<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>A life of cinema</title><link>http://critikcine.canalblog.com/</link><description>The wonderful world of a wonderful film buff (with a wonderful accent please)</description><language>fr</language><lastBuildDate>Fri, 04 Jul 2008 03:35:58 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>C&apos;&#xe9;tait la derni&#xe8;re s&#xe9;ance</title><dc:creator>dubob</dc:creator><link>http://critikcine.canalblog.com/archives/2007/10/28/6692348.html</link><comments>http://critikcine.canalblog.com/archives/2007/10/28/6692348.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://critikcine.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6692348/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://critikcine.canalblog.com/archives/2007/10/28/6692348.html</guid><description>&lt;p&gt;Enfin, l&apos;aventure de ce blog s&apos;ach&#xe8;ve pendant qu&apos;une autre commence. Non pas que canalblog soit particuli&#xe8;rement inappropri&#xe9; mais que toutlecine.com l&apos;est particuli&#xe8;rement (appropri&#xe9;).&lt;br /&gt;Brefle, tous les articles de ce blog ne seront pas forc&#xe9;ment transf&#xe9;r&#xe9;s l&#xe0;-bas, ou en tout cas pas tels qu&apos;ils sont ici.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le titre un peu pr&#xe9;tentieux &amp;quot;a life of cinema&amp;quot; est remplac&#xe9; par un plus convivial &amp;quot;aimons le cin&#xe9;ma&amp;quot;, l&apos;adresse trop restrictive critikcine.com se transforme en un plus sobre janto.blog.toutlecine.com., et globalement j&apos;esp&#xe8;re &#xe9;voluer vers un blog plus sp&#xe9;cifique, plus sp&#xe9;cialis&#xe9; plut&#xf4;t que de proposer une suite de critiques qui ressemblent plus &#xe0; des avis. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour y aller c&apos;est &lt;a href=&quot;http://janto.blog.toutlecine.com/&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, et quoi qu&apos;il en soit : vive le cin&#xe9;ma !&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 28 Oct 2007 14:39:03 GMT</pubDate></item><item><title>Dolores Claiborne de Taylor Hackford (USA/1995)</title><dc:creator>dubob</dc:creator><link>http://critikcine.canalblog.com/archives/2007/07/29/5756518.html</link><comments>http://critikcine.canalblog.com/archives/2007/07/29/5756518.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://critikcine.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/5756518/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://critikcine.canalblog.com/archives/2007/07/29/5756518.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/58/59/53679/15607921.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;194&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/58/59/53679/15607921_p.jpg&quot; alt=&quot;Dolores_Claiborne&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;strong&gt;Dolores Claiborne&lt;/strong&gt; est un film qui aurait pu &#xea;tre ridicule, bancal, maladroit, &lt;em&gt;too-much&lt;/em&gt; et qui plus est &#xe0; l’id&#xe9;ologie douteuse. Et pourtant, bien que marchant sur une pente extr&#xea;mement glissante, jamais il ne fait un seul faux pas, traitant son sujet avec toute la finesse et la subtilit&#xe9; qui se doit, et s’omettant bien gentiment de donner une quelconque morale au spectateur.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Tout pr&#xe9;destinait &lt;strong&gt;Dolores Claiborne&lt;/strong&gt; &#xe0; l’&#xe9;chec. D’abord son sujet. A lire le pitch et m&#xea;me &#xe0; voir la jaquette se profile un film chiant comme la mort, d&#xe9;j&#xe0; vu et revu des centaines de fois au cin&#xe9;ma, avec cette fille qui va red&#xe9;couvrir sa m&#xe8;re (Dolores Claiborne donc) alors que celle-ci est accus&#xe9;e de meurtre. Est-elle coupable ? A dire vrai on s’en fout un peu, car quand bien m&#xea;me la premi&#xe8;re sc&#xe8;ne pr&#xe9;sente cette v&#xe9;rit&#xe9; comme &#xe9;vidente, le film a le bon go&#xfb;t de se concentrer sur la relation m&#xe8;re/fille, et ce d’une mani&#xe8;re &#xe9;tonnement subtile. Pour cela, &lt;strong&gt;Taylor Hackford&lt;/strong&gt; sait exploiter tout le potentiel de ses merveilleuses actrices (&lt;strong&gt;Kathy Bates&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Jennifer Jason Leigh&lt;/strong&gt; tout de m&#xea;me) qui cr&#xe8;vent litt&#xe9;ralement l’&#xe9;cran sans jamais chercher &#xe0; tirer la couverture &#xe0; son c&#xf4;t&#xe9;, conf&#xe9;rant au film tout l’&#xe9;quilibre qui lui est n&#xe9;cessaire. D’un c&#xf4;t&#xe9; la m&#xe8;re, figure &#xe9;puis&#xe9;e, accus&#xe9;e de partout, meurtrie par une longue et p&#xe9;nible vie ; de l’autre la fille qui a pr&#xe9;f&#xe9;r&#xe9; fuir l’&#xee;le de son enfance pour vivre &#xe0; New-York, et qui revient r&#xe9;gler ses comptes avec sa m&#xe8;re.
Vous avez dit clich&#xe9; ? Attendez de voir le film avant de le conspuer, car cette situation apparemment &#xe9;cul&#xe9;e est &#xe0; l’&#xe9;cran incroyablement cr&#xe9;dible.

&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; L’une des forces de &lt;strong&gt;Dolores Claiborne&lt;/strong&gt; r&#xe9;side dans sa superposition d’un paquet d’intrigues et de sous-intrigues parfaitement li&#xe9;es les unes aux autres et qui au final se regroupent. Cette densit&#xe9; sc&#xe9;naristique permet donc au film d’&#xea;tre toujours captivant. On croit deviner la suite ? Eh voil&#xe0; que l’histoire prend soudainement une autre direction. Et en parlant de ces directions, parlons des &lt;u&gt;flash-backs&lt;/u&gt; qui constituent une part tr&#xe8;s importante de l’histoire, et qui sont totalement int&#xe9;gr&#xe9;s dans la narration. Lorsque le premier arrive un doute survient : cette utilisation de l’irruption du pass&#xe9; dans un cadre pr&#xe9;sent, ce changement de lumi&#xe8;re (gris&#xe2;tre pour le pr&#xe9;sent, dor&#xe9; et color&#xe9; pour le pass&#xe9;) sent le d&#xe9;j&#xe0;-vu… Encore une fois la ma&#xee;trise du r&#xe9;alisateur (&lt;strong&gt;Taylor Hackford&lt;/strong&gt;, je ne dirais jamais son nom assez de fois) parvient &#xe0; supplanter tout &#xe7;a, car non seulement les s&#xe9;quences de flash-back sont parfaitement naturelles en elle-m&#xea;me (on n’a pas l’impression de regarder un flash-back, on le vit comme n’importe quel morceau de l’histoire), mais elles s’int&#xe8;grent parfaitement dans le fil narratif de l’histoire. Ainsi plut&#xf4;t que de constituer une pause dans la narration, avec la m&#xe8;re qui raconte &#xe0; sa fille ce qu’elle a oubli&#xe9;e, ces flash-back sont un v&#xe9;ritable &lt;u&gt;moteur de leur relation&lt;/u&gt; et agissent clairement sur elles. Signalons d’ailleurs que les transitions sont toujours bienvenues, r&#xe9;sultat d’un travail &#xe0; la fois narratif (les lieux ou les actions qui sont similaires lors des passages entre le pr&#xe9;sent et le pass&#xe9;) et visuel (le challenge &#xe9;tant pour le r&#xe9;alisateur d’&#xea;tre &#xe0; la hauteur de la perfection du sc&#xe9;nario qu’il a entre les mains, sc&#xe9;nario auquel il rend par ailleurs parfaitement justice). Tous les passages &#xab; &#xe0; risque &#xbb; du film sont d’ailleurs magistralement trait&#xe9;s, et rien qu’en y repensant j’hallucine que des id&#xe9;es aussi bateaux passent aussi bien dans le film (je ne dirais rien pour ne pas spoiler, mais avec du recul un paquet de passages du film sentent le d&#xe9;j&#xe0; vu sans jamais que &#xe7;a se ressente &#xe0; l&apos;&#xe9;cran).

