17 février 2007
Flyboys de Tony Bill (USA-GB/2005)
Synopsis : Le destin de l'Escadrille Lafayette, constituée de jeunes soldats américains qui se portèrent volontaires pour intégrer l'armée française durant la Première Guerre mondiale, avant même que les soldats américains n'entrent eux-mêmes dans le conflit.
Flyboys c'est typiquement le film qui marche ou qui marche pas, tout simplement car il est de ces films qualibrés au millimètres près et qui font appels aux recettes les plus éculées. Ici, pas de surprise, pas de personnages intéressants, pas de moments de bravoures : un film comme ça n'est fait que pour faire passer les 2h et quelques à la vitesse de l'éclair, donc exit toute tentative de faire des scènes "fortes" et bonjour produit formaté jusqu'au bout des ongles.
Pourtant, le film n'a pas tellement à rougir. La photo est jolie, la réalisation non seulement parfaitement claire mais aussi très agréable, les FX des plus sympathiques, les décors bien détaillés et l'histoire reprend finalement tout ce qui a déjà marché dans un film ou dans un autre. Alors quoi ?! Eh bien le problème vient que tout ça ensemble ça ne fait qu'un joli écrin, comme si le producteur (Dean Devlin, ex compère de Roland Emmerich) n'avait fait que rassembler de bons techniciens dans l'espoir de pouvoir faire une jolie bande-annonce. Car si la photo est jolie (soit carte postale, soit Soldat Ryan style avec ses couleurs désaturées) elle n'en reste pas moins artificielle (vive le numérique !), la nuit américaine du film est par ailleurs un échec complet tellement elle est évidente.
La réalisation claire et agréable ? Eh bien elle n'est que claire et agréable. Jamais de risque, jamais de moment de bravoure, jamais quoique ce soit qui pourrait la rendre plus intéressante qu'une pub pour une voiture en fait... Les FX sont sympathiques ? C'est vrai que les explosions sont jolies, que les avions sont très détaillés et que les maquettes ne sont pas ridicules. Le problème c'est que les avions et les explosions en synthèse restent des avions et des explosions en synthèses, que les maquettes pas ridicules restent des maquettes avec intégration de trois glandus qui courent devant pour faire croire que non. Un petit mot aussi sur un détail inacceptable dans une production de ce calibre : pendant les combats aériens, le sol n'est qu'une immense photo plate... Si on n'y fait pas attention, c'est pas grave, mais dès qu'on y jette un oeil, on a instantanément l'impression de voir une démo de jeu vidéo. C'est dans ces moments-là qu'on se rend compte que le boulot fait par les gars des FX sur Furtif (où les environnements sont VRAIMENT en 3D) mérite un certain respect.
L'histoire classique mais "efficace" ? Eh bien non ! Non car là où d'autres auraient réussi à mettre tous ces moments et personnages vus et revus de la manière les plus efficaces possibles, et surtout de manière à ce que l'on ne sache PAS ce qui va suivre, tout ici est intégré de manière totalement prévisible et d'une lourdeur hallucinante. C'est bien simple, jamais (mais vraiment hein, tenez je vous le met en majuscule ça fera mieux : JAMAIS) on n'a la moindre surprise, jamais un pet de tension ne vient dans cet énorme bouillie scénaristique.
Un petit mot sur les personnages ? Parce-que là tout y passe. Le jeune héros plein d'idéalisme (James Franco, plus mauvais que jamais), le salaud de baron allemand, l'officier militaire au passé trouble, le pilote religieux qui prie avant le combat, le capitaine français un peu gauche (Jean Reno qui ne fait rien d'autre que ce qu'on lui demande - qui a dit pas grand chose ?) et même la jeune et jolie bergère en détresse (Jennifer Decker, présente dans le prochain James Huth, Hellphone). De tout ce beau monde, seule Jennifer Decker sort du lot. Si parfois ridicule (je vais faire mon chauvin : c'est la faute au scénario !) elle réussit toutefois, lors de quelques scènes, à montrer son vrai talent (ce que de toute évidence James Franco - qui passe tout le film soit à prendre une tête de beaux gosse invincible, soit à froncer les sourcils pendant les dogfight (cf. l'affiche) - n'a pas).
Enfin il est de mon devoir de descendre la musique de Trevor Rabin. D'une insupportable lourdeur et lançant des grandes envolées chevaleresquo-lyriques toutes les dix secondes, elle devient rapidement un gros (mais GROS) point faible pour le film, puisque dès lors que l'on sort du film, on ne peut même pas apprécier les belles images (reconnaissons-le) du film, puisque constamment couvertes de cette musique affreuse (et l'intérêt de cette musique n'est finalement que d'informer le spectateur endormi de la teneur dramatique de cette scène, ils ont pensés à tout les producteurs !).
