04 avril 2007
Hellphone de James Huth - France/2006
Hellphone c'est le projet sorti un peu de nul part, et qui, à son annonce, a divisé à peu près tout le monde. D'un côté les anti, parce-que tête à claque des choristes, parce-que James " Brice" Huth, et de l'autre les pro, parce-que genre made in France et parce-que James "Serial Lover" Huth. Inutile de souligner par ailleurs la "surprise" de voir tous ceux qui passent leur temps à critiquer l'absence de genre et projet un brin couillu en France cracher sur ce film pour une raison ou pour une autre, le qualifiant de film "interdit au plus de 12 ans", de stupidité, et j'en passe, sans bien sûr (le contraire eut été étonnant) l'avoir vu (pendant qu'ils critiquaient ceux qui descendaient Happy Feet sans l'avoir vu [ne vous méprenez pas je l'ai vu et adoré], il est décidément bien plus ardu de voir la poutre dans son oeil que la poussière dans celui de son voisin, mais passons).
Hellphone, c'est un film éminamment sympathique. Sympathique parce-que malgré ses maladresses, le film s'efforce constemment d'accélérer le rythme, de proposer de nouvelles idées, des rebondissements plus loufoques les un que les autre, le tout dans le but éminamment respectable de faire passer un bon moment au spectateur, ce qu'il réussit, et avec brio.
Maîtrise technique excellente, rythme supra-soutenue, rebondissements en pagailles, clin d'oeils toujours sympathiques (de Christine à Zombie en passant par Cujo et Massacre à la tronçonneuse), seule ombre au tableau, l'interprétation de certains acteurs du film. Alors non ils ne sont pas tous mauvais (loin de là même) et certains nous réservent de sacrés moments (voir le prof de maths, probablement le plus réussie du film), mais voir Jennifer Decker se contenter de nous resservir le même sourire timide/mignon tout le long du film (le même que dans Flyboys,voir quelques critiques plus bas) c'est un peu lassant. Quant à Jean-Baptiste "tête à claque" Maunier, j'ai beau vouloir être le plus objectif possible, non. Le voir déclamer fièrement du haut de ses 15 ans, "j'ai 17 ans !" fait partie de ces (rares) moments où le film perd toute crédibilité.
Bonne surprise par contre en la personne de Benjamin Jungers, auquel les airs d'Ewan McGregor confèrent une sympathie immédiate. 
Bref, malgré quelques défauts, un début un poil molasson, des acteurs pas au top niveau interprétant des personnages pas les mieux écrit du monde, Hellphone constitue une vraie bonne surprise, un film rythmé, énergique, réjouissant, fun à souhait et dont on ressort avec la banane.
17 mars 2007
La cité interdite (Man cheng jin dai huang jin jia) de Zhang Yimou - Chine, HK/2006
"Wu xia pan pour bobo", selon la formule de Mad. En gros : Zhang Yimou se contente de mettre en avant son talent d'illustrateur en se moquant un peu du reste. C'était le cas de son dernier film - Le secret des poignards volants - et ça n'est pas le cas ici : ouf !
Pour autant le film n'est pas forcément une réussite totale, à commencer par son dernier tiers, dont la lourdeur vient plomber tout le film qui s'en sortait pourtant plutôt bien jusque là.
Loin d'être une grande épopée, La cité interdite ressemble plus à un huis-clos, et c'est d'ailleurs l'aspect du film le plus réussi. Dommage qu'entre tous ça, Zhang Yimou n'ait pas résisté à la tentation de nous ressortir ses éternelles combats ultra-graphiques, qui paraissent bien fade par rapport aux séquences de comédie, séquences qu'une vraie tension habite.
Reste alors un premier tiers fascinant, des acteurs superbes (Gong Li et Chow Yun-Fat imposent le respect), une direction artistique moins lourde que prévue (et totalement en accord avec l'aspect pourri jusqu'à l'os du pour décrit dans le film) et quelques moments très fort (dont SPOILER lorsqu'on se rend compte que la garde impériale ne pourra pas gagner FIN SPOILER).
Un petit mot sur l'orgie de soldats et d'armées à la fin, totalement gâchée par la nature numérique évidente de tous les (petits, c'est le cas de le dire) soldats. Dommage, car en soit cette séquence est bourrée de bonnes idées.
Pour résumer : bien mais pas top.
04 mars 2007
Frankenstein (Mary Shelley's Frankenstein) de Kenneth Brannagh (USA/1994)
Synopsis : euh...vous en avez vraiment besoin ?
Venant de finir le livre (très agréable et facile à lire d'ailleurs, avis aux réfractaires...), je me suis dis que j'allais revoir ce film qui fut l'un des "choc" cinématographiques (ne riez pas...) de mon enfance, je me décidais donc de le revoir, toujours dans cette bonne vieille VHS Tele K7 "interdite utilisation commerciale" trouvée dans une brocante (même à l'époque, le piratage faisait rage, mais où va le monde ?).