&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Passons au fond de l’histoire. &lt;strong&gt;Dolores Claiborne&lt;/strong&gt; semble se pr&#xe9;senter comme un drame voire un m&#xe9;lo (apr&#xe8;s tout la fille est une inconnue et arrive dans une communaut&#xe9; d&#xe9;j&#xe0; bien organis&#xe9;e). En r&#xe9;alit&#xe9; il s’agit plus d’un film d’horreur social (un peu comme &lt;strong&gt;Le couperet &lt;/strong&gt;r&#xe9;cemment, sauf qu’&#xe0; la place du monde du travail le film est centr&#xe9; autour du monde de la famille), et &#xe0; la mani&#xe8;re d’un certain nombre de films d’horreur, le film peut sembler sous certains aspects un brin fasciste, avec la victime qui se fait justice soi-m&#xea;me (un peu ce que &lt;strong&gt;Jack Lee Thompson&lt;/strong&gt; d&#xe9;crivait dans &lt;strong&gt;Les nerfs &#xe0; vif&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Le justicier de minuit&lt;/strong&gt;). Un petit doute arrive alors : ce film serait-il moralement r&#xe9;pugnant ? R&#xe9;ponse : non, car jamais il ne donne une quelconque le&#xe7;on de morale. Tout dans l’acte qui aurait pu &#xea;tre fasciste n’est que peine, douleur et chagrin. Et de m&#xea;me que le dit &lt;strong&gt;Jennifer Jason Leigh&lt;/strong&gt; &#xe0; la fin : &#xab; je ne sais pas quoi penser de ce que tu as fait, mais je sais que tu l’as fait pour moi &#xbb;, ce qui, loin d’&#xea;tre une ode &#xe0; l’auto-justice, est avant tout une r&#xe9;flexion sur la nature humaine : nous n’agissons pas toujours &#xab; bien &#xbb;, et certains de nos actes – uniquement dict&#xe9;s par une &#xab; n&#xe9;cessit&#xe9; urgente &#xbb; - restent ambigu&#xeb; et moralement condamnable. 

&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Bref, sous ses faux airs de drame des familles, &lt;strong&gt;Dolores Claiborne&lt;/strong&gt; est une œuvre puissante et ma&#xee;tris&#xe9;e, au sc&#xe9;nario impeccable et &#xe0; la mise en sc&#xe8;ne sobre mais pouss&#xe9;e, port&#xe9; par un casting au diapason et soutenu par une musique d&#xe9;mente (&lt;strong&gt;Danny Elfman&lt;/strong&gt; tout de m&#xea;me), le tout avec une r&#xe9;flexion intelligente et totalement non-moralisatrice sur la nature humaine.

&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Et au final, &lt;strong&gt;Dolores Claiborne&lt;/strong&gt; n’est rien de moins qu’une adaptation de &lt;strong&gt;Stephen King&lt;/strong&gt; du m&#xea;me niveau que &lt;strong&gt;Les &#xe9;vad&#xe9;s&lt;/strong&gt; !&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 29 Jul 2007 21:27:04 GMT</pubDate></item><item><title>Transformers de Michael Bay (USA/2007)</title><dc:creator>dubob</dc:creator><link>http://critikcine.canalblog.com/archives/2007/07/26/5729549.html</link><comments>http://critikcine.canalblog.com/archives/2007/07/26/5729549.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://critikcine.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/5729549/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://critikcine.canalblog.com/archives/2007/07/26/5729549.html</guid><description> &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/24/50/53679/15516145.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;200&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;transformers__affiche_&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/24/50/53679/15516145_p.jpg&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Transformers&lt;/strong&gt; s’annon&#xe7;ait comme une sorte d’aboutissement dans la carri&#xe8;re de &lt;strong&gt;Bay&lt;/strong&gt;, la rencontre parfaite entre l’auteur et le sujet. Bref, on en attendait beaucoup, trop peut-&#xea;tre, et m&#xea;me si la d&#xe9;ception est pr&#xe9;sente elle n’en reste pas moins minime.

&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Evidemment &lt;strong&gt;Transformers&lt;/strong&gt; reste avant tout un pur film de &lt;strong&gt;Michael Bay&lt;/strong&gt;, c’est-&#xe0;-dire beauf au possible, limite raciste sur les bords (les deux noirs et leurs m&#xe8;res respectives…), et qui ne s’embarrasse d’aucune subtilit&#xe9; dans tout ce qu’il d&#xe9;peint. Ainsi la bimbo de service est une bimbo de service v&#xea;tue comme une bimbo de service, et jamais &lt;strong&gt;Bay&lt;/strong&gt; ne se foule ne serait-ce que le petit doigt pour essayer de la rendre cr&#xe9;dible, et tant qu’&#xe0; faire autant la filmer sous les angles les plus racoleurs possibles, &#xe7;a fera toujours rigoler le public. C’est un peu comme &#xe7;a pendant tout le film. Mais lorsque les sc&#xe9;naristes d&#xe9;cident de faire en sorte qu’un soldat op&#xe9;rant sur un a&#xe9;roport ait perdu un ami dans le crash d’un h&#xe9;licopt&#xe8;re alors que ce m&#xea;me h&#xe9;licopt&#xe8;re vient juste d’arriver sur la base, ou qu’un ordre du pr&#xe9;sident envoy&#xe9; en morse soit annonc&#xe9; comme &#xab; confirm&#xe9; &#xbb; alors que le soldat n’a rien fait que d&#xe9;chiffrer le code, tout &#xe7;a ob&#xe9;it &#xe0; une ligne directrice tr&#xe8;s stricte dans son genre : au diable la subtilit&#xe9; et la cr&#xe9;dibilit&#xe9;, l’important est que le public saisisse l’id&#xe9;e en quelques secondes sans avoir &#xe0; montrer de longues proc&#xe9;dures laborieuses.

&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Viennent alors les sc&#xe8;nes d’action, annonc&#xe9;es comme spectaculaires au possible, et surtout mises en sc&#xe8;ne avec plus de &#xab; finesse &#xbb; qu’&#xe0; l’accoutum&#xe9;. Eh bien force est de reconna&#xee;tre que ces dites sc&#xe8;nes remportent mon adh&#xe9;sion, m&#xea;me si de l&#xe9;gers b&#xe9;mols sont &#xe0; noter. D’abord &lt;strong&gt;Bay&lt;/strong&gt; a beau s’&#xea;tre am&#xe9;lior&#xe9;, ces sc&#xe8;nes restent un bordel difficilement d&#xe9;chiffrable par moments. Alors certes l’id&#xe9;e g&#xe9;n&#xe9;rale est compr&#xe9;hensible. Au Qatar, on comprend bien que les soldats sont d’un c&#xf4;t&#xe9; et se font tirer dessus par le &amp;quot;deception&amp;quot; de l’autre c&#xf4;t&#xe9;. Le probl&#xe8;me c’est qu’au niveau g&#xe9;ographie des lieux c’est z&#xe9;ro. Aucune implication du spectateur dans la sc&#xe8;ne, il ne peut que contempler passivement l’action. Alors certes le mixage et la r&#xe9;alisation sont assez immersives, mais le fait est que la plupart du temps on a plus le sentiment de se retrouver face &#xe0; un clip d’un film qu’au dit film.