Maintenant, vous à rajoutez tous ces énormes défauts des incohérences stupides (le pilote quasiment mort qui a encore suffisament de force pour faire faire un looping arrière à son avion, le mouvement final du héros (arf, quelle poilade),...), vous pourrez arriver à la conclusion que j'ai pas aimé, ouais.
14 septembre 2005
Retour à Cold Mountain
Grosse machine hollywoodienne, Retour à Cold Mountain
pourrait être le parfait exemple de la machine à oscar. Un casting
impressionant, une adaptation de best-seller, un réalisateur confirmé (
Anthony Minghella, Le talentueux Mr Ripley c'était lui, Le patient anglais
c'était lui aussi) et surtout un gros budget de rigueur (90M$)
permettant ainsi une reconstitution historique fidèle (permettant de se
faire quelques oscars supplémentaire en poche). Pourtant déjà, le
budget, même s'il est imposant, n'était pas réellement suffisant. Tom Cruise fut un temps pressentis dans le rôle de Jude Law,
mais son cachet trop élevé a fait que finalement ben non. Et puis
surtout le film s'est lamentablement vautré aux Oscars, 7 nominations
et 1 seule statuette (pas des moindres certes, meilleur second rôle
pour René Zelweger). Il faut dire aussi que la
concurrence fut rude, et que ce film ne fut pas la seule machine à
oscar déçue, on se souvient aussi de Masters and commander : the far
side of the world (Peter Weir, triplement osarisé du meilleur réalisateur) qui a eu un résultat similaire. Une raison ? Oui, et pas des moindres : Le seigneur des anneaux : le retour du roi. Forcément quand 11 statuettes sont ramassées par un seul film...
Mais
trêve de bavardage et d'informations futiles, restons simple : le film.
Eh bien quoi le film ? Eh bien...oui. Alors oui c'est du classique, du
déjà-vu, une histoire d'amour sur fond de guerre, ça vous rappelle
quelque chose ? Pleins de choses en fait.
Alors oui c'est gros,
c'est caricatural, mais force est de reconnaître que ça marche. La
scène d'ouverture en mets déjà pleins les yeux. Car oui, l'une des
(nombreuses) bonnes idées du film a été de ne pas monter le film dans
l'ordre chronologique. On commence donc directement par la grande
bataille sur laquelle une partie de la promo avait été faite (dont
l'affiche du film). Bonne nouvelle donc, on ne passera pas tout le film
(qui dure quand même 2h33) à attendre le grand moment (pas comme pour Le pont de la rivière Kwaï
quoi). D'autant que cette scène répond particulièrement aux promesses
faite, l'explosion en elle-même est magnifique, et pour le reste de la
bataille, le réalisateur (doué, soit dit en passant) a préféré montrer
l'horreur de la bataille plutôt que de la magnifier, en renforçant notamment l'aspect
de massacre (le terme de "bataille" est donc ici quelque peu déplacé).
Le spectateur est donc mis en conditions, reste au film de tenir ses
promesses et...il les tient.
Retour à Cold Mountain contient en fait trois films bien distincts. D'un côté le voyage de Jude Law pour rentrer chez lui, de l'autre Nicole Kidman
attendant le retour de son roméo, et enfin l'explication de leur amour
(en flash-backs). Dans ces conditions l'ennui pointe difficilement le
bout de son nez, et c'est tant mieux, surtout au regard du rythme
relativement lent du film.
L'un des points fort du film est son casting. Nicole Kidman en tête, entourée de Jude Law et de Renée Zelweger,
eux-même entourés d'une pleïade de seconds rôle connus, ou à défauts,
de têtes connues. Mais un casting impressionant sans jeu d'acteur ne
sert à rien, et nul doute que chacun a bien trouvé son rôle. Nicole Kidman et Jude Law
en tête, retranscrivant à la perfection l'ambiance et les épreuves
qu'ils ont traversées. On pourra, dans ses premières apparitions,
trouver que le jeu de René Zelweger est un tantinet forcé, mais son personnage s'impose très rapidement, et sans grande difficulté.
Pour
le reste c'est du tout bon, décors, lumière (éclairage naturel),
costumes (fidèles jusqu'aux dessous des acteurs), tout est parfait.