La première fois, j'avais arrêté au moment où la créature prenait vie parce-que...ben parce-que ça me foutait la trouille, voilà pourquoi ! Et puis j'avais regardé la suite du film, et j'avais totalement über-kiffé.
Ce qui frappe avec Mary Shelley's Frankenstein, c'est sa sur-stylisation (grands mouvements de caméras, énormément de plans-séquences (d'une classe absolue, mais ab-so-lue !), pluie et éclairs à chaque fois qu'il se passe quelque chose de terrible, beaucoup de plans sur-composés (Victor Frankenstein de dos, les bras en croix au milieu de son futur atelier), ralentis, musique tonitruante, etc.) et sa sur-dramatisation (les personnages pleurent et poussent des "Noooooooooooooooooooooooooooooooooon!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!" toutes les dix secondes (en gros)). Certains trouvent ça nul, stupide, grossier, mal fait, chiant, inutile, mais moi, je kiffe, j'adore, j'en suis d'ailleurs tombé amoureux (on part en lune de miel l'année prochaine, la créature, sa femme et moi). Beaucoup des gens qui critiques le côté outré du film, ne doivent pas avoir ouvert le bouquin ! Evidemment c'est pas exactement la même chose (le scénario du film est d'ailleurs l'exemple parfait de l'adaptation réussie, à la fois très fidèle, dans l'esprit, au bouquin d'origine, tout en transformant la trame narrative pour l'adapter à de la peloche), mais le côté outré est totalement présent dans le livre, que ce soient dans les grands discours dans lesquels la créature ou son créateur font part de leurs souffrances, dans la force surhumaine de la créature (et notamment ses sauts démesurés, que le film reprend...en en diminuant l'ampleur !), le voyage de Frankenstein aux confins du monde pour assouvir sa vengeance, se battant contre les pires maux, bref, tout ces aspects et bien d'autres encore étaient déjà présent dans le livre, il est donc normal que le film les reprennent, avec ce qu'il faut d'adaptation.
D'autant que tout le côté outré du film est totalement-génialement-parfaitement réussi ! Avouez que les supers plans circulaires d'hélicoptères au dessus des Alpes, avec la créature marchant dans la neige sur une musique magnifique (mais ma-gni-fique, l'exemple type de ce qu'Hollywood peut nous offrir de meilleur en matière de musique sur-dramatique), ça le fait ! (et quand ça le fait, je kiffe, c'est tout).
Concernant le côté adaptation, je l'ai déjà évoqué plus haut mais je le redis : le film a vraiment réussi à conserver l'esprit du livre (et je dis bien l'esprit, je dis ça aux pointilleux qui tiquent dès qu'on touche un mot d'un dialogue ou qu'on change des personnages). D'ailleurs, le film s'attarde intelligemment sur la conception de la créature, là où le livre se concentre sur l'état psychologique de Frankenstein sans jamais nous donner la moindre indication de comment il créé sa créature. Et tout ce passage est réellement passionnant, car non seulement incroyablement bien rythmé mais réussissant parfaitement à nous montrer la folie du créateur (et pour rajouter de la tension, la ville devient l'objet d'une crise de choléra).
Le film se paye un casting en or massif, avec d'abord Kenneth Branagh dans le rôle-titre (certains diront qu'il passe son temps à montrer son beau torse velu et musclé, mais bon, il offre une présence énorme et ne fait pas trop "je joue dans mon film pour avoir le meilleur rôle", donc ça va), Robert de Niro (eh oui !) dans le rôle de la créature (un rôle que l'on évoque bien peu dans sa carrière alors qu'il a eu un certain nombre de nominations pour), Tom Hulce (aka Mozart dans le film de Milos Forman), Helena Bonham "je me fais modéliser en 3D toute nue pour que Fincher fasse les mouvements de caméra qu'il veut" Carter (et accessoirement Miss Burton, La planète des singes, Big Fish, Charlie et la chocolaterie, Les noces funèbres), Aidan Quinn (putain quel regard ! Quand il est confronté à Branagh j'aurais presque envie de les violer), Ian Holm (le présente-t-on encore ?) et enfin John Cleese (le successeur de Q dans les James Bond mais surtout...ex-membre des Monty Python ! Il est méconnaissable dans le film d'ailleurs).
Bref, tout ça pour dire que Frankenstein version Kenneth Branagh je kiffe, j'adore, et je tenais vraiment à le dire parce-que ce film est bien trop injustement oublié...à découvrir ou à redécouvrir donc.

17 février 2007
Welcome to Dongmakgol de Park Gwang-Hyeon (Corée du Sud/2005)
Synopsis : Au début de la guerre de Corée, un petit village de montagne est le lieu de rencontre d'un groupe nord-coréen, de déserteurs sud-coréens et d'un pilote américain...