&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Ensuite ces s&#xe9;quences d’action manquent parfois de lisibilit&#xe9;. Certes c’est du &lt;strong&gt;Bay&lt;/strong&gt;, inutile de s’attendre &#xe0; du &lt;strong&gt;McTiernan&lt;/strong&gt; ou du &lt;strong&gt;Cameron&lt;/strong&gt;, mais le probl&#xe8;me est que lorsqu’il filme ses robots, &lt;strong&gt;tonton Michael&lt;/strong&gt; les cadre tr&#xe8;s rarement en plans larges, ce qui a tendance &#xe0; rendre ces passages un brin brouillon. D’ailleurs, c’est quand il se d&#xe9;cide enfin &#xe0; &#xe9;largir son cadre que &lt;strong&gt;Bay&lt;/strong&gt; devient plus efficace. La s&#xe9;quence humoristique chez Sam en est une preuve, puisque jusque l&#xe0; on ne comprenait jamais vraiment o&#xf9; &#xe9;tait qui. Et l&#xe0; magie, le plan large arrive et c’est m&#xea;me rigolo, &#xe9;tonnant non ? Un deuxi&#xe8;me exemple (le seul autre qui me vient &#xe0; l’esprit en fait) est lors de la &#xab; poursuite &#xbb; sur l’autoroute. Bon je passe sur le fait que l’on ne comprend rien &#xe0; cette poursuite, qu’il n’y a aucune implication et qu’il faut un petit moment avant de r&#xe9;aliser que les voitures exp&#xe9;di&#xe9;es sur les bas c&#xf4;t&#xe9;s sont des voitures de &#xab; civils innocents &#xbb; (faut dire que 5 secondes avant l&apos;autoroute &#xe9;tait vide), mais le grand moment culminant arrive lors de la grande confrontation entre Optimus et un autre (M&#xe9;gatron je crois), cadr&#xe9;e en plan large et film&#xe9;e au ralentit. La situation est claire et impressionnante, et un grand nombre de &#xab; wouah &#xbb;, &#xab; putain &#xbb;, &#xab; la vache &#xbb; sont subitement l&#xe2;ch&#xe9;s dans la salle (alors que d’habitude rien).

&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Les combats de robots ne r&#xe9;pondent pas non plus &#xe0; l’attente qu’ils avaient cr&#xe9;&#xe9;s. D&#xe9;j&#xe0;, ne serait-ce que leur transformation p&#xea;che. Trop longue, mal film&#xe9;e et surtout incroyablement inutile, puisque jamais exploit&#xe9;e dans le film si ce n’est &#xe0; des fins esth&#xe9;tiques. Viennent alors les combats (quand il y en a…) qui ne sont finalement qu’un amas de pi&#xe8;ces de m&#xe9;tal difficilement d&#xe9;chiffrables. Heureusement, qu’ils ne constituent pas la majeure partie de l’action, sinon &#xe7;a aurait vraiment &#xe9;t&#xe9; imbuvable.

&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Un petit mot aussi sur le concept tr&#xe8;s mal exploit&#xe9;. La BA nous disait &#xab; certains sont venus pour nous prot&#xe9;ger, la plupart sont l&#xe0; pour nous d&#xe9;truire &#xbb;, et au final on a l’impression (du moins jusqu’&#xe0; un certains moment) que les gentils sont plus nombreux que les m&#xe9;chants, faisant consid&#xe9;rablement diminuer la tension du film (personnellement, j’aurais plus vu les m&#xe9;chants robots manipulant les fichiers de la police et de la s&#xe9;curit&#xe9;, faisant ainsi s’affronter les h&#xe9;ros contre des gentils avant l’affrontement final, &#xe7;a aurait &#xe9;t&#xe9; nettement plus int&#xe9;ressant que &#xab; on est tous ensemble et on va leur botter le cul &#xbb;).

&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Mais alors qu’est-ce qui fait que malgr&#xe9; tout, &lt;strong&gt;Transformers&lt;/strong&gt; s&#xe9;duit ? Eh bien parce-que sous ses d&#xe9;fauts,&lt;strong&gt; Transformers&lt;/strong&gt; est avant tout un film de &lt;strong&gt;Michael Bay&lt;/strong&gt;, c’est-&#xe0;-dire caricatural, bourr&#xe9; de clich&#xe9; et d&#xe9;licieusement con, &#xe0; tel point que &#xe7;a devient hallucinant que quelqu’un lui ait confi&#xe9; 150M$ pour adapter des jouets. Bref, c’est lorsque l’on a cette musique qui recycle &#xe0; peu pr&#xe8;s tout ce que l’on trouvait dans les &lt;strong&gt;Bay&lt;/strong&gt;, ces longues focales &#xe0; contre-jour sur un coucher de soleil (coucher de soleil par ailleurs pr&#xe9;sent &#xe0; chaque d&#xe9;collage d&apos;avions, et ce quel que soit le moment de la journ&#xe9;e), ces supers ralentis de frimeurs (&#xab; ouais, j’ai film&#xe9; &lt;strong&gt;Jon Voight&lt;/strong&gt; au ralenti, trop cool &#xbb;), ces magnifiques travellings circulaires (il nous refait le coup de &lt;strong&gt;Bad Boys 2&lt;/strong&gt; !) cette esp&#xe8;ce de d&#xe9;marche sinc&#xe8;re quand il filme l’arriv&#xe9;e des robots, d&#xe9;truisant tout mais gentils quand m&#xea;me, qu’il pr&#xe9;sente le &#xab; cube &#xbb; sur un ton tr&#xe8;s s&#xe9;rieux (fou rire garantie) ou qu’il donne au film cette fin &#xab; apaisante &#xbb;, quand il prend dix plombes pour pr&#xe9;senter le personnage principal et le pass&#xe9; de son grand-p&#xe8;re (hop, ni vu ni connu je t’embrouille) et qu’il s’&#xe9;clate &#xe0; filmer des sc&#xe8;nes comiques de drague, &lt;strong&gt;Bay&lt;/strong&gt; signe une œuvre certes incroyablement maladroite, mais tellement conne et bourrine qu’elle en devient jouissive &#xe0; un point absolu (enfin non, pas aussi absolu que &lt;strong&gt;Bad Boys 2&lt;/strong&gt;).

&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Bref, &lt;strong&gt;Transformers&lt;/strong&gt; reste avant tout un film de &lt;strong&gt;Michael Bay&lt;/strong&gt;, &#xe0; savoir racoleur, caricatural, frimeur, bourrin, mais au final attachant et pour le moins jouissif.