L'intérêt
du film, malgrés les apparences, ne se trouve pas dans l'histoire
d'amour, mais dans le voyage de l'un et la façon dont se débrouille
l'autre. Du premier on a un parcours quasi homérique, de rencontres
incongrues en situations délicates, Jude Law traverse
le pays pour retrouver sa bien aimée. De l'autre, une situation
difficile et le dur quotidient des gens restés à l'arrière avec les
milices qui se sont crées.
Alors Retour à Cold Mountain
est-il le chef-d'oeuvre que la boîte nous décrit ? Non, mais il n'en
reste pas moins un bon film, efficace, calme, prenant, passionant de
bout en bout, et faisant preuve d'un savoir-faire indéniable.
23 août 2005
The island
Qu’on l’aime ou pas on est toujours curieux de savoir quel sera le
prochain film de Michael Bay. Celui qui était auparavant le petit
toutou de docteur es blockbuster s’est dorénavant affranchis de son
emprisonnement commercial pour se tourner vers monsieur Spielberg (même
si c’est pas lui qui produit le film, non je dis ça pour les petits
chieurs qui voudront me contredire).
Ainsi donc voici The island, mais que les fans se rassurent, il ne
sagit pas d’une énième adaptation de Robinson Crusoé, mais d’une bon
blockbuster de SF, blockbuster de l’été est-il besoin de le préciser.
Le film ressemble à un espèce recyclage des anciens films de Michael,
on a un donc un duo de héros comme dans les Bad boys, une grosse scène
de poursuite sur autoroute comme dans Bad boys 2, une scène de pseudo
boîte de nuit comme dans Bad boys 2 (ben dis donc sacré référence pour
le Michael apparemment), des scènes avec de l’Amérique profonde (des
bars et des Harley dans des déserts) comme dans Armageddon, des scènes
avec tout pleins de choses qui volent dans tous les sens comme dans
ben.. Armageddon et Pearl Harbor tiens, et puis pleins d’autre choses
aussi qui seraient trop longues et ennuyeuses de mettre ici.
Le problème avec un thriller comme ça c’est que le film repose sur une
base qui, si elle est dévoilée, fait perdre quasiment tout intérêt au
film (ce qui est gênant vous en conviendrez). Ainsi les 5
bandes-annonces gentiment spoileuse nous racontent le film du début
à…ben à la fin tiens (les derniers plans du films se trouvant carrément
dedans !). Du coup plus beaucoup d’intérêt, il faut alors se rabattre
sur le côté pur entertainment du film qui malheureusement vois revenir
tous les tiques fort désagréables de notre cher Michael. C’est donc
repartit pour les montages épileptiques et la caméra parkinsonienne,
dommage, surtout après le sympathique Bad boys 2 qui nous laissait voir
que Michael pouvait faire des films bien, enfin des bons blockbusters
de l’été quoi.
Mais parlons des scènes d’action, pas toujours lisibles, assez
difficiles à supporter, et au final assez ennuyeuse (malgré quelques
plans nous faisant re-rentrer dans l’action).
Pour les FX, c’est du tout bon. Mis à part quelques plans un peu
foireux (la chute du logo notamment), on frise la perfection du photo
réalisme (certains trucages sont d’ailleurs assez hallucinants).
Passons au point le plus intéressant (et le plus réussie) du film :
l’humour. Trois éléments : les relations Jordan/Lincoln découvrant la
vraie vie, Steve Buscemi et surtout la relation Lincoln/Lincoln
(l’original et son clone quoi) qui est assez jouissive (profitant par
ailleurs d’un trucage hallucinant, on aurais cloné Mc Gregor qu’on
n’aurait pas fait mieux).
Si on rajoute à ça un message relativement consistant (très intéressant
en fait), on obtient un film assez mal équilibré mais néanmoins
sympathique.
19 août 2005
L'effet papillon
Attention
! Pour parler de l'effet papillon il vaut mieux l'avoir vu, c'est
pourquoi j'ai mis des éléments du film dans cette critique. Il ne sagit
toutefois pas à proprement parler de spoiler, aucun véritable moment de
l'histoire n'est révélé, et ne devrais pas beaucoup faire changer votre
point de vue sur ce film. Néanmoins si vous voulez pleinement profiter
de ce film, il est déconseillé de lire cette critique.
Régulièrement un petit film devient la coqueluche de la critique et du
public (principalement composé d’adolescents). Généralement ce film est
un film d’auteur présentant un ou plusieurs héros avec une ou plusieurs
caractéristiques bien particulières. En ce moment le film à la mode
c’est donc L’effet papillon. Enfin à la mode…ça fait un petit bout de
temps qu’il l’est mais il le reste, en tout cas jusqu’à ce qu’un
nouveau film fasse son petit bang.