Welcome to Dongmakgol est un film des plus étrange comme on en voit malheureusement trop peu dans nos contrées. Tout commence par une scène des plus surprenantes, puisque mélange entre poésie "lourde" (grosse musique, actrice jolie qui fait une grimace, couleurs chaleureusement saturées, mouvement de caméra simple et compliqué à la fois), scène catastrophe (un avion s'écrase) et comédie (c'est rigolo). Ce qui suivra est tout aussi étonnant, puisque pendant un petit moment on a droit à du pur film de guerre, et ce dans tous les sens, à tel point qu'on se croirait dans Taek Guk Gi, tant le film ne fait rien pour masquer les horreurs (physiques comme morale) de la guerre.
Et comme c'est monnaie courante dans le cinéma asiatique, le film ne cesse de changer de ton, passant du poétique au tragique, en passant par le comique burlesque, l'héroï-comique (ah cette scène du sanglier !) ou l'héroïque tout court (à faire pleurer le plus insensible).
Comme beaucoup de blockbusters sud-coréen (Shiri, Taek Guk Gi, JSA,...), Welcome to Dongmakgol parle de la séparation des deux Corée, en l'abordant clairement ici sous le signe de la réconciliation (pour faire simple : la guerre ça sert à rien, le Nord et le Sud ne sont pas si différents que ça, la paix c'est mieux), mais avec une franchise et une sincérité déconcertante, qui au final donne vraiment envie de croire à cette paix hypothétique (et quand on voit ce que fait le dictateur nord-coréen Kim Jong-Il on se dit que c'est pas gagné...).
Le film repose beaucoup sur ses acteurs, à commencer par Kang Hye-Jeong (Old Boy), plus mignonne que jamais, campant ici une "simple d'esprit" inconsciente de ce qui se passe à l'extérieur du village (comme tous les villageois d'ailleurs, pour qui le concept d'une guerre opposant les coréens et les coréens relève de l'absurde), mais aussi Jeong Jae-Yeong (no blood no tears) et Shin Ga-Gyun (Sympathy for Mr. Vengeance, JSA, Save the green planet), totalement parfait dans leurs rôles.
Bref, un film beau, faussement naïf (voir la fin) et placé sous le signe de la réconciliation. Après ce film, une chose est sûre : on a envie d'y croire.
Flyboys de Tony Bill (USA-GB/2005)
Synopsis : Le destin de l'Escadrille Lafayette, constituée de jeunes soldats américains qui se portèrent volontaires pour intégrer l'armée française durant la Première Guerre mondiale, avant même que les soldats américains n'entrent eux-mêmes dans le conflit.
Flyboys c'est typiquement le film qui marche ou qui marche pas, tout simplement car il est de ces films qualibrés au millimètres près et qui font appels aux recettes les plus éculées. Ici, pas de surprise, pas de personnages intéressants, pas de moments de bravoures : un film comme ça n'est fait que pour faire passer les 2h et quelques à la vitesse de l'éclair, donc exit toute tentative de faire des scènes "fortes" et bonjour produit formaté jusqu'au bout des ongles.
Pourtant, le film n'a pas tellement à rougir. La photo est jolie, la réalisation non seulement parfaitement claire mais aussi très agréable, les FX des plus sympathiques, les décors bien détaillés et l'histoire reprend finalement tout ce qui a déjà marché dans un film ou dans un autre. Alors quoi ?! Eh bien le problème vient que tout ça ensemble ça ne fait qu'un joli écrin, comme si le producteur (Dean Devlin, ex compère de Roland Emmerich) n'avait fait que rassembler de bons techniciens dans l'espoir de pouvoir faire une jolie bande-annonce. Car si la photo est jolie (soit carte postale, soit Soldat Ryan style avec ses couleurs désaturées) elle n'en reste pas moins artificielle (vive le numérique !), la nuit américaine du film est par ailleurs un échec complet tellement elle est évidente.
La réalisation claire et agréable ? Eh bien elle n'est que claire et agréable. Jamais de risque, jamais de moment de bravoure, jamais quoique ce soit qui pourrait la rendre plus intéressante qu'une pub pour une voiture en fait... Les FX sont sympathiques ? C'est vrai que les explosions sont jolies, que les avions sont très détaillés et que les maquettes ne sont pas ridicules. Le problème c'est que les avions et les explosions en synthèse restent des avions et des explosions en synthèses, que les maquettes pas ridicules restent des maquettes avec intégration de trois glandus qui courent devant pour faire croire que non. Un petit mot aussi sur un détail inacceptable dans une production de ce calibre : pendant les combats aériens, le sol n'est qu'une immense photo plate... Si on n'y fait pas attention, c'est pas grave, mais dès qu'on y jette un oeil, on a instantanément l'impression de voir une démo de jeu vidéo. C'est dans ces moments-là qu'on se rend compte que le boulot fait par les gars des FX sur Furtif (où les environnements sont VRAIMENT en 3D) mérite un certain respect.