4,75/6&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/33/77/53679/15516063.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;200&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;transformers&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/33/77/53679/15516063_p.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;L&apos;un des rares plans vraiment lisibles du film&lt;br /&gt; (et aussi le plus impressionnant).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 26 Jul 2007 19:21:00 GMT</pubDate></item><item><title>Hot Fuzz d&apos;Edward Wright (GB/2007)</title><dc:creator>dubob</dc:creator><link>http://critikcine.canalblog.com/archives/2007/07/12/5601004.html</link><comments>http://critikcine.canalblog.com/archives/2007/07/12/5601004.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://critikcine.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/5601004/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://critikcine.canalblog.com/archives/2007/07/12/5601004.html</guid><description> &lt;p&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;200&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;hot_fuzz&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/40/82/53679/15111192_p.jpg&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Alors qu’une esp&#xe8;ce de grosse bousasse comme &lt;strong&gt;Die Hard 4.0&lt;/strong&gt; cartonne au box-office (accueilli par ailleurs avec une indulgence hallucinante, un peu comme en leur temps &lt;strong&gt;X-men 3&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Daredevil&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;Massacre &#xe0; la tron&#xe7;onneuse : le commencement&lt;/strong&gt;), condens&#xe9; de tout ce que le cin&#xe9;ma d’action peut nous proposer de pire, un petit joyaux pur en provenance directe de Grande-Bretagne nous explose &#xe0; la gueule, nous rappelant &#xe0; quel point la rigueur, le travail et l’amour du cin&#xe9;ma n’ont pas besoin de 100M$ pour s’&#xe9;panouir pleinement.&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hot Fuzz&lt;/strong&gt;, c’est une d&#xe9;claration d’amour enflamm&#xe9;e au cin&#xe9;ma d’action (am&#xe9;ricain, forc&#xe9;ment) fait par des geeks talentueux qui ont absolument tout compris au cin&#xe9;ma. Car sous ses airs de grosse-com&#xe9;die-lourdingue-mais-sympa-quand-m&#xea;me &lt;strong&gt;Hot Fuzz&lt;/strong&gt; cache plusieurs niveaux de lectures, trois en fait : la parodie pure et simple bourr&#xe9;e de r&#xe9;f&#xe9;rences (que ce soit les personnages, le style g&#xe9;n&#xe9;ral, les rebondissements, certains plans en particulier ou m&#xea;me un film regard&#xe9; par les protagonistes), la com&#xe9;die &#xab; de base &#xbb; mais ultra-efficace quand m&#xea;me, et enfin le film d’action pur et dur, diablement efficace, &#xe0; l’intrigue carr&#xe9;e et aux personnages fouill&#xe9;s. Et force est de reconna&#xee;tre que ces trois niveaux de lectures se superposent parfaitement dans le film, preuve d’un travail de r&#xe9;&#xe9;criture minutieux (qui, &#xe0; l’&#xe9;cran, paye d&#xe9;cid&#xe9;ment tr&#xe8;s bien) ainsi que d’un amour complet pour des films que les co-auteurs ont parfaitement et enti&#xe8;rement dig&#xe9;r&#xe9;s.

&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Et c’est assur&#xe9;ment de l&#xe0; que provient la force de &lt;strong&gt;Hot Fuzz&lt;/strong&gt;, car port&#xe9; par ce que le cin&#xe9;ma propose de plus pur, nos deux comp&#xe8;res (&lt;strong&gt;Edward Wright&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Simon Pegg&lt;/strong&gt; donc) alignent de purs morceaux de bravoures et ce sans jamais une seule baisse de rythme. Ayant compris qu’un bon film – com&#xe9;die, action, horreur ou &#xab; drame pour trentenaire qui parle dans sa cuisine &#xbb; ou pas – passe forc&#xe9;ment par une intrigue solide et des personnages travaill&#xe9;s, ils mettent tout en œuvre pour satisfaire le spectateur de la meilleur fa&#xe7;on qui soit : en leur proposant le film le plus honn&#xea;te qui soit, le plus &#xe0; m&#xea;me de divertir de mani&#xe8;re noble (et pas comme le truc cit&#xe9; plus haut).

&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Evidemment le film n’est pas exempt de d&#xe9;fauts, &#xe0; commencer par sa r&#xe9;alisation ultra-r&#xe9;f&#xe9;rentielle &#xe0; &lt;strong&gt;Michael Bay&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;Tony Scott&lt;/strong&gt; et leur d&#xe9;coupage ultra-cut…pouss&#xe9; &#xe0; un nouvel extr&#xea;me. C’est sympa au d&#xe9;but mais vu que le r&#xe9;al’ nous offre toujours le m&#xea;me type de d&#xe9;coupage pendant tout le film c’est assez lassant (surtout qu’&#xe0; la fin, pour montrer que le d&#xe9;nouement approche, la seule chose que le r&#xe9;al’ peut faire c’est…d&#xe9;couper encore plus ! eh oui, au cas o&#xf9; on aurait dout&#xe9; la chose possible). Mais bon, m&#xea;me d&#xe9;coup&#xe9;s en mode &lt;strong&gt;Tony Scott&lt;/strong&gt; 2.7, le film reste parfaitement lisible (une vraie le&#xe7;on pour tous les t&#xe2;cherons d’Hollywood qui sur-d&#xe9;coupent pour un rien et sans avoir les plans qu’il faut).

