20 octobre 2005
L'échange
Y
a des films comme ça, sans prétention, on n'en attend rien et
finalement...on n'en a rien. L'échange en fait partie. Enfin pas
tellement parce-qu'on s'attend quand même à quelques jolies scènes
d'actions qui n'arriveront malheureusement jamais. Si lo'n devait
retenir un point positif parmis ce fatras de grand n'importe quoi, on
retiendrait sans hésiter Russel Crowe, car c'est grâce à sa seule
présence que le film est tout juste raté au lieu d'être insupportable.
Taylor Hackford à qui l'on doit le sympathique L'associé du diable ou
le pas terrible Ray, tombe dans à peu près tous les pièges pourtant
facile à éviter. Avec un titre pareil, l'échange, on aurait au moins pu
s'attendre à un semblant de négociations, de choses intéressantes, ou
d'échange justement, mais ratés. Le film s'en contrefout de tout ça, et
en lieue et place nous raconte la vie du pauvre mari (dont tout le
monde s'en fout) au camps en parallèle des pseudo-négociations. Jamais
d'enjeux, jamais de but, on ne sait jamais vraiment ce qui se passe, le
réal' se contente de nous servir une multitude de mini-scénettes
(transitées par de simples fondus) pour le moins inintéressantes,
plombant ainsi tout le rythme du film. Si au moins le film avait le
mérite de nous offrir un peu d'action histoire de pas regretter d'avoir
tenu pendant tout le film, mais non ! La prétendue "grosse opération"
de la fin est totalement inintéressante. Arrivé à ce stade, le réal'
aurait pu se dire que oui, son film serait de la merde, et finir par un
final de n'importe quoi, ou pourquoi pas tuer son héros pendant qu'il y
est (ça il a faillit le faire mais en fait non). Mais non, il reste au
ras des paquerettes, tentant veinement d'instaurer une ambiance de
suspense. Quelle bande de cons ces militaires alors ! Zavaient qu'à
prendre des silencieux non mais je vous jure...
Pour la psychologie
on repassera. Si effectivement le côté complexe de l'histoire (la femme
tombe amoureux de Russel Crowe à travers son mari) reste relativement
bien exploité, tout le reste est tout simplement merdique. Inutile donc
de s'attarder sur ce machin ne procurant aucune sensation (à part
l'ennui peut-être). A fuir !
29 juillet 2005
RRRrrrr
Oh oui je sait je vois déjà les critiques venir "mais qu'est-ce que
tu fous à faire un article sur cette merde !" "pourquoi un tel tâcheron
dans ton (magnifique soyons modeste) blog ?!" "pourquoi tester cette
bouse récente ? autant prendre un vrai ratage, un vieux film
de série B par exemple !". Oui je les vois ces critiques, mais comme
dans une famille, même les enfants déformés et débiles ont le droit à
un bilan santé, je vois pas pourquoi ce film n'aurais pas son article
(étant donné que je l'ai en DVD).
Donc voilà, RRRrrrr, le tâcheron du cinéma français... enfin tâcheron, il ne faut pas éxagérer quand même ! Non RRRrrrr reste
une bonne comédie, du moins tant que l'on n'est pas allergique à
l'humour chabatasien et robindesbusien, à partir de là on peut même
revoir le film sans s'emmerder profondément. Eh oui, cela est possible
les amis, enfin pas pour moi en tout cas. RRRrrrr a quand même fait un beau ratage. Ben oui quoi ! Avec un tel casting et un tel passé (rappellons que Chabat avais fait le plus gros succès 2002 avec Astérix et Obélix : mission Cléôpatre),
le ratage était impossible ! Mais apparament, impossible n'est pas
robindesbusiens; Oui non pas chabasien parce-que lui a quand même fait
des efforts pour tenter (veinement il faut bien le dire) de sauver RRRrrrr parodiant
dans sa réalisation tout un tas de films policiers, rendant le tout
plus agréable à l'oeil. Car c'ets bien du côté des Robin des bois (ou Robin des bois comme
vous voulez) qu'il faut chercher l'erreur. Si on adhère à leur humour,
tout va bien et ce sera alors 94 minutes de bonne détente. Si vous êtes
allergique, n'y pensez même pas ! Le film transpire le robin des bois.