Le film pars d’une idée assez sympa : appliquer la théorie du chaos au
voyage dans le temps. Un tel concept peut faire peur, laissant espérer
(ou redouter c’est selon) à l’arrivée un jolie petit nanard. Pourtant
ici le concept est relativement bien géré.
En fait le film en lui-même est sympathique, il se laisse regarder mais
après il ne marque pas plus que ça, l’intérêt du film étant dans les
surprises des vies alternatives d’Evan (Ashton Kutcher) son potentiel
de revisionnement est donc assez limité.
Certaines personnes sont devenues des détracteurs acharnés du film à
cause de la violence. Pourtant bien que les auteurs du film qualifient
leur film de « cru et violent » L’effet papillon
reste relativement
soft laissant une grande place à la suggestion (ex : le chien incendié,
on se dis que c’est impossible de montrer le chien incendié, la réponse
se trouve dans la question : ça ne sera pas montré à l’écran, dommage).
Si le catalogue d’horreurs en tout genre est relativement large (outre
le chien incendié on a la pédophilie, la maltraitance d'enfants, le
meurtre entre enfants, la fille défigurée, le bébé explosé, un viol
entre gars aussi et j'en passe), son
traitement ne laisse absolument pas passer une émotion de malaise qui
aurait pourtant grandement servis le film.
En lui-même le film regorge d’idées en tout genre, comme une petite
commotion cérébrale suivi d’un saignement du nez à chaque fois qu’Evan
modifie sa mémoire (avec un bruitage qui rend les scènes
particulièrement immondes) ou tout ce qui concerne son voyage dans le
temps qui est assez bien foutu (l’idée de se servir d’aides mémoire
fallait y penser quand même).
Les acteurs sont très bons, d’autant que la chose s’avérait
particulièrement délicate étant donné les alternatives des vies (comme
Tommy tantôt immonde connard tantôt fervent religieux).
Là où le film fait fort c’est dans sa manière de parler de la fatalité.
Ainsi chaque chose qu’Evan fera pour le bien se transformera en
cauchemar, ou bien c’est lui qui devra souffrir pour que tous les
autres soient heureux.
Avec tout ça on croirait vraiment que le film est génial mais pas du
tout ! Si les 50 premières minutes sont vraiment excellentes, le reste
devient malheureusement trop répétitif, l’intérêt se résumant à savoir
les vies alternatives et le passage qu’Evan modifiera. Et c’est
d’ailleurs là qu’on rentre dans la faiblesse du scénario : ses
incohérences. Car le film en est truffé. Si ça n’était que de petites
incohérences d’accord on laisse passer, mais là ! Que l’infirmier juste
à côté d’Evan et de son père ne capte rien à leur conversation, que le
fait qu’Evan se crucifie les mains en même temps qu’il fait un dessin
et que l’un des évènements soient retenus dans la vie « normales »
(sans modif’ quoi) et l’autre ne soit là que pour prouver à Carlos
qu’Evan est un envoyé de Dieu, ça passe quand même moyen. De même que
le trou noir pendant la scène de Robin des bois (encore une scène
supposé atroce qui laisse indifférent). Bref, une multitude
d’incohérences faisant réellement tâche dans un scénario pourtant bien
ficelé.
Et je ne parle pas des multitudes d’effet ultra tape-à-l’œil comme les
flash-back ou les retours en arrière (partant pourtant de la bonne idée
d’un tremblement des lettres).
En clair un bon petit film lourdement handicapé par ses énormes bourdes
scénaristiques et toute sa deuxième partie beaucoup trop répétitive.
Dommage.
08 août 2005
Le baiser mortel du dragon
Non
non ! Avant de me jeter des pierres sachez que j'assume l'entière
responsabilité d'aimer ce film (mais ne me retirerais en aucun cas du
monde de la cinéphilie).
Le baiser mortel du dragon s'impose (sans grande difficultés il est vrai) comme le meilleur film d'action sortie des studios de Europa Corp.