Bref, malgr&#xe9; quelques d&#xe9;fauts (mineurs vu l’&#xe9;norme r&#xe9;ussite du film), &lt;strong&gt;Hot Fuzz&lt;/strong&gt; reste l’un des films les plus funs de ces derni&#xe8;res ann&#xe9;es (le dernier de ce niveau c’&#xe9;tait…ah ben tiens, &lt;strong&gt;Shaun of the dead&lt;/strong&gt;), et assur&#xe9;ment le plus r&#xe9;jouissant de cet &#xe9;t&#xe9;. Et puis tant qu’&#xe0; faire, il constitue une parfaite mise en bouche face au bourrin premier degr&#xe9;s qui arrivera la semaine suivante (&lt;strong&gt;Transformers&lt;/strong&gt;, eh oui), alors franchement, &#xe7;a fait aucune raison de se priver.
&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 12 Jul 2007 21:07:00 GMT</pubDate></item><item><title>Pathfinder de Marcus Nispel (2007/USA)</title><dc:creator>dubob</dc:creator><link>http://critikcine.canalblog.com/archives/2007/07/09/5564629.html</link><comments>http://critikcine.canalblog.com/archives/2007/07/09/5564629.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://critikcine.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/5564629/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://critikcine.canalblog.com/archives/2007/07/09/5564629.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;img width=&quot;200&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/11/99/53679/14994526_p.jpg&quot; alt=&quot;pathfinder&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Apr&#xe8;s avoir surpris tout le monde avec le remake de &lt;strong&gt;Massacre &#xe0; la tron&#xe7;onneuse&lt;/strong&gt; en 2003, &lt;strong&gt;Marcus Niespel&lt;/strong&gt; vient nous livrer – toujours dans le sang et la fureur – son deuxi&#xe8;me film (pour le cin&#xe9;ma), &lt;strong&gt;Pathfinder&lt;/strong&gt;, soit l’histoire am&#xe9;ricaine revisit&#xe9;e, r&#xe9;cit du &#xab; voyage int&#xe9;rieur &#xbb; d’un viking oubli&#xe9; en Am&#xe9;rique et &#xe9;lev&#xe9; par des indiens.
	&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Promettant moult combats riches en h&#xe9;moglobines, &lt;strong&gt;Pathfinder&lt;/strong&gt; ne l&#xe9;sine jamais sur la violence. Grand nombre de combats, sauvagerie gratuite, multiplicit&#xe9; des id&#xe9;es goresques, &lt;strong&gt;Marcus Nispel&lt;/strong&gt; ne d&#xe9;&#xe7;oit personne &#xe0; ce niveau-l&#xe0;…et seulement &#xe0; ce niveau-l&#xe0;.
	&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Car &lt;strong&gt;Pathfinder&lt;/strong&gt; n’est pas la grande fresque &#xe9;pique que l’on nous annon&#xe7;ait, pas plus qu’il n’est un petit film honn&#xea;te, et encore moins la m&#xe9;ga-bouse descendue en fl&#xe8;che lors des projections-tests aux US. Non, &lt;strong&gt;Pathfinder&lt;/strong&gt; est simplement un film incroyablement maladroit, p&#xea;chant par exc&#xe8;s de tous les c&#xf4;t&#xe9;s et souffrant de sa stylisation &#xe0; l’extr&#xea;me, notamment au niveau de la lisibilit&#xe9;.
	&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Tel est d’ailleurs le gros probl&#xe8;me de ce film, car &#xe0; force de faire des belles images, toute l’&#xe9;quipe du film oublie de raconter leur histoire et de filmer correctement les nombreux combats qui pars&#xe8;ment le film. Prenons les d&#xe9;cors par exemple. Ils sont beau, bien foutus, bien &#xe9;clair&#xe9;s, bien &#xe9;talonn&#xe9;s…mais on ne sait tout simplement pas o&#xf9; ils se trouvent. Si je dis qu’ils se ressemblent tous je serais de mauvaise foi (y a quand m&#xea;me de la diversit&#xe9;) mais disons qu’ils ne permettent jamais de localiser pr&#xe9;cis&#xe9;ment o&#xf9; est qui par rapport &#xe0; qui. Cette confusion est renforc&#xe9;e par la mise en sc&#xe8;ne chaotique du sieur Nispel qui ne joue jamais sur l’espace, ce qui, avouons-le, est quand m&#xea;me g&#xea;nant pour un film essentiellement bas&#xe9; sur la traque. Evidemment cette absence de jeu sur l’espace affecte consid&#xe9;rablement l’impact dramatique des s&#xe9;quences. Aucune tension, aucune peur, on reste l&#xe0; &#xe0; attendre passivement qu’une brusque entr&#xe9;e de champs (appuy&#xe9;e par un effet sonore bien lourd) nous fasse sursauter en nous montrant que &#xab; oh en fait les vikings ils sont tout pr&#xe8;s &#xbb; (&#xab; sauf que parfois en fait ils sont tout loin &#xbb;, pas &#xe9;vident apr&#xe8;s &#xe7;a de comprendre la position g&#xe9;ographique des personnages).
	&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Cet absence de jeu sur l’espace se retrouve &#xe0; l’int&#xe9;rieur d’un m&#xea;me espace. &lt;strong&gt;Nispel&lt;/strong&gt; a d&#xfb; se dire que le montage rattraperait tout et s’est donc &#xe9;clat&#xe9; &#xe0; faire des plans esth&#xe9;tiques et &#xe0; filmer sa jolie production design somme toute r&#xe9;ussie. Probl&#xe8;mes : d’une part la photo a le m&#xea;me probl&#xe8;me que le reste, c’est-&#xe0;-dire c’est joli (&#xab; oh les noirs profonds &#xbb;) mais bordel on comprend rien &#xe0; l’image ! Et d’autre part, le monteur a fait un massacre pas possible, s’&#xe9;clatant pour d&#xe9;truire tout sens de mise en sc&#xe8;ne, assommant le pauvre spectateur que je suis. Pas &#xe9;tonnant de retrouver derri&#xe8;re ce massacre un certains &lt;strong&gt;Glen Scantlebury&lt;/strong&gt;, responsable de films tels que &lt;strong&gt;Les Ailes de l’enfer&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Armageddon&lt;/strong&gt;, ou encore le premier &lt;strong&gt;Tomb Raider&lt;/strong&gt; (esp&#xe9;rons quand m&#xea;me que le boulot qu’il fournira sur &lt;strong&gt;Transformer&lt;/strong&gt; sera un cran au dessus).
	&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Bref, difficile de pouvoir profiter de s&#xe9;quences incompr&#xe9;hensibles, d’autant que le tout est loin d’&#xea;tre honteux. Il semblerait juste que d&#xe9;pass&#xe9; par son projet, &lt;strong&gt;Marcus Nispel&lt;/strong&gt; s’est affol&#xe9; et a tent&#xe9; d’insuffler toujours plus de barbarie &#xe0; des s&#xe9;quences qui n’en demandaient pas tant, accentuant &#xe0; l’exc&#xe8;s des effets de mise en sc&#xe8;ne pas toujours bienvenue et passant ainsi &#xe0; c&#xf4;t&#xe9; du grand film que &lt;strong&gt;Pathfinder&lt;/strong&gt; aurait pu &#xea;tre. Gageons que le suivant sera meilleur.
&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 09 Jul 2007 14:33:00 GMT</pubDate></item><item><title>A l&apos;int&#xe9;rieur de Julien Maury et Alexandre Bustillo - France/2007</title><dc:creator>dubob</dc:creator><link>http://critikcine.canalblog.com/archives/2007/06/26/5426194.html</link><comments>http://critikcine.canalblog.com/archives/2007/06/26/5426194.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://critikcine.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/5426194/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://critikcine.canalblog.com/archives/2007/06/26/5426194.html</guid><description> &lt;p&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;200&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;__l_int_rieur&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/97/83/53679/14570157_p.jpg&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; A l’int&#xe9;rieur avait tout du projet enthousiasmant &#xe0; souhait : un film de genre fran&#xe7;ais qui s’assume, une violence soutenue, le tout fait par des gens poss&#xe9;dant &#xab; une ma&#xee;trise impressionnante &#xbb; (dixit tout ce que les producteurs ont racont&#xe9;s pendant la promo). Inutile de dire que j’y allais pas en m’attendant &#xe0; de la merde, mais c’est bien ce que j’ai eu.
Il existe dans un film d’horreur un certains nombre de codes et de r&#xe8;gles qui permettent &#xe0; tout jeune loup un tant soit peu s&#xe9;rieux de r&#xe9;ussir son film, et ce quel que soit le parti-pris de son film. Ainsi, d&#xe9;velopper des personnages, garder une efficacit&#xe9; dans la narration et un certain rythme, emp&#xea;cher le spectateur de trop r&#xe9;fl&#xe9;chir pendant la s&#xe9;ance…autant d’ingr&#xe9;dients qui permettent – et ce quel que soit le degr&#xe9;s de g&#xe9;nie du faiseur – de passer un relatif bon moment sans s’ennuyer (d’ailleurs ces r&#xe8;gles sont g&#xe9;n&#xe9;rales, un film qui n’a rien &#xe0; voir avec l’horreur comme Faussaire les respecte avec un grand succ&#xe8;s).
&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Ici que dalle, rien, peau de zob et de saucisson, et on a vraiment l’impression de se retrouver face &#xe0; un film b&#xe2;cl&#xe9;, pire, face &#xe0; un court-m&#xe9;trage &#xe9;tir&#xe9; inutilement pour atteindre la dur&#xe9;e d’un long. Le long travelling au d&#xe9;but du film en est un exemple parfait : inutilement long, on nous montre la m&#xea;me chose pendant des plombes avant – finalement – de basculer sur l’h&#xe9;ro&#xef;ne interpr&#xe9;t&#xe9;e par Alysson Paradis, et qui nous montre avec toute honn&#xea;tet&#xe9; &#xe0; quoi va se r&#xe9;sumer son jeu pendant tout le film (&#xe0; part les moments o&#xf9; elle fait la gueule).