L'histoire classique mais "efficace" ? Eh bien non ! Non car là où d'autres auraient réussi à mettre tous ces moments et personnages vus et revus de la manière les plus efficaces possibles, et surtout de manière à ce que l'on ne sache PAS ce qui va suivre, tout ici est intégré de manière totalement prévisible et d'une lourdeur hallucinante. C'est bien simple, jamais (mais vraiment hein, tenez je vous le met en majuscule ça fera mieux : JAMAIS) on n'a la moindre surprise, jamais un pet de tension ne vient dans cet énorme bouillie scénaristique.
Un petit mot sur les personnages ? Parce-que là tout y passe. Le jeune héros plein d'idéalisme (James Franco, plus mauvais que jamais), le salaud de baron allemand, l'officier militaire au passé trouble, le pilote religieux qui prie avant le combat, le capitaine français un peu gauche (Jean Reno qui ne fait rien d'autre que ce qu'on lui demande - qui a dit pas grand chose ?) et même la jeune et jolie bergère en détresse (Jennifer Decker, présente dans le prochain James Huth, Hellphone). De tout ce beau monde, seule Jennifer Decker sort du lot. Si parfois ridicule (je vais faire mon chauvin : c'est la faute au scénario !) elle réussit toutefois, lors de quelques scènes, à montrer son vrai talent (ce que de toute évidence James Franco - qui passe tout le film soit à prendre une tête de beaux gosse invincible, soit à froncer les sourcils pendant les dogfight (cf. l'affiche) - n'a pas).
Enfin il est de mon devoir de descendre la musique de Trevor Rabin. D'une insupportable lourdeur et lançant des grandes envolées chevaleresquo-lyriques toutes les dix secondes, elle devient rapidement un gros (mais GROS) point faible pour le film, puisque dès lors que l'on sort du film, on ne peut même pas apprécier les belles images (reconnaissons-le) du film, puisque constamment couvertes de cette musique affreuse (et l'intérêt de cette musique n'est finalement que d'informer le spectateur endormi de la teneur dramatique de cette scène, ils ont pensés à tout les producteurs !).
Maintenant, vous à rajoutez tous ces énormes défauts des incohérences stupides (le pilote quasiment mort qui a encore suffisament de force pour faire faire un looping arrière à son avion, le mouvement final du héros (arf, quelle poilade),...), vous pourrez arriver à la conclusion que j'ai pas aimé, ouais.
16 février 2007
Men suddenly in black (Big Husband) de Edmond PANG Ho-Cheung (HK/2003)
Synopsis : 4 hommes profitent d'un voyage de leur femme en Thaïlande pour prendre du bon temps. Ils ont 14 heures, et tout a été prévu pour qu'aucun problème ne survienne...
Men Suddenly in Black fait partie de ces films réjouissants, au pitch couillu et original et qui à l'arrivée fournit un métrage des plus singulier. Présenté comme une comédie lambda, Men Suddenly in Black est pourtant bien plus, et sans crier gare il parvient à instaurer de vrais moments dramatiques. Dramatiques, car même si l'ensemble est assurément comique (voire les préparatifs façon film d'espionnage), le réalisateur réussit à insuffler à l'ensemble une dimension dramatique qui nous prend totalement par surprise.
Et c'est là probablement l'une des grandes forces du film, c'est de ne jamais verser totalement dans un ton. Un peu comme lorsque Stephen Show déclarait dans Shaolin Soccer à une fille exagérèment enlaidie qu'elle était très belle, juste avant de lui déclarer qu'il ne l'aimait pas, Men Suddenly in Black perd le spectateur entre le sérieux le plus noir et le fou rire le plus intense.
Car fou rire il y a, et pas qu'un peu. En fait, MSiB reprend un grand nombre de scènes classiques du polar HK (le sacrifice d'un pour sauver tout le monde, la fusillade dans les ruelles étroites,...) en les accommodant à sa sauce (vive le gunfight aux appareils photos !).
Le grand mérite de MSiB aura été de ne pas faire de vrais concessions à son spectateur, à aucun moment le film ne s'arrête pour signifier au spectateur que oui, c'est drôle, mais en même temps que la tension intra-couple est bien présente. A l'arrivée, un film drôle, prenant et touchant, qui a le mérite de ne ressembler à aucun autre, ce qui en soit est déjà pas mal en cette période de formatage audiovisuel.
03 février 2007
Killers Klowns from Outer Space de Stephen Chiodo (USA/1988)
Killers Klowns from Outer Space fait partie de ces films d'une réjouissance extrême, où une horreur (relativement) noire côtoie les visions les plus pittoresques qui soient, où la moitié d'une ville peut mourir mais comme tous les héros survivent, on oublie la ville et on retient les héros, où la peur du ridicule n'agit nullement sur les créateurs du film et que justement ce ridicule est utilisé (classiquement mais en bien) dans le film.