Normal aussi, ils ont fait le scénario et jouent tous dedans (ils sont
six quand même !).
A la première vision, on peut s'amuser à trouver
quelques petites blagues, sourire devant le débilisme de ces six
compères convaincus de leur talent d'humouristes, et trouver agréable
les dialogues qu'avant on ne pouvait pas entendre plus de cinq minutes
par jour. Bref : passer un bon et agréable moment. Mais après tout se
gâte, à la deuxième vision le film finit par se transformer en
cauchemard tant il est chiant et répétitif. Le jour où les gens qui
font des comédies auront compris que pour faire rire le spectateur il
faut aussi créer une intrigue et mettre des moments dramatiques, on
aura fait un grand pas. Il n'y a qu'à voir les exploits de cet espèce
de grand surfeur blond ayant formidablement raté son pari de
transformer son personnage de la télé au ciné tant son film n'était que
succession de sketchs plus débiles les uns que les autres. Lorsque l'on
regarde des films comme La grande vadrouille, Le dîner de con, Le placard et
j'en passe, on est pris dans l'histoire. Le fait de dénoncer quelque
chose avec humour, de créer une tension en créant des enjeux, ça c'est
important. Ou même le fait de rendre ses personnages attachant permet
de faire véritablement rire le spectateur. D'ailleurs qui a parlé de
forcément faire rire dans une comédie ? Repartir le coeur heureux est
déjà largement suffisant, en tout cas c'est une pensée beaucoup plus
agréable que le sentiment de s'être fait dépouiller d'un prix d'un
ticket et de 93 minutes de vie.
Réussite donc ? Surtout pas ! Echec
alors ? Pas vraiment. Ou on adhère ou on vomis, à chacun de se faire
une opinion de ce film qui restera longtemps aux yeux de tous (sauf des
fans) comme l'échec cuisant de Mr Chabat et des Robin des bois.
Jean-Paul tu peux arrêter de te gratter les couilles ?
Allez un p'tit sourire...merci !
26 juillet 2005
A armes égales
En voulant approfondir la filmographie de Sir Ridley Scott je
suit tombé sur ce film. Ayant entendue ici et là de très mauvais échos
je ne m'attend pas à grand chose. Enfin bref, je lance le film ne
m'attendant pas à une merveille quoi. Pourtant A armes égales a
quand même réussie à me séduire. Bon l'histoire stéréotypé de la femme
suele contre tous c'est un peu ch*ant à la longue. Mais bon, après tout
ici c'est Demi Moore, actrice fort injustement connue
d'ailleurs (n'ayant fait qu'une poignée de bons films). Bon on commence
le film et qu'est-ce que c'est lourd , et vas-y que je te balance la
vieille sénatrice, et vas-y que je te balance le secrétaire mahcin
chose ultra-macho. Bref, tout ce qui entoure le noyau dur du film
(l'intégration de O'Neil avec des marines donc) est franchement loupé.
Quand le film se met à parler politique...on s'ennuie ferme.
Mais dès qu'il est question d'aller voir Demi Moore faire
les exercices, le film s'améliore un bon coup. En fait le film en
lui-même n'est pas loupé, son centre d'intérêt, son noyau, lui, est
plutôt réussie, mais sc'est son enrobage qui nous gonfle. D'ailleurs
passé l'entraînement, soit vers les 1h30 de film (sur 2h05 de durée
totale) il ne reste plus rien à sauver. Une opération spéciale qui vire
au grand n'importe quoi où on ne croit à rien. D'ailleurs pendant cette
grande bataille de n'importe quoi à la mise en scène des plus
bordeliques (ne parvenant néanmoins à aucun moment à nous faire sentir
au coeur de l'action) on se demande vraiment où est passé le grand
talent de Ridley Scott en matière de mise en scène.