&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Concernant les personnages, j’ai vraiment l’impression de voir une premi&#xe8;re version d’un sc&#xe9;nario qui devra apr&#xe8;s faire l’objet d’une longue r&#xe9;&#xe9;criture, parce-qu’en l’&#xe9;tat c’est d’une pauvret&#xe9; et d’un manque d’efficacit&#xe9; affligeant. Pr&#xe9;senter le personnage de la m&#xe8;re ? Bon allez elle a qu’&#xe0; aller la chercher &#xe0; l’h&#xf4;pital, on en profitera pour caser un petit dialogue dans lequel le spectateur trouvera bien quelque chose sur la relation m&#xe8;re/fille. Le patron de Paradis ? Idem, sauf qu’ici les r&#xe9;al’ balancent la discussion sans la justifier, cassant le semblant de rythme difficilement insuffl&#xe9; au m&#xe9;trage. Et bien &#xe9;videmment – le tout manquant cruellement de naturel – ces sc&#xe8;nes semblent cruellement &#xab; utiles &#xbb;, c’est-&#xe0;-dire toutes justes bonnes &#xe0; pr&#xe9;senter en deux coups de cuiller &#xe0; pot des personnages qui &#xab; serviront &#xbb; l’intrigue (&#xe7;a alors, on me pr&#xe9;sente des personnages dans un film d’horreur…mais &#xe0; quoi vont-ils bien servir ?). Vous me direz c’est le cas de tout film d’horreur, eh ben non ! Non car les plus r&#xe9;ussis r&#xe9;ussissent &#xe0; cr&#xe9;er une sorte de monde &#xe0; part (Massacre &#xe0; la tron&#xe7;onneuse, Haute Tension, La colline a des yeux,…) qui fonctionne selon ses propres r&#xe8;gles et o&#xf9; chacun est soit d’un c&#xf4;t&#xe9; soit de l’autre, &#xe7;a pue le b&#xe2;clage donc.
&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Pour finir sur les personnages, c’est dingue tout ce qu’ils font et qui sert &#xe0; rien. Voir Paradis regarder la t&#xe9;l&#xe9; (&#xab; ouais on a voulu glisser un message politique dans notre film tu vois &#xbb;), photographier un m&#xf4;me dans un parc (&#xab; oh mais quelle est cette pr&#xe9;sence mal cadr&#xe9;e au fond &#xe0; droite &#xbb;), se faire aborder par une infirmi&#xe8;re &#xab; dr&#xf4;le &#xbb; (&#xab; on a voulu d&#xe9;tendre le spectateur avant de lui infliger le pire cauchemar qui soit &#xbb;, sauf qu’&#xea;tre dr&#xf4;le c’est comme tout, &#xe7;a demande du travail et pas trois lignes de dialogues merdiques prononc&#xe9;es par une actrice bourr&#xe9;e). Dans le m&#xea;me genre, beaucoup d’actions de B&#xe9;atrice Dalle sont au mieux inutiles au pire incompr&#xe9;hensible. Lors de son arriv&#xe9;e &#xe0; la maison, lorsqu’elle touche beaucoup d’objets (bon je suis de mauvaise foie sur ce coup, elle en touche pas des masses et c’est ou un jouet d’enfant ou des objets en rapport avec son futur m&#xe9;fait…mais l’esprit est l&#xe0; : c’est long, inutile, pas subtil pour deux sous et alors qu’il nous reste 90% de ce passage on en a d&#xe9;j&#xe0; compris la finalit&#xe9;…supaiiiiir). Dans les actions incompr&#xe9;hensibles, j’en ai une seule en t&#xea;te en fait : arriv&#xe9;e &#xe0; la cuisine, Dalle enl&#xe8;ve une partie de son v&#xea;tement…sauf que 1) c’est quoi ? (un corset ?) 2) &#xe7;a servait &#xe0; quoi ? (se prot&#xe9;ger du froid ?) 3) pourquoi elle l’enl&#xe8;ve (elle avait chaud ?). Evidemment ce sont de petits d&#xe9;tails, mais ils refl&#xe8;tent bien le manque de s&#xe9;rieux de l’aventure.

&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Concernant le travail des r&#xe9;alisateurs en lui-m&#xea;me, je l’ai trouv&#xe9; assez faible et parfois peu compr&#xe9;hensible. Par exemple : pourquoi une photo marron/rouge ? Bon ok c’est pour faire malsain, glauque et tout, mais l&#xe0; o&#xf9; &#xe7;a devient franchement cr&#xe9;tin c’est que c’est de la m&#xea;me couleur que l’&#xe9;l&#xe9;ment le plus important du film, &#xe0; savoir…le sang, eh oui ! Ducoup le sentiment d’intrusion ne se fait pas trop sentir, puisque les murs et le carrelage avaient (&#xe0; peu de choses pr&#xe8;s) la m&#xea;me couleur avant que B&#xe9;atrice Dalle se soit autoproclam&#xe9;e la Picasso du XXI&#xe8;me si&#xe8;cle. Concernant la mise en sc&#xe8;ne en elle-m&#xea;me, absolument rien d’excitant non plus. Une conversation sur un canap&#xe9; ? Hop, un petit travelling lat&#xe9;ral pour &#xab; donner du rythme &#xbb;. Et &#xe7;a n’est qu’un exemple parmi tant d’autres, car la r&#xe9;alisation du film n’a rien de soign&#xe9;e. Brouillon et c&#xe9;dant &#xe0; toutes les facilit&#xe9;s possibles, elle n’arrive jamais &#xe0; faire ressentir la moindre &#xe9;motion (&#xe0; quelques exceptions pr&#xe8;s cela dit : quelques plans de la premi&#xe8;re apparition de Dalle, l’&#xe9;nervement de la m&#xea;me Dalle (qui ressemble toutefois plus &#xe0; un trip de monteur qui s’est rendu compte que l’actrice et le film &#xe9;taient pas top…) ou la toute fin. Signalons au passage que jamais le film n’utilise un &#xe9;l&#xe9;ment pourtant fondamental dans un huis-clos : la gestion de l’espace. Bon au bout du compte on comprendra bien que le couloir est en haut avec la chambre d’un c&#xf4;t&#xe9;, l’escalier de l’autre et la salle de bain au milieu, et qu’en bas on a un grand salon avec une petite cuisine au bout, mais jamais les r&#xe9;alisateurs n’ont ne serait-ce qu’essayer de jouer avec cet espace.