Dès le début du film (et sa génialissime/kitchissime chanson) le film nous met dans le bain. Ce qui est bien avec ce film, c'est qu'il se moque complètement de multiplier les clichés (les deux farceurs, le vieux flic aigri, le jeune flic ex-petit ami de l'héroïne,...) mais qu'il le fait avec un certains respect et une maîtrise qui les rendent tous particulièrement attachant.
Généralement ce genre de film se limite rapidement de par son sujet. Les auteurs, convaincus que leur idée de départ se suffit à elle-même (ici des clowns E.T. qui débarquent sur terre pour tuer tout le monde) ne font que broder autour sans trop se casser la tête, pour donner un film limité. Ici non, les bonnes idées fourmillent de partout, et ce qui est bien c'est qu'à chacun de ces idées on se dit "ah mais ouais évidemment ! c'est des clowns alors ils doivent faire ça" du genre SPOILER leur nez rouge comme point faible, leur cocons "barbe à papa", leurs voitures de clown, le chien de chasse fait avec des ballons, le "Klownzilla" FIN SPOILER
La force de ce film provient aussi de sa faculté à jongler sans cesse entre "horreur" (le mot peut paraître exagéré mais certaines séquences méritent quand même cette appellation) et la comédie. Peut-être pas comme ont pu le faire récemment un Severance ou un The Host par exemple, mais chaque fois qu'une séquence est "horrifique", elle est désamorcée par les tueurs, et inversement (chaque séquence "drôle" se voit renforcée par le côté "tueur" des clowns).
Bref, Killers Klown from Outer Space est un film des plus réjouissant, sympathique, drôle, prenant et qui laisse un souvenir des plus agréable.
29 janvier 2007
Fait froid, fait malade, fait pas neige, fait ch*er...
...voilà pour résumer le fond de ma pensée en ces temps de grands froids (affreux, horrible) qui non seulement se prive de neige (ouh l'arnaque !) mais en plus se paie le luxe de me rendre malade (pour de vrai hein, pas mentalement du genre "ça me rend malade cette croute" ou...ou je sais pas quoi d'autre en fait), ce qui a pour effet positif de me laisser une après-midi supplémentaire sans rien faire (enfin si, mes devoirs, parce-qu'on est sérieux chez moi, et pour montrer qu'on est pas des branleurs, quand on est malade, on bosse). Vient enfin le moment où les devoirs finis, on se demande quoi faire...on regarde l'épisode 2x10 de Carnivale (aka La caravane de l'étrange en français, je préfère le titre original, me demandez pas pourquoi...), on se dit que la fin du monde (enfin non de Carnivale, mais c'est pareil) est proche, que la frustration nous guette, et avant de bousiller ses cordes vocales (car fatalement, le visionnage/visionnement de la fin de la saison 2 ne pourra que me pousser à hurler à la mort, vu que ces ######## de public n'ont pas accrochés à cette série über-géniale (j'ai mis un mot allemand, c'est ma bonne action pour pas y être allé) et qu'ils ont provoqués l'arrêt de cette super méga géniale série (en même temps je leur pardonne, c'est une série subtile et intelligente qui nous prend pas pour des cons)), j'ai pensé qu'un petit peu d'écriture bloguiniche (quoi il est pas beau mon mot ?) ne pourrait que me faire le plus grand bien.
Apocalypto de Mel Gibson
Mel "l'illuminé" Gibson. Voilà, ça c'est dit, et ça sera bien la seule stupidité que je m'autoriserai lors de cette critique (enfin "avis" plutôt). Parce-que mettons les choses au point : l'ami Mel, s'il avait pas fait sa passion christique, qui c'est qui en aurait eu quelque chose à fo*tre que son film soit violent ou pas ? Parce-qu'au fond, Apocalypto n'a absolument rien de bien choquant...voire rien du tout ! (enfin si, moralement, mais rien qui dépasse le quota habituel inhérent à tout film d'aventure qui se respecte) La séquence des sacrifices humains par exemple...rien d'affreux, pas de chair découpée, pas de gros plan sur une main explorant l'intérieur du corps humain, juste des hors-champ et une maîtrise absolue de la suggestion. Bref, l'ami Mel, il aurait pas fait son précédent film que personne aurait crié au scandale (voire pire, au nanar, merci télé"je descend des films pour le plaisir de les descendre et pour faire intello"rama).
Car ce qu'est Apocalypto, au fond, c'est un p*tain de grand film d'aventure ! Une réinvention assomante d'un genre hyper-balisé, et ce juste sous le nez des producteurs hollywoodien, et pour trois fois moins cher que ça leur aurait pris à eux.