On
aurait tord de limiter ce film à une grosse production française de
plus tant il est, par son traitement, d'une
nouveauté...raffraichissante. Le truc c'est que le film navigue entre
deux sortes de film d'action, d'un côté le film d'action sérieux avec
toutes les histoires de la prostituée droguée et de sa fille et de
l'autre dans celui du film d'action pur 100% cartoon au travers des
deux "boss" blonds, de la mort du méchant et de tout un tas de détails
(comme le fait par exemple de trouver dans un commissariat de police
français, au travers d'une pièce, une trentaine de bonhommes en kimono
prêts à vous sauter dessus). Mais au final c'est ça qu'on aime ! Une
accumulation de scène de grand-guignolesque simple prétexte à foules de
scènes d'actions toutes plus efficaces les une que les autres,
violentes à souhait, empreintes de sadisme et d'humour noir. Un méchant
très méchant (Tcheky Karyo bien marrant) et des gentils très gentils (Bridget Fonda en prostituée droguée à qui on a enlever sa fille). Sans oublier bien sûr Jeeeeeeeeeeeeeeeeet Liiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !
Le roi du kung-fu et de la castagne, plus habile, plus souple, plus
rapide, plus visclard que jamais, nous sert ici un personnage contrasté
entre son immense talent de combattant et de l'autre un personnage
timide et terriblement gêné devant une fille. N'éxagérons rien, il nous
sert ici juste le héros parfait classique, c'est à dire impressionant
lors des scènes de combats (je pourrais dire les meilleures que j'ai
jamais vu mais je le dirais pas) mais bien ridicule lorsqu'il est
confronté à des situations plus familières (permettant ainsi au
spectateur de se croire supérieur à lui et ainsi de rire de lui).
Le
principal atout du film est donc ses scènes de combats fichtrement
impressionantes, intenses, longues, nous servant ici et là quelques
plans magnifiques (ah ! Jet Li sautant dans un semi-ralenti en attrapant une bonne et qu'une grenade explose derrière lui quel plan !).
Au final on obtient un magnifique film d'action efficace jusqu'au bout des ongles (pour ceux qui en ont) où Jet Li nous offre quand même son meilleur film occidental (enfin bon entre Romeo doit mourir, En sursis et The one ça va pas chercher bien loin). Alors fan ou pas fan...courez !
07 août 2005
Mr and Mrs Smith
Finis le thriller épileptique pour Doug Liman (la mémoire dans la peau) et place à la comédie d'action à gros budget. Non Mr & Mrs Smith n'est ni un chef-d'oeuvre ni une daube, c'est juste un bon film d'action sympathique qui se laisse regarder.
Le
spitch de départ est intéressant et on ris déjà (diantre !),
malheuresement le duel Mr/Mrs ne dure que la première partie du film
pour ensuite virer à la course-poursuite contre leurs agences
respectives. Pourtant on n'imagine pas le film autrement tant il est
savamment dosé.
Ainsi jamais une scène n'est trop longue, lorsqu'il
faut arrêter on arrête, et on passe à une scène de comédie faisant
avancer l'intrigue ou à une simple dispute du couple. Et même
olorsqu'il faut encore tuer des gens on le fait sur une musique calme
pour faire avancer le temps plus vite.
On peut très bien critiquer
un tel gaspillage de budget (135M$ !) mais le résultat est à la
hauteur. On a du spectacle, on a de l'humour, on ne s'ennuie pas et ce
couple nous fait toujours jubiler. En fait ce film pourrait être
qualifier de délire tant tout est...délirant (ça y est tu passes pour
un con maintenant). Brad Pitt et Anjelina Jolie assurent leur partition du tonnerre et nous font jubiler de plaisir. On ris, on s'amuse et tout le monde est content.
Je en m'étendrais pas plus sur ce film.
En bref : une comédie d'action de haute volée savamment calibrée, promesse de 2h de pur bonheur.
Le transporteur 2
On se rapelle du premier opus de Le transporteur, grosse machine du film d'action français à la Besson
(à la débile quoi). Ayant eu un succès (surprise) aux USA, sa suite s'y
passe logiquement. Et évidemment, c'est dans le paradis de nos bad boys
préférés qu'elle s'y passe : Miami.
Plus gros budget pour plus gros film pour une équipe mieux rôdée. Louis Leterrier revient plus expérimenté (ça n'était pas difficile, je vous l'accorde).
Meilleur
que le premier ? Oui, vous me direz encore ça n'était pas extrêmement
dur. Plus fun, plus orienté "grand n'importe quoi", on peut même passer
un bon moment (et si ! c'est possible !).
Là où le premier se la
jouait super-classe-prétentieux (et se vautrait lamentablement, aucun
goûts ces ricains décidément !) le second se la joue plus au niveau du
pur divertissement à prendre au second degrès (regarde comme je
t'explose un hélicoptère avec trois balles youhou !).
