Doom le film c'est le petit truc insignifiant qu'on loue quand on n'a rien d'autre à foutre dans un moment de faiblesse. Pour résumer : c'est long, lent, chiant, mal filmé, mal joué, mal foutu et pas respectueux. Je me lancerais bien dans une petite analyse avec les moments bons/moments nuls et la photo (oui ça a à voir !) mais là j'ai la flemme. Rien à sauver donc..ah si ! Son (faux) plan-séquence qui procure une certaine jouissance, qui est bien foutu, bien rythmé, bien filmé, bien jou...ah non pardon, bref : réussit. Mais vraiment c'est le seul moment bien.

INFAFF2Infernal affairs II de Andrew Lau et Siu Fai Mak - HK/2003
Passé le doute de voir une suite potable, Infernal affairs II parvient à s'imposer sans problèmes et peut se placer sans hontes aux côtés de son illustre aîné (Infernal affairs I pour ceux qui suivent pas). La grande force du film est de faire la même chose mais en différent. Ainsi le commissaire et le chef de gang du premier deviennent ici les deux personnages principaux et c'est tant mieux. Si le film fonctionne c'est aussi beaucoup parce-qu'on sait ce qui va se passer après et qu'on est fasciné par la manière dont tout a commencé. Et si les deux acteurs mono-expressifs jouant Tony Leung et Andy Lau jeunes parviennent à s'imposer, c'est essentiellement parce-que les deux grands que je viens de citer leurs ont bien préparés les personnages et les ont imposés à l'écran, du coup ils pourraient se mettre en tutu et danser sur la table qu'on y croirait encore. Fort.

Casshern de Kazuaki Kiriya - Japon/2005 casshern
Super pour les un, infâme pour les autres, finalement j'ai pas si mal aimé que ça même si le film est incroyablement maladroit. D'abord la photo. Je veux bien que des flous et des blancs brûlés ça aide à camoufler les CGI un peu ratés mais trop c'est trop, surtout quand c'est pour montrer les méchants (là ça devient complètement con). Et puis ensuite le propos. C'est bien beau de vouloir faire un film sur "oui il faut vivre tous ensemble gna gna gna on se gênera tous gna gna gna", mais le faire d'une façon aussi lourd c'est moyen (à croire qu'ils prennent les spectateurs pour les autistes). A part ça les scènes d'actions sont bien foutus et ça se laisse regarder. Suivant !

onenightinmongkok_posterUne nuit à Mongkok (One nite in Mongkok) de DerekYee - HK/2004
Lorsque Dionnet compare dans son introduction Une nuit à Mongkok au cercle rouge de Melville il n'a pas tout à fait tord. Les deux partagent une certaine idée de la fatalité et une certaine amertume de la façon dont les règles finissent par achever certaines situations. Généralement dans ce genre de film ça commence à couiller à la fin, ici que nenni, elle est l'une des plus émouvantes et réussie que j'ai pu voir récemment.
Ah ! Et Daniel Wu est super.




SPL de Wilson Yip - HK/2005spl
SPL est un film fait pour l'action mais n'est pas un film d'action. On en retient l'action mais il ne faut pas le voir pour l'action. Bref, SPL est un film un peu bâtard sur les bords. Bâtard parce-que même s'il le fait avec brio, il navigue toujours entre plusieurs genre. Entre le mélodrame, la comédie, le policier ou l'action pure, ça change tout le temps. Résultat ? Eh ben on peut pas le voir comme un film d'action, ou comme rien du tout d'ailleurs ! On est juste obligé de le regarder comme SPL. Les scènes d'actions sont bien foutus, la mise en scène énergique et efficace sait rester simple et efficace. Par contre un truc gênant, c'est qu'on a toujours l'impression que les comédiens prennent la pause, ce qui fait parfois tomber le film dans un ridicule malvenu, mais bon, on va pas se plaindre hein...

Posté par dubob à 23:47 - Mini-critique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 juin 2006

C'est les vacances...