Une chose est sûre, Mel Gibson a le sens du risque. Que ce soit la décision de tourner le film en yucatan (ça a même pour avantage qu'aucun doublage ne sera fait ;) ) ou la présentation du village. C'est simple : j'aurais lu ça quelque part, j'aurais jeté le tout à la poubelle tellement ça transpire le cliché et la stupidité. Et pourtant... (soupir) et pourtant ça marche, et plus encore ! Les mésaventures du gars stérile sont affolantes de stupidité, mais par une étrange alchimie, tout fonctionne (fort le Mel). Gibson réussit donc le tour de force de nous faire oublier presque toute violence avec ce prologue, alors même que l'on connaît tous l'histoire (les résumés et la bande-annonce allant jusqu'à la fin...).
Ce qui frappe lors de cette première partie, c'est la maîtrise absolue qu'a Mel. Parfaite représentation de l'espace (en gros on visualise très bien où est quoi, ce qui est loin d'être inutile au niveau de l'immersion), parfaite gestion du suspense (ah ce rêve prémonitoire, quelle force !), parfait dosage entre présentation des personnages et avancement de l'intrigue, parfaite gestion du temps, bref, c'est génial.
Et c'est génial là, et ça sera génial par la suite, et ça le restera jusqu'à la fin. Enfin presque, parce-que l'ellipse finale, je m'en serais bien passé (dans le genre je détruit du suspense et de la tension dans l'oeuf, on fait pas mieux). Mais à part ça, je ne pourrais que qualifier ce film de...génial.
Outre ses hallucinantes séquences de poursuites (que de suspense mes amis !), ce qui fait la puissance de ce film ce sont des multitudes de petits détails, rendant le monde un peu plus impitoyable qu'il ne l'était déjà. Des petits trucs vraiment très cons, mais totalement innatendus et surtout terriblement impitoyables (j'aime bien ce mot). Je sais que ça peut paraître ne rien vouloir dire comme ça, mais je vous assure que ce sont des petits trucs qui font la différences (c'est un peu ce qui fait la différence entre un Le couperet remplie de petits détails "périphériques" et un 36 quai des orfèvres qui reste désespérément concentré à 200% sur son sujet sans pour autant avoir la profondeur suffisante pour ce faire).
Donc pour résumer : avec Apocalypto, Mel Gibson a réinventé le film d'aventure, voilà qui est dit.
14 janvier 2007
Preview 2007
- 2006, année du vice, 2007, année qui pète, avec en premier lieu le retour du film « barbare », dont le représentant le plus connu est à ce jour Conan, le barbare donc, de John Millius et avec Arnold Schwarzeneger. Deux films barbares cette année, avec d'abord Les 300 de Zack Snyder, réalisateur du sympathique remake de l'armée des morts, et d'après un comic-book de Frank Miller – l'homme derrière Sin City. Le film narre l'affrontement entre 300 guerriers spartiates surentraînés et des centaines de milliers de soldats perses tous vilains pas beau. Autre film barbare : Pathfinder – le sang du guerrier, remake d'un film danois qui prend place au sein des vikings. Fait extrêmement rare : le premier montage du film a été jugé « pas assez violent » par les producteurs, le film est donc remonté en ce moment-même. Du charcutage à l'envers en somme. Le réalisateur est un habitué des remakes puisqu'on lui doit, outre une médiocre adaptation de Frankeistein pour la télé américaine, le plus que sympathique remake de Massacre à la tronçonneuse sorti en France en 2003.
- En parlant de Massacre à la tronçonneuse, la préquelle du remake intitulé sobrement « the chain saw massacre : the beginning » sortira bientôt sur nos écrans, et toutes les critiques en disent le plus grand bien. Il y aurait la cultissime scène du repas de l'original, absente du remake.
Autre film qui va saigner, la suite de La colline a des yeux, les producteurs ne chôment pas. La colline a des yeux 2 pourrait bien être à La colline a des yeux 1 ce que Aliens fut à Alien, à savoir une suite plus bourrine et plus jouissive, ce que son pitch aux relants de Dog Soldier laisse présager, puisqu'il s'agit d'une escouade de soldats trouvant leur base vide. S'en suivront monstres, massacres et hurlement, on en bave d'avance.
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Le gros blockbuster qui défouraille bien sera aussi à l'honneur, avec notamment la séquelle de Die Hard, le quatrième opus, intitulé aux Etats-Unis « live free or die hard ». Si il est évident que le film remplira son cota de destruction massive, on doute un peu pour la fidélité aux trois premiers films, tant ici on a l'impression de voir la bande-annonce de bad boys 3. Le passé du réalisateur fait aussi très peur, puisqu'il s'agit de Len Wiseman, réalisateur des deux infâmes navets que représentent Underworld et sa suite. Mais la grosse attente pour les fan de bourrinage en tout genre provient de la deuxième association entre Steven Spielberg - producteur pour l'occasion – et Michael Bay. Michael Bay, grand traumatisé qui dans son enfance s'amusait à enflammer ses trains électriques qu'il faisait passer dans sa maison, tout en les filmant avec sa caméra super-8. Ses parents lui ont confisqués sa boîte d'allumettes mais pas sa caméra, résultats : bad boys 1 et 2, the rock, armageddon, pearl harbor et récemment the island. L'homme n'est pas un habitué de la finesse, et ça n'est pas avec son nouveau film, The transformers, adapté d'une gamme de jouets où des camions se transforment en robots géants, qu'il nous prouvera le contraire.