Ici il en rajoute de partout, et vas-y que je t'envoie un hélico buter
tout le monde, vas-y que je vais blesser le héros, vas-y que je vais
faire sauter deux mines claymores, et on s'ennuie ferme. Ridley Scott a beau réglé son zoom sur la cadence d'une mitraillette (effet fort ridicule d'ailleurs) la sauce ne prend pas.
Un film grandement mitigé, pas raté dans l'absolue, mais fortement handicapé par ses nombreuses scènes inutiles. Et puis on se consolera quand même en se disant que, si Ridley Scott n'avais pas fait ce film, qui sait à quoi aurait pu ressembler La chute du faucon noir...
21 juillet 2005
ALIEN vs PREDATOR
Alien VS Predator : chronique d'un navet
Après le succès de Freddy contre Jason (tenant
lui de la série B du douzième degrés) qui a gentillement enlevé le
balais dans le c*l des producteurs hollywoodiens, la possibilité de
faire s'affronter ces deux franchises cultes de la FOX s'est nettement
probabilisés (je sait ça veux rien dire mais tout le monde a compris
alors venez pas pleurer). Bref, allons faire un bon duel acharné. En
tant que fan de la première (et dominante) franchise (alien pour les
bigleux qui n'auraient pas remarqués l'article juste en dessous Làààààààààààà!!!!
) j'attendais avec impatience ce que pourrais donenr ce duel de ces
deux monstres (allez on va faire la petite blague : au sens littéral du
terme) du cinéma fantastique. En voyant le synopsis...gloups. En voyant
le réal... re-gloups. En voyant els acteurs re-re-gloups. Mais une
bande-annonce (pourtant nulle à chier) m'avais convaincu d'allez le
voir par le simple fait que l'on voyait un alien.
OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Eh oui,
quand on est fan...on est con, que voulez-vous, c'est la vie on se
refait pas.
Bref allant au cinéma je m'installe dans la salle et
oooooooooooooh ! le générique. première scène gentillement pompée sur
MI : 2 (sauf que la star masculine dans le désert s'est transformée en
une inconnue féminine sur un glacier). Et là... l'ennui me gagne.
Pfff.. c'ets long, c'ets chiant, on s'emmerde. Si je suit venue, c'est
pour tater de l'alien. Bon premier signe positif on vois apparaître Lance Heriksen, petite blague de Paul Anderson (ah
quel farceur alors !) pas très logique sa blague et un peu
irréspectueuse... mais bon on s'en fous ! Moi, je veux de l'alien, et
plus vite que ça magnez-vous le cul bande de petits feignants ! ah !
les prédators. Comme ils sont gentils, ils ont creusés un trou dans la
glace, ça accélère le mouvement, pas besoin d'attendre trois jours l'équipe de foreurs (bonjour la référence à Armageddon,
on vois tout de suite le réalisateur cinéphile...). Bon bref ils
déscendent, petit incident (ouh que c'est chiant !) et l'héroïne
rattrape le pauvre milliardaire malade.
Bon c'est pas que je me fait chier mais presque...
Bon je sent que vous vous emmerdez (si si j'ai un sixième sens) alors on va abréger un peu. Paul Anderson fait
de la merde de bout en bout. Disant voulant respecter la franchise il
plombe les deux franchises du même coup. Chapeau ! Peu de gens
auraient pu faire ça, non vraiment je dis bravo ! Bon alors les
créatures il en reste quoi ? Eh bien des mochetés numériques, des trucs
se battant mollement, des mouvements de caméra bidons, un décor
pourrie, des idées de merde... Charmant. Surtout le final où la reine,
transformé en tyrannosaure essaye d'attrapper la pauvre survivante
avant de finir dans un final des plus risibles et des plus pitoyables
jamais vu.
Bref, nous tenons ici l'un des sommets du navet nanard
hollywoodien, un massacre de franchise en puissance, et surtout la
montée dans les hautes sphères d'un réalisateur qui aurait mieux fait
de faire du Z...
Alien vs. Predator
film américain / 2003
réalisateur : Paul W.S. Anderson
avec : Sanaa Lathan , Raoul Bova , Lance Henrisksen