...donc encore plus de mini-critiques (chouette !).

hollowman2Hollow man II
On a tous encore en souvenir l'incroyable Hollow man...ah pardon. Je disais donc : on a tous encore en souvenir cette, pardonnez-moi l'expression, putain de bonne série B (aaaaah, ça fait du bien) qu'était (et est toujours aux dernières nouvelles) Hollow man, version Verhoevenienne de l'homme invisible (comprenez : avec du sexe et du sang) qui faisait un bien fou à regarder, parce-que ben...regardez la dernière parenthèse pour comprendre pourquoi. Cette suite laissait craindre le pire, évidemment la suite d'un blockbuster pareil qui sort en direct-to-video au casting d'inconnus (à part Christian Slater que l'on voit quelques minutes de tout le film, homme invisible oblige) ne peut pas égaler le premier, ne serait-ce qu'à cause de son budget (les FX très réussis du premier étaient pour beaucoup dans le plaisir que l'on prenait à le regarder). La question est juste de savoir si Hollow man II est un nanar (comme a pu l'être Starship troopers 2, autre suite d'un film de Verhoeven) ou juste un mauvais téléfilm.
Etrangement ça commence plutôt bien. Le générique donne même l'illusion d'assister à un film soigné au budget confortable, et la musique nous laisse imaginer les ambitions de suspense et de terreur. Le film commence enfin, et ça passe plutôt pas mal. Le premier meurtre (à coup de batterie de téléphone portable, ça semble être devenu à la mode maintenant) est bien foutu, reste à voir le reste. C'est là qu'on se dit qu'avec un peu de chance on va assister à un bon film. Erreur ! Car dès l'arrivée en scène du personnage principal, le film s'effondre. Aucun charisme, aucun talent, aucune classe, niet, nada, que dalle.
Pour un direct-to-video on pourrait s'attendre à un tant soit peu de violence et de sexe (soit deux composants essentiels du premier film), eh ben non. Le premier meurtre est le plus violent, aucun autre ne viendra l'égaler. Côté sexe on nous donne une pauvre scène entre deux adolescents, scène dans laquelle on sent bien une volonté d'allier le plaisir (la vision du sexe) à la terreur (ils se filment avec une caméra à vision nocturne qui permet de voir l'homme invisible (l'infrarouge était trop cher à transférer sur pellicule ?)), malheureusement toutes les bonnes volontés tombent à l'eau.
Inutile d'espérer trouver un semblant de message dans le film, il n'y a rien, rien à part une pseudo dénonciation du gouvernement, ainsi qu'une vague allusion aux actes barbares de certains soldats américians en Irak. Pas trop mal, mais on aurait aimé quelque chose de plus développé ou de plus couillu.
Pour finir, il est à noter que les FX ne sont pas si loupés que ça, même si on sent que tout leur budget est passé dans la scène finale (scène que l'on attend depuis le début puisque représentant la couverture du DVD).
Bref, pas trop mal mais peut faire beaucoup mieux.

Le guépardguepard
Le guépard est un film étonnant. Etonnant parce-que sur les trois heures qu'il dure (du moins dans sa version longue), seules ses vingt dernières minutes lui donnent sa force (et quelle force !). Ainsi on assiste pendant 2h40 à la présentation des personnages, à la jeunesse, avant de enfin comprendre par ce plan magnifique où Burt Lancaster verse une larme silencieusement face à un miroir, tous les enjeux de ce film. Le guépard, c'est un film sur la fin d'une époque, sur la fin d'une génération, sur la fin d'un homme. Comment cet homme souffre en silence de voir la jeunesse prendre le relais. C'est beau, très beau, mais c'est aussi parfois très ennuyeux. Que Visconti aime filmer des gens élégants en tenues de soirée danser, ok. Mais qu'il en mette des tonnes sans intérêt apparent pour l'histoire ou les personnages, ça passe moins. Les italiens ont toujours aimé prendre leur temps, mais là trop, c'est trop, et même si la fin du film absolument magnifique (j'arrive pas à croire que je dis ça après m'être endormi devant), le visionnage de ce film est parfois un véritable calvaire. Non que l'on ne prenne aucun plaisir à admirer la beauté plastique de l'oeuvre (dont sa photo si particulière), mais que l'intérêt du film n'arrivant qu'à la fin, on s'ennuie. Nul doute maintenant que Le guépard est le genre de film qui se savoure au deuxième visionnage, mais quand même.