&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;200&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/19/52/53679/14570250_p.jpg&quot; alt=&quot;__l_int_rieur__2_&quot; style=&quot;margin: 0px 0px 5px 5px; float: right;&quot; /&gt; &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Passons au &#xab; cœur &#xbb; du film en lui-m&#xea;me : le gore. Ben l&#xe0; aussi je suis d&#xe9;&#xe7;u ! Bon c’est vrai que c’est plus qu’over-the-top de tout ce qui se fait en horreur &#xab; grand public &#xbb; en ce moment, (explosions de t&#xea;te, d&#xe9;coupage en r&#xe8;gles, aiguilles dans les yeux, visage br&#xfb;l&#xe9;, les fans ne seront pas d&#xe9;&#xe7;us) mais 1) niveau maquillage c’est pas byzance, en gros c’est rarement cr&#xe9;dible (que ce soient les simples maquillages comme ce que se trimbale Paradis pendant les &#xbe; du films ou les FX plus &#xe9;labor&#xe9;s comme le coup du lance-flamme…putain c’est moche) et 2) c’est totalement d&#xe9;nu&#xe9; d’un quelconque int&#xe9;r&#xea;t dramatique sur les personnages qui restent (putain mais Dalle elle tue combien de personnes pour r&#xe9;cup&#xe9;rer un b&#xe9;b&#xe9; ? est-ce qu’on la voit regretter ne serait-ce qu’une seconde &#xe0; un moment ? douter ? h&#xe9;siter ?).

&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Le film est aussi bourr&#xe9; de choses inutiles et incoh&#xe9;rentes, en vrac (parce-que j’ai la flemme d’&#xe9;crire plus) : Paradis qui assassine sa m&#xe8;re, Paradis qui se transforme en rambo pour ensuite se d&#xe9;gonfler en voyant Dalle, le flic qui une fois trou&#xe9; de partout rallume la lumi&#xe8;re (sic) et devient pas gentil (re-sic), le jeune de banlieue qui est un jar-jar en puissance, le pseudo sous-texte politique sur les &#xe9;meutes de banlieue, la r&#xe9;v&#xe9;lation-qu’on-s’y-attendait-pas-du-tout sur le perso de Dalle, les longs moments o&#xf9; Paradis ne fait que pleurer et geindre et Dalle que crier sa col&#xe8;re (pour un film que les r&#xe9;al’ ont voulu autant jouissif et fun que visc&#xe9;ral et horrifique &#xe7;a laisse de c&#xf4;t&#xe9; la premi&#xe8;re cat&#xe9;gorie pour tomber dans la seconde), les effets &#xab; dialogues choc &#xbb; qui m’ont bien fait marrer (genre &#xab; elle conna&#xee;t mon nom…et mon histoire &#xbb; et boum ! changement de plan !) et puis je vais m’arr&#xea;ter l&#xe0; parce-qu’il est tard.

&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; En d’autres termes : &#xe7;a fait plaisir de voir un film aussi gore en France mais bordel, qu’on file des sous &#xe0; des vrais r&#xe9;alisateurs et pas des fans tout juste bon &#xe0; torcher un court, et &#xe7;a me fait pas du tout plaisir de descendre en fl&#xe8;che un film de ce genre en France, mais je vais pas faire de chauvinisme.