Les
producteurs ont mis les grands moyens pour nous offrir (enfin !) des
scènes d'action dignes de ce nom. Ici ça pète, ça fonce et ça défonce.
C'est bien simple on se croirait dans un Michael Bay le
montage épileptique en moins. Les moyens sont plus gros et le budget
devais même être relativement serré vue les FX relativement pourries.
Là
où le second degrès prend tout son sens c'est dans des scènes de
cascades complètement loufoques. Pour vous donner une idée une bombe
est accrochée sous la voiture de Franck, il fonce, passe à moitié sur
un tremplin pour élever sa voiture en la retournant, passe sous une
grue (la voiture retournée donc) et paf ! le crochet de la grue enlève
la bombe juste avant qu'elle n'explose. Vous n'avez rien compris ?
C'est normal on continue.
Le film enchaîne les scènes d'actions
toujours plus loufoques et les cascades toujours plus dingues. Que ça
soit pendant les scènes de poursuites en voiture, les combats à un
contre douze ou les gunfight toujours aussi con, le film fait dans la
surenchère et ça lui réussit plutôt bien.
Côté bande-son finis le
hip-hop maladif et place à une B.O. plus conventionnelle. Le scénario
est toujours aussi con sauf qu'ici il ne prétend rien dénoncer. François Berleand (le
gars qui dépanne ses potes qui ont besoin d'un second rôle connu)
assure l'humour et le fait plutôt bien. On retiendra aussi une phrase
de Franck "oh ça n'est pas un ami, c'est un français" qui m'a bien fait
rire.
Un bon gros divertissement français à l'américaine qui se prend au second degrès et on peut obtenir quelque chose de digeste. Si ! Si ! Bon de là à espérer une suite...mais ça se laisse quand même regarder.
31 juillet 2005
X-men 2
Eh oui, plus fort que le premier, ben...le second pardis ! Toujours réalisé par Bryan Singer,
plus violent, plus long, plus gros, bref plus américain. A première vu
donc on a de quoi s'inquiéter. Voir nos super-héros favoris se
transformer en simple marchandesing d'une franchise lorgnant trop vers
le commercial a de quoi inquiéter. Pourtant, le réalisateur s'en sort
ici haut la main (et même plus) tant osn film est sombre, glauque et
même un petit peu violent. L'univers et les personnages sont installés
ça c'est fait, il ne reste donc plus qu'à allez au fond du concept,
soit une guerre mutants/humains sorte de métaphore du nazisme (les
mutants remplaçant les juifs) là où le premier métaphorait (ça se dit
?) le terrorisme.
Y a pas à dire, Bryan Singer nous
épate toujours autant, même si on sent bien que quelque part il a dû se
faire un peu poussé par les producteurs pour rajouter de l'action dans
son film, soit, il le fera, et avec brio.Et ça commence dès le
générique, diantre, mais ce générique est...ridicule ! Ya pas d'autre
mots rarement un générique m'aura autant fait marrer tant il est
ridicule voulant trop jouer dans le style "regardez on va vous en
mettre pleins la vue accrochez-vous à votre fauteuil" alors que le
premier sans être poussif en mettait, à sa façon, pleins la vue et
était bien plus classe.Ensuite on a la première véritable scène du film
: l'attaque de la maison blanche par diablo sur fond du requiem de
Mozart, classe, efficace et...prenant. Rarement une scène n'aura été
aussi virtuose, Bryan Singer est vraiment très fort.
Jouant sur la peur, la suggestion, l'omni-présence de l'ennemi (qui
pourtant est tout seul) cette scène est...magistrale.
Le film
explore en fait toutes les pistes laissées par le premier. Le premier
ne parlait que peu par exemple des adolescents mutants, en pleine
puberté, en période de doute. Ici on en parle, et pas qu'un peu. On
aura donc Flamo qui laisse apparaître son côté diabolique, et surtout
le gros problème entre glaco-machin-chose (qui glace tout quoi) et
Malicia, eh oui comme dis Wolverine : "comment vous faites pour...?"
héhé, pas bête le bougre. On a aussi droit à un peu plus de profondeur
du côté du triangle amoureux Cyclope-Jean Grey-Wolverine et tout un tas
de choses un peu plus fouillées.