Posté par dubob à 15:27 - Mini-critique - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 juin 2006

Mini-critiques

the_bird_with_the_crystal_plumage The Bird with the Crystal plumage
Dario Argento fait partie de ces cinéastes dit "de références" dont je n'avais encore strictement rien vu (rien de rien de rien de rien, même pas son épisode de Masters of horror, tiens faudrait que je m'y mette un jour d'ailleurs), voilà donc l'erreur réparée. Eh ben c'est pas brillant. Certes ça n'est qu'un film et probablement pas son meilleur, mais quand même, aucun suspense, aucune terreur, niet ! L'intrigue est plus chiante qu'autre chose, et l'oiseau extrêmement peu présent finalement (avec un titre aussi classe ils auraient pu mieux faire, merde quoi !). C'est donc à une simple histoire de serial-killer que l'on assiste, et puis c'est tout.









tenebraeTenebrae
Ah ben voilà qui est mieux ! Après le désastreux film du dessus (remonter dans l'article si vous avez déjà oublié, là haut, juste là, plus HAUUUUUUUUT!!!!!!) j'apréhendais plutôt mal ce nouveau Argento? Bon, ben en fait il est sacrément mieux. L'intrigue est plus intéressante, moins décousue, le suspense pointe enfin le bout de son nez accompagné de son amie terreur (jolie comme phrase non ? non ? ok). On retiendra le super plan de présentation de la maison (rappelant fortement le plan d'arrivée des cambrioleurs de Panic Room mais en techniquement moins élaboré évidemment) avec l'arrivée du tueur. Bref, une réussite.

Posté par dubob à 10:37 - Mini-critique - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 janvier 2006

Critique à la va-vite

The Hi-lo country de Stephan Frears - USA
Je suis habituellement peu fan de ce genre de western se passant à une époque "moderne" (avec des voitures et des routes goudronnées quoi), surtout quand il ne s'agit "que" d'histoires d'amitiés. Pourtant là je suis totalement rentré dans le bain. On peut repprocher au film certaines lenteurs ou des facilités esthétiques (lever et coucher de soleil notamment) un peu gênantes, mais l'important est que l'on croit à ces personnages. Car oui on y croit, on ne doute jamais une seule seconde que ce sont les vrais acteurs qui montent ces chevaux, font du rodéo (très impressionantes scène) et conduisent des centaines de bêtes. Et la musique est très jolie, voilà.

Embryo
Série B plus que sympathique, Embryo est aussi une très intéressante réflexion sur les droits des êtres faits par les hommes. Certes on n'a jamais vraiment la frousse dans ce film dont le niveau de tension reste au plus bas, mais quelle importance.

Self-control
Rien de tel qu'une petite comédie pour se détendre. Self-control est le genre de film qui peut se révêler très sympathique s'il est réussie. Et s'il est réussie, au diable le fait qu'il utilise douze clichés à la seconde. Mais Self-control n'est PAS réussie. Certes le sujet est très intéressant - le contrôle de soi - mais ne va jamais très loin dans la réflexion et se contente de nous servir une suite de situations ultra-exagérées qui font que finalement on n'y croit plus. Reste quelque moments de bravoures tout de même, malheureusement non assumés (car expliqué bien trop rationnellement par la suite, enlevant ainsi tout le côté burlesque de la chose). Bref, pas terrible terrible.

Dark water de Hideo Nakata
Le genre de film que l'on attend de voir et qu'on ne peut jamais car comme un con on a loupé sa sortie ciné. Et puis on le voit...et puis c'est bien. Fondamentalement, le film est bien plus intéressant que Ring du même réalisateur, mais formellement, il fiche bien moins la frousse (le niveau de frousse reste néanmoins très élevé). Réalisation parfaite, acteurs parfait, scénario efficace, bande-son soignée, on est face à un film des plus soignés. Malheureusement l'épilogue vient un peu tout gâcher, car bien qu'il n'y ait jamais vraiment d'explications, le reste du film se suffisait à lui-même, et cette dernière partie lourde et lente ne sert tout simplement à rien, si ce n'est provoquer un dernier élan horrifique. Malheureusement, cette fin qui en fait nous "rassure" quant au devenir de la situation empêche alors tous les effets post-visionnages (que de nuits blanches à craindre la présence de Sadako près de mon lit, que de frissons à arrêter la télé quand il y a de la neige dessus). Un très bon film quand même.

Posté par dubob à 14:20 - Mini-critique - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 décembre 2005

Mini-critiques

J'aurais bien tenté de résister à la tentation de copier Flicht, mais vu le temps qui me manque cruellement, je me vois contraint et forcé d'adopter sa technique. Je décline toute responsabilité de copiage donc.