- On est impatient aussi de voir L'ennemi intime, quatrième film de Florent Emilio Siri, qui après Otage est retourné en France pour confectionner un film sur la guerre d'Algérie, avec Benoît Magimel en tête d'affiche.
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Les valeurs sûres sont aussi à l'honneur cette année, en la présence de David Lynch avec Inland Empire et David Fincher qui nous annonce son chef d'oeuvre avec Zodiac.
2007 sera aussi l'année du nouveau Pixar, avec Ratatouille, histoire d'un rat vivant à Paris et fatalement amoureux de la bonne cuisine.
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Dans le genre des déclinaisons ou suites qu'on n'attendait pas ou plus, citons Hannibal Young de Peter Webber, réalisateur du remarqué « la jeune fille à la perle » avec Gaspard Ulliel dans le rôle-titre, Evan tout puissant, fausse suite de Bruce tout puissant, et 28 weeks later, suite de 28 days later de Danny Boyle.
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Danny Boyle qui en profite pour nous signer un nouveau film avec « sunshine », histoire d'une mission spatiale dont la mission est de « rallumer » le soleil.
Clint Eastwood clôturera son dyptique sur la guerre du pacifique avec Lettres d'Iwo Jima, du côté japonais cette fois.
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George Romero fait son cinquième volet des aventures zombiesques de sa saga cultissime, avec Diary of the dead, Rob Zombie, réalisateur des remarqués La maison des mille morts et The devil's reject – prochainement en DVD- remake en ce moment le premier opus de Halloween de John Carpenter, et enfin Kevin Munroe pourrait bien créer la surprise avec Tortues Ninja, dont les premières images sont plus que prometteuses.
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Citons aussi Grind's House, film hommage au cinéma d'horreur des années 70, divisé en deux segments, l'un réalisé par Tarantino, l'autre par son frère d'arme Robert Rodriguez, et l'adaptation des Simpsons en film, prévu pour le 27 juillet 2007.
- Après avoir signé la mort dans la peau, Paul Greengrass, réalisateur des très remarqués Bloody Sunday et vol 93 réalisera le troisième volet des aventures de Jason Bourne, The bourne Ultimatum (le titre français sera peut-être « la vengeance dans la peau » mais prudence).
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Du côté asiatique, vu la vitesse à laquelle nous arrivent les films, peu de choses à dire, la plupart des films de 2007 nous arriveront probablement vers 2009, citons donc le dernier film de Zhang Yimou qui a une chance de sortir dans nos contrés cette année, réalisateur des très beau Hero et Le secret des poignards volants. Son dernier film s'intitule The cursed of the golden flowers ("La cité interdite" de par chez nous) et il proposerait – notez le subjonctif – des scènes de batailles écrasant en terme de gens impliqués les batailles de Hero.
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Et puis, dans un avenir plus proche, citons le serpent, polar français des plus stressant d'après les premiers échos, et Apocalypto de Mel Gibson, dont sa passion du christ avait déchaîné les foules. Apocalypto prend place dans la civilisation maya, nous narrant l'histoire d'un homme désigné pour être sacrifié et qui se rebellera contre le système. Hémoglobine garantie.
Citons aussi Jacquou le croquant de Laurent Boutonnat, si ce nom ne vous dit rien sachez que c'est le clippeur de Mylène Farmer, soit des productions immenses à chaque fois pour des films dépassant allègrement la durée des chansons qu'ils illustrent. Molière nous parlera d'une partie inconnue – donc fictive – du célèbre écrivain, La môme d'Olivier Dahan nous parlera de la vie d'Edith Piaf, Marion Cotillard dans le rôle titre, L'île au trésor d'Alain Berberian avec Gérard Jugnot est une ènième adaptation du bouquin de Stevenson, Truands de Frédéric Schoenderffer avec Benoît Magimel et Oliver Marchal, polar sec et brutal sur le monde impitoyable de la mafia affichant fièrement son interdiction aux moins de 16 ans, et puis enfin Pars vite et reviens tard de Régis Warnier, dont les premiers échos sont plus que positifs.