Mais c'est du côté du "si vous vous
aviez un mutant comme fils quelle serait votre réaction ?" ou "si vous
aviez un mutant comme frère quelle serait votre réaction ?" ou encore
"si vous aviez une famille de blaireau ne comprenant pas votre état et
ayant stupidement peur de vous vous demandant de ne plus être un mutant
comment réagiriez-vous ?" dur de savoir hein ? Eh oui c'est pas facile,
c'est la vie et on n'y peut rien. Si dans le film les mutants sont
présentés comme de gentils bougre (même les méchants mutants sont de
gentils bougres) dans la réalité quelle serait votre réaction si vous
appreniez que des personnes peuvent voir à travers vos vêtements ? lire
vos pensées ? contrôler votre esprit ? vous éplucher comme une banane ?
vous glacer instantanément votre soda ? euh non pas celui-là il est
bien celui-là, on le garde. Bref peut-on dire que les humains du film
sont si cons ? Eh bien non, et c'est là toute la force du film qui
évite tout manichéisme. Même le grand méchant méchant est pardonnable
(enfin pardonnable, prétextable plutôt) c'est dire !
Plus mouvementé que le premier, Bryan Singer nous signe là une suite à la hauteur du premier épisode, et qui peut très bien rejoindre, comme son prédécesseur d'ailleurs, le rang des adaptations de comics réussies.
Bon comme vous ètes sage et que je m'emmerde voici quelques clichés
Boum dans ta gueule ! (ça ne se vois pas mais le gars est partis avant le coup d'épaule...)
Un chtit sourire Cyclope ? merci..
Je sait pas vous mais moi je me demande comment ils tiennent dans leur vaisseau tout plat les x-men...

Cadeau
! Bon pour ceux qui auraient loupés la fin (ou simplement pas captés)
voici le doux personnage qui nous attend dans x-men 3, oui, c'est
subtil...
Un Bryan Singer se cache dans ces images, saurez-vous le retrouvez ?
(si vous le trouvez je vous donne un mauvais raccord et un caméo dans x-men 1)
30 juillet 2005
X-men
Si X-men n'est
pas le premier film de super-héros nouvelle génération et encore moins
le premier film de super-héros (ou même le premier film de super-héros
réussie) il est quand même le premier film de super héros nouvelle
génération réussie. C'est grâce à lui en effet que nous nous tapons
depuis maintenant cinq longues années des tonnes et des tonnes de films
de super-héros.
Voilà donc pour l'intro, elle vous a plu ? Non ? Ah
ben tant pis je fait pas ma critique alors. Nan j'déconne ! Allez zou
c'est partis.
Le pari était audacieux : transposer à l'écran les
aventures des x-men, groupe de mutants sauveurs du monde luttant pour
la tolérance tentant de contrer les plans du diabolique Magneto (qui
magnete donc) et le tout sous couvert d'une école pour sur-doués (les
sur-doués étant les...? les...? les quoi ? aucune idée, vais pas vous
macher le travail non plus !).
Le projet fut maintes (et maintes) fois annulés, reportés. James Cameron a
même abandonné faute d'un scénario solide. La question du réalisateur
se compliquait donc. Un fan ? Ben non ! Même pas. C'est à peine si Bryan Singer (réalisateur de l'hallucinant Usual Suspect)
connaissait le comics d'origine, de quoi être sacrément inquiet ! Mais
pas du tout ! Et c'est là tout l'intérêt. Là où uin réalisateur fan
s'est planté en beauté avec Daredevil (voulant trop faire plaisir aux fans et gâchant la licence), Bryan Singer a
posé son regard extérieur pour faire entrer le novice d'emblée dans
l'histoire et pour fairez plaisir au fan découvrant tour à tour les
divers personnages ayant remplies (ou pas) sa tendre (et chère)
enfance. Bref, faire un vraie bon film ouvert à tous. Merci à la notice
du collector pour toutes ces paroles gonflantes.
Là où le film
surprend, c'est par son manque singulier de scènes d'actions, et même
qunad scène d'action il y a elles sont filmées avec lenteur, (la
musique d'un volume très faible mettant bien dans l'état d'esprit
adéquat). Car là où Bryan Singer met tout son
(immense) savoir-faire, c'est bien dans les scènes plus "intimistes"
(des simples scènes de comédie quoi). Il nous avias montré avec Usual Suspect sa
capacité à faire un film sur un nombre élevé de pr...personnages
principaux tout en gardant une grande clarté, ici c'est la même chose.
Certains personnages sont moins dévelopés que d'autres, les rapports
entre eux sont très bien gérés, bref du classique.
Contrairement à
ce que l'on pourrait penser aux premiers abords, le film n'a pas
énormément recours aux effets spéciaux. En effet, Bryan Singer s'évertue
à limiter la synthèse au maximum afin d'obtenir un réalisme maximal
rendant le film, ce qui est un atout tout (atout-tout...toutou hum ok
j'arrête) considérable.