Lord of war de Andrew Niccol (2006) – USA
Après le génialissime « bienvenue à Gattaca » et le fort sympathique « simone » (prononcez « sim ouane »), Andrew Niccol nous sert ici son meilleur film. Une belle claque dans la gueule que ce film, dépeignant avec cynisme l’univers des trafiquants d’armes. La voix off de Cage est ultra savoureuse, toujours marrante, même si le message l’est beaucoup moins. La réalisation fluide et maîtrisé, le choix judicieux des musiques, la voix off, les acteurs et le scénario implacable font de ce film LE film du début de l’année 2006 (en même temps il sort le 4 janvier, donc bien ou pas ça aurait été pareil), il aurait été LE film de TOUTE l’année 2005 si seulement il sortait plus tôt, et les avant-première, ça compte pas.

Starship troopers 2 : hero of the federation » de Phil Tippet (2004) – USA
Je dois dire que j’étais assez curieux de voir la suite du chef d’œuvre de Paul Verhoeven, et étrangement j’ai plutôt bien aimé. Certes toute la partie anti-militariste a globalement disparue au profit de courages, sacrifices et autre joyeuseté du genre, il n’empêche que le héros du film est un anti-héros, et que globalement, malgré toutes les réticences que j’avais, je suis plutôt bien entré dans l’histoire, même s’il a fallut 45 minutes (soit plus de la moitié de la durée du film) pour ce faire. Oui ST 2 c’est pas terrible niveau scénario. Oui la réalisation, la photo et les trucages transpirent le petit budget et la série B, mais ça reste acceptable. Les trucages parlons-en, certes c’est pas très beau et plutôt mal foutu la plupart du temps, MAIS ça reste acceptable. Le trucage de la tour par exemple, est relativement correct, de sorte à ce qu’on ne sache jamais vraiment si c’est du décor, de la maquette ou de la synthèse pure. L’histoire est relativement sympathique dans son ensemble, on se surprend même à vouloir que les héros s’en sortent, même si le sacrifice final est prévisible deux heures à l’avance (enfin 1h26 ou presque). Dernier point positif : les combats finaux sont hilarant de connerie, mal cadrés et énormes de conneries, bref on rigole bien devant. Pour résumer : c’est moche, mal cadré, la photo est immonde (on se croirait devant un film amateur, bien foutu le film amateur quand même), les acteurs jouent comme leurs pieds, mais ça fonctionne pas trop mal, on aime ça, on accroche, et on rigole un bon coup. Bref, Starship Troopers 2 est loin d’être mauvais. Il suit ainsi le chemin inverse de Pitch Black/Riddick, il commence par un blockbuster énorme, et finit par un petit film plus intimiste, sorte de huis-clos fort intéressant.

Frissons de David Cronenberg (1974) – Canada
Alors là je dois dire que je ne sais pas trop quoi en penser. D’un côté c’est plutôt bien fait, efficace, et de l’autre relativement classique. Maintenant faut-il en voir une dissection de l’ambiguïté de l’être humain ? Car ces personnes contaminée par le parasite, sexuellement libérées » (ou totalement folles, au choix) sont, heureuses, gaies, comme libérées d’un poids énorme, pendant que les survivants ont peur et se battent contre ces « choses », comme s’ils se battaient contre leurs pulsions. La fin montre bien ça : le héros sort en voiture, un cigare aux lèvres, à côté de sa compagne, il sourit, le son est calme, comme apaisé.

Traqué de William Friedkin (2003) – USA
Sur un scénario facile, Friedkin nous montre toute la sauvagerie de l’être humain. Efficace, violent et brut, le film l’est en permanence, allant à l’essentiel, sans superflus. On pourrait croire avoir un énième film de tueur en série « choc », il s’agit pourtant de quelque chose tout autre. Dans ce film, c’est l’être humain qui est montré comme cruel et bestial, même Connie Nielsen finit par succomber à cette rage, à la vengeance (« il a tué un de mes hommes, il est à moi »). Le combat final est terrifiant de violence. Friedkin a encore la forme, et ça se voit.

Frères de sang de Kang Je-Gyu (2004) – Corée du Sud
On aurait tort de rester sur ce film comme sur un sous soldat Ryan like car il est bien plus. Ici pas de patriotisme (étonnant vu le titre original – Tae Guk Gi, nom du drapeau sud-coréen), seulement la guerre, les soldats, la peur, la nourriture qui manque, les unités encerclées se faisant abandonner par le reste de l’armée. Si les nords-coréen, comme prévu, sont représentés en monstres sanguinaires, les sud-coréens ne sont pas mieux : violent, exécutant sommairement, organisant des « combats de prisonnier » (le perdant ne mangeant pas durant une durée donnée). Frères de sang est donc un film de guerre pur et dur, violent, brut, choc, sans concessions ni complaisances.

Posté par dubob à 18:29 - Mini-critique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1