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Malgré tout et pour ceux qui se demandent si 2007 serait une année parfaite, elle sera aussi l'année de sortie de taxi 4, resident evil 3 (rebaptisé resident evil : exctinction) , Big Dad wolf et Saw 4, dont d'ailleurs Darren Lynn Bouseman a « démissionné » si l'on puit dire, et dont la réalisation sera confiée à David Hackl, un obscure réalisateur de téléfilm dont même M6 n'a pas osée acheter les droits, pour vous dire à quel point le film sent le chef d'oeuvre...
Mais malgré ces quelques désagréables objets filmiques abominables, l'année 2007 sera longue et pleine de surprise, donc rendez-vous dans les salles obscures et n'oubliez pas : 2007, année qui pète !
Bilan 2006
- Le réveillon est passé, la nouvelle année est arrivée, mais avant de nous attaquer à l'année 2007, je propose que nous fassions un bilan de l'année 2006, une année plutôt exceptionnelle s'il en est, avec notamment un début et une fin d'année extrêmement chargés.
Cette réussite a une explication : 2006 a été une année d'auteurs, c'est-à-dire que toute une flopée de cinéastes ont pu avoir les budgets et les moyens nécessaires pour faire LEURS films, et quand je dis LEURS films c'est LEURS films, y compris en ce qui concerne le choix des fins, qui d'ailleurs étaient particulièrement noires cette année.
- Bref, c'est grâce à de gros moyens et une liberté quasi totale que Guillermo del Toro a pu faire son Labyrinthe de Pan en Espagne pour 15M€, Bong Jong-Ho son The Host à la tête du plus gros budget de toute l'histoire du pays au matin calme, Paul Verhoeven son Black Book dans ses Pays Bas natals, Alfonso Cuaron ses Fils de l'homme en Angleterre, et Arronofsky son The fountain dans les circuits indépendants des grosses firmes hollywoodiennes.
- Bref, une année exceptionnelle pour tout le monde, y compris pour le cinéma français qui nous a servi des perles comme 13 tzameti, oss 117 ou encore Ne le dis à personne. Outre cette réussite artistique, c'est aussi une grande réussite commerciale puisqu'en terme de pourcentages d'entrées, le cinéma français a battu, de peu certes mais battu quand même, le cinéma américain, ne laissant ainsi qu'une toute petite part aux films ni américains, ni français. De tous, seul Volver d'Almodovar a réussi a tirer son épingle du jeu en franchissant le million d'entrée, les autres films s'étant contenté de simple succès d'estime, comme ce fut le cas pour les deux polars italiens brut à souhait que sont Romanzo Criminal et Arrivederci Amore Cio, ainsi que la grosse surprise A bittersweet life, qui a redonné confiance à tous les amateurs de cinéma coréen après la très fade année 2004.
- Outre ces films, sont arrivés de nul part de pures réussites, à l'image du Prestige de Christopher Nolan, dont on pensait qu'il ne serait qu'une pause entre les deux batman, alors qu'il s'avère être son meilleur film. Dans la même catégorie des auteurs anglophones qui montent, citons le fort sympathique Jarhead de Sam Mendes ou le percutant Lord of War d'Andrew Niccol.
Saluons aussi les éclatantes réussites de Spielberg avec Munich ; et de Terrence Malick avec Le nouveau monde.
- Mais qui dit année d'auteur, dit année difficile pour les blockbusters, ne serait-ce qu'en terme de recette, puisque tous ou presque ont eu de grosses difficultés. Ainsi Mission impossible 3, pas déplaisant au demeurant, affichait des scores très faibles pour un film budgété à 150M$ avec Tom Cruise en tête d'affiche, Poséidon fut le naufrage de l'année, idem pour Miami Vice dont les dépassements de budget ont tout de même atteint les 200M$, quand on voit le résultat à l'écran on se demande vraiment où ils ont pu passer... dans les narines de Colin Farrel diront certains, no comment. Mais entre tous ces échecs, un seul & réussi à devenir un vrai gros succès : Pirates de caraïbes deuxième du nom, dont les hallucinants résultats au box office n'ont d'égals que la pauvreté artistique du film, sorte de grosse attraction sur-rythmée et sur-effet-spécialisée qui finit par provoquer la nausée plutôt que le réjouissement.
- Je n'oublie pas le sublimissime Duelist, perle sud-coréenne nous narrant une histoire d'amour entre une policière et un bandit, histoire d'amour évoluant de manière totalement muette, pendant les hallucinantes scènes de combat entre eux deux, scènes filmées par ailleurs comme une danse.
- Enfin pour finir, les étonnantes réussites de La colline a des yeux, Hostel, V for Vendetta et Inside Man, soit quatre films extrêmement osés et qui ont créés la surprise un peu partout dans le monde.
2006 fut aussi une année de deuil, puisque Philippe Noiret et Robert Altman y ont tous deux trouvés la mort. Coup de chapeau pour The last show, son dernier film, une vraie réussite. Altman est parti en beauté, c'est déjà ça.