Bryan Singer nous signe ici un film étrangement proche de son Usual Suspect ce qui n'est pas pour nous déplaire. Respect de l'oeuvre original et facile d'approche pour les novices, nous avons ici le film de super-héros parfait. Maintenant si on le remercie pour toutes les adaptations de comics que l'on a eu depuis, c'est à vous de voir...
28 juillet 2005
Minority Report
Auparavant
mon avis sur ce film était assez tranché : une daube sans nom ratée en
tous points faisant dans l'esbrouffe visuelle. Pourtant, après un
nouveau visionnement, force est de constater que Minority Report est loin d'être la daube que je croyais.
Tout
d'abord le début, prometteur, très prometteur. On assiste à ni plus ni
moins qu'une arrestation pour un meurtre futur. Le truc avec un tel
concept, c'ets que tout est inversé. On ne dis plus "on vous arrête
pour le meurtre de truc-muche" mais "on vous arrête pour le meurtre futur
de truc-muche", passant ainsi du passé (un acte commis) au futur (acte
qu'il allait commettre). De même que dans cette logique le pauvre
quidam ne dis plus "je n'ai rien fait" mais "je n'allai rien faire", ce
qui peut par ailleurs laisser un doute, si dans le cas d'un meutre déjà
commis il est irréfutable que la personne arrêtée est coupable, dans le
cas d'un meutre futur tout devient plus flou, et même un homme
s'apprétant à tuer sa femme peux se résigner au dernier moment.
C'est dans cette philosophie que le film commence. S'en suit la
présentation (lourdingue) du personnage principal John Anderton (et pas
Anderson). Voilà pour l'intrigue, de toute façon pourquoi la répéter
tout le monde la connaît, et en puis si vous la connaissez pas vous
avez qu'à chercher.
Là où Minority Report fait très fort, c'est
qu'il parvient à installer en quelques minutes un futur d'une
crédibilité absolue, crédibilité renforcée par les effets spéciaux
assez beaux (à quelques exceptions près) et par des décors immenses
limitant la synthèse (notre ami Spielberg ayant toujours clamé haut et fort qu'à l'inverse de son ami (le sien pas le notre) George Lucas il
préférait de vrais beaux grands décors réels dans lesquels il met un
peu de synthèse quand c'est la dernière solution pour faire les plans
qu'il veux).
Deuxième bon point du film : la réalisation de Steven Spielberg (je
sait pas pourquoi je déteste écrire son nom en entier). En effet sans
faire de plans fluide et beaux avec des tonnes de ralentis (pas comme Michael Bay quoi). Sa réalisation se situe en longs plans sans esbrouffes visuelles (exceptés les préconitions plus tape-à-l'oeil tu meurs).
Pour les acteurs, si on ne trouve rien à redire du côté de Tom Cruise (qui fait son Tom Cruise) c'est du côté de Samantha Morton (Agatha,
tiens je fait l'inverse habituellement c'est le perso d'abord puis
l'act...euh hum bon d'accord) qu'il faut trouver un (gros) défaut, tant
son interprétation est ridicule à souhait. Elle en fait des tonnes et
ça finis par faire rire (enfin c'est le but peut-être ? quoique faire
rire dans un moment aussi dramatique dans un film américain j'ai un
doute quand même...). Mais bon aussi avec son personnage de precog elle n'a pas du avoir la tâche facile. Colin Farrel assure de son côté sans faire chier personne.
Maintenant
l'intrigue. Passé la scène d'intro le film s'enlise, et prend beaucoup
trop son temps. Il faudra ainsi attendre un peu moins de quarante
minutes pour (enfin) arriver à l'intrigue centrale du film. C'est
beaucoup, surtout que même là le film ne décolle pas. Il multiplie les
scènes d'actions, tantôt très bonne (la scène de poursuite avec les
machins volants) parfois très nulles (scène sur les "voitures" et dans
l'usine de voiture (Lexus hop une petite pub...)).
Car au final c'est ça, Minority Report est
un film inégal. Beaucoup trop inégal, et même son final (impressionant
il faut l'avouer ) ne parviendra pas à le sauver (qui a dit du naufrage
?).
Au final reste un thriller plutôt efficace dans son ensemble mais globalement bien trop inégal, dommage on aurait pu avoir un chef-d'oeuvre, il faudra se contenter d'un (petit ?) bon film du vendredi soir quand y a rien d'autre à la télé...