&lt;br /&gt;1/6 donc (je vais pas mettre 2/6 ou 3/6 parce-que le final est mieux que le reste, marre de ces films qui b&#xe2;clent le d&#xe9;but pour se concentrer sur la deuxi&#xe8;me partie voire uniquement la fin, c&apos;est pas &#xe7;a le cinoche bordel !).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;200&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;__l_int_rieur__1_&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/89/89/53679/14570208_p.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 26 Jun 2007 05:27:00 GMT</pubDate></item><item><title>300 de Zack Snyder (2007/USA)</title><dc:creator>dubob</dc:creator><link>http://critikcine.canalblog.com/archives/2007/06/12/5272974.html</link><comments>http://critikcine.canalblog.com/archives/2007/06/12/5272974.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://critikcine.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/5272974/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://critikcine.canalblog.com/archives/2007/06/12/5272974.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/13/52/53679/14126293.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;200&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;300&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/13/52/53679/14126293_p.jpg&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Enfin je le vois celui-l&#xe0;. Tant de temps que j&apos;en entend parler, que les services marketing de la Warner nous ont bourr&#xe9;s le cr&#xe2;ne avec une campagne marketing des plus agressives et une BA pour le moins all&#xe9;chante. Alors ? Alors c&apos;est pas terrible, mais c&apos;est pas non plus catastrophique. Le probl&#xe8;me majeur de 300 c&apos;est son d&#xe9;s&#xe9;quilibre total. D&apos;un c&#xf4;t&#xe9;, un &lt;strong&gt;Zack Snyder&lt;/strong&gt; agressif qui s&apos;&#xe9;clate &#xe0; filmer des combats pas trop mal foutus qui arrivent m&#xea;me &#xe0; &#xea;tre fun &#xe0; certains moments, de l&apos;autre un &lt;strong&gt;Zack Snyder &lt;/strong&gt;mou du genou qui n&apos;arrive jamais &#xe0; faire exister des personnages et qui emboite des s&#xe9;quences plus inutiles les unes que les autres, tentant vainement de faire quelques effets inutiles par-ci par-l&#xe0; (l&apos;ascencion de L&#xe9;onidas au d&#xe9;but...attention il va tomber...) et peinant comme un diable &#xe0; donner le moindre int&#xe9;r&#xea;t &#xe0; des s&#xe9;quences de dialogues &amp;quot;politiques&amp;quot; qui plombent le film comme c&apos;est pas permis, ce qui est quand m&#xea;me dommage vu que les s&#xe9;quences d&apos;action r&#xe9;ussissent tant bien que mal &#xe0; garder un certain int&#xe9;r&#xea;t. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Evidemment le ton marketing du film (principalement ax&#xe9; sur les batailles en faisant totalement abstraction du moindre enjeu politique) a un r&#xf4;le important dans ma d&#xe9;ception, mais il est ind&#xe9;niable que le film est totalement d&#xe9;s&#xe9;quilibr&#xe9;. &lt;strong&gt;Zack Snyder&lt;/strong&gt; n&apos;est pas un t&#xe2;cheron, mais il peine &#xe0; faire exister le moindre enjeu, et m&#xea;me les s&#xe9;quences de bataille - bien que sympathiques - semblent b&#xe2;cl&#xe9;s. En effet, si l&apos;on excepte le sympathique (faux)plan-s&#xe9;quence ainsi que quelques encha&#xee;nement de moments de bataille qui semblent travaill&#xe9;s au niveau de la mise en sc&#xe8;ne et du montage (travail sur les raccords mouvements, sur les informations donn&#xe9;es au spectateur, la menace d&apos;abord &#xe9;norme qui finit ratatin&#xe9;e), le reste est simplement brouillon. &lt;strong&gt;Zack Snyder&lt;/strong&gt; n&apos;exploite son d&#xe9;cor que trop rarement (les combats se d&#xe9;roulent entre un passage &#xe9;troit dans la montage et une falaise &#xe0; pic, ils se d&#xe9;rouleraient dans une grande plaine que &#xe7;a serait pareil) et se contrefout de donner la moindre information au spectateur, le rendant totalement passif quant au d&#xe9;roulement des combats. Et quand il s&apos;agit de montrer la d&#xe9;faite progressive des spartiates en les montrant se faire tuer un &#xe0; un, on n&apos;en a un peu rien &#xe0; faire tant les personnages sont vides (L&#xe9;onidas compris). Point suivant : les ralentis. Utilis&#xe9;s &#xe0; l&apos;exc&#xe8;s, ils plombent compl&#xe8;tement des s&#xe9;quences qui semblent durer des heures, surtout que la suite des &#xe9;v&#xe8;nements est (tr&#xe8;s) souvent pr&#xe9;visible. Quant aux effets sp&#xe9;ciaux, ils alternent entre le bien (l&apos;eau, ben oui c&apos;est important...) et le grotesque (des d&#xe9;cors souvent flout&#xe9;s, un sang d&apos;un ridicule &#xe0; toute &#xe9;preuve,...) m&#xea;me si globalement &#xe7;a reste convenable (surtout vu le budget).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Bref, un film partag&#xe9; entre des combats (relativement) sympathiques bien que n&apos;exploitant pas le milli&#xe8;me de leur potentiel et des s&#xe9;quences de parlote des plus inutiles, comme si &lt;strong&gt;Snyder&lt;/strong&gt; cherchait &#xe0; s&apos;acheter une l&#xe9;gitimit&#xe9; en filmant des gens d&#xe9;battre et des proph&#xe8;tes corrompus (&amp;quot;ben ouais mon film il parle de l&apos;&#xe9;tat actuel du monde tsais, tous les politiques sont pourris tsais&amp;quot;), le tout en se basant sur un sc&#xe9;nario qui tient - disons-le franchement - du foutage de gueule pur et simple.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;(cela dit ce genre de film a un gros int&#xe9;r&#xea;t : on aime encore plus &lt;strong&gt;Conan le Barbare&lt;/strong&gt; apr&#xe8;s)&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 12 Jun 2007 08:29:00 GMT</pubDate></item><item><title>Sunshine de Danny Boyle - USA/GB/2007</title><dc:creator>dubob</dc:creator><link>http://critikcine.canalblog.com/archives/2007/04/12/4608542.html</link><comments>http://critikcine.canalblog.com/archives/2007/04/12/4608542.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://critikcine.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/4608542/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://critikcine.canalblog.com/archives/2007/04/12/4608542.html</guid><description>&lt;p&gt;Danny Boyle avait jusque l&#xe0; toujours &#xe9;t&#xe9; le cin&#xe9;aste des films &amp;quot;bien, mais...&amp;quot;. Un mais redoutable et ent&#xe9;t&#xe9; qui ne cessait de&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/42/39/53679/12175260.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;308&quot; height=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;sunshine&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/42/39/53679/12175260_p.jpg&quot; style=&quot;margin: 0px 0px 5px 5px; float: right;&quot; /&gt;&lt;/a&gt; saboter les films d&apos;un r&#xe9;alisateur pourtant bourr&#xe9; de talent. Que &#xe7;a soit un d&#xe9;but fracassant pour se vautrer par la suite ou l&apos;inverse, il y avait toujours un petit quelque chose qui faisait que malgr&#xe9; tout les films ne d&#xe9;collaient pas.&lt;br /&gt;Eh ben avec Sunshine, c&apos;est fini !&lt;br /&gt;Car Sunshine est un pur bijou de SF comme on en avait plus vu depuis...ben depuis quand tiens ?&lt;br /&gt;Lorsqu&apos;on n&apos;arrive pas &#xe0; &#xe9;crire une bonne critique sur un film, c&apos;est g&#xe9;n&#xe9;ralement bon signe, &#xe7;a signifie qu&apos;on a absorb&#xe9; le film en un seul bloc, sans en rejeter la moindre parcelle, en &#xe9;tant impliqu&#xe9; au maximum &#xe0; chaque seconde du m&#xe9;trage.&lt;br /&gt;Alors c&apos;est bien beau tout &#xe7;a, mais quoi ? Eh bien une histoire sans failles (sauf peut-&#xea;tre scientifique mais c&apos;est de la SF donc ON S&apos;EN FOUT !) merveilleusement rythm&#xe9;e, un sc&#xe9;nario (pas pareil que l&apos;histoire) parfaitement &#xe9;crit (mine de rien, pr&#xe9;senter un scalpel &#xe9;lectrique pour que le spectateur l&apos;accepte, le reconnaisse et en sente le danger par la suite, c&apos;est du boulot !), un casting de haute vol&#xe9;e (et de surcro&#xee;t avec une bonne VF), et une technique HA-LU-CI-NANTE !!!!!!! Le son, la photo, la mise en sc&#xe8;ne, les effets sp&#xe9;ciaux, TOUT est incroyablement parfait, sublime, beau, g&#xe9;nialement trouv&#xe9;. Et je ne parle m&#xea;me pas de la musique qui a le bon go&#xfb;t de m&#xe9;langer l&apos;&#xe9;lectro moderne avec la musique hollywoodienne plus classique, nous r&#xe9;servant de pures moments de bravoures.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; La seule r&#xe8;gle &#xe0; suivre en allant voir Sunshine, c&apos;est de s&apos;ouvrir pour profiter au maximum pour cette d&#xe9;ferlante de g&#xe9;nie. L&apos;ambiance est &#xe0; ce titre totalement prenante (merci le son, merci la photo, merci la r&#xe9;al&apos;, merci le montage).&lt;br /&gt;Vous vous dites que Sunshine est un trip m&#xe9;taphysique qui n&apos;est pas pour vous ? Erreur ! L&apos;aspect m&#xe9;taphysique du film est parfaitement int&#xe9;gr&#xe9; au sein d&apos;autres &#xe9;l&#xe9;ments, et notamment des s&#xe9;quences de suspense ENORME. C&apos;est bien simple, plus on approche du d&#xe9;nouement, plus on a d&apos;espoir et plus &#xe7;a se complique, et jamais (je dis bien jamais) la pression ne retombe.&lt;br /&gt;L&apos;expression &amp;quot;avoir le souffle coup&#xe9;&amp;quot; semble avoir &#xe9;t&#xe9; invent&#xe9;e pour ce film, et je me suis m&#xea;me surpris &#xe0; prendre du plaisir &#xe0; inspirer de longue bouff&#xe9;es d&apos;oxyg&#xe8;nes en regardant le g&#xe9;n&#xe9;rique (qui dispose d&apos;un joli montage d&apos;images du film sur une jolie musique, &#xe7;a vaut le coup d&apos;oeil)..&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Pour r&#xe9;sumer : un film parfaitement parfait empreint de g&#xe9;nie qui frise le chef d&apos;oeuvre (rendez-vous d&apos;ici quelques ann&#xe9;es pour confirmation), des s&#xe9;quences monumentales &#xe0; faire pleurer le plus insensible, une musique superbe, une photo superbe, un son superbe, une r&#xe9;alisation g&#xe9;niale, des acteurs g&#xe9;niaux, une histoire et un sc&#xe9;nario&amp;nbsp; g&#xe9;niaux, qui tous ensembles forment un film g&#xe9;nial. FONCEZ !!!!&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 12 Apr 2007 19:40:00 GMT</pubDate></item><item><title>Le mari de la coiffeuse de Patrice Leconte - France/1990</title><dc:creator>dubob</dc:creator><link>http://critikcine.canalblog.com/archives/2007/04/10/4585094.html</link><comments>http://critikcine.canalblog.com/archives/2007/04/10/4585094.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://critikcine.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/4585094/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://critikcine.canalblog.com/archives/2007/04/10/4585094.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/35/70/53679/12105326_p.jpg&quot; alt=&quot;mari_de_la_coiffeuse__le_&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Patrice Leconte&lt;/strong&gt; est un r&#xe9;alisateur passionnant, parce-que quand il ne met pas ses talents de metteur en sc&#xe8;ne, de directeur d&apos;acteur et d&apos;illustrateur au service des sc&#xe9;narios des autres ou de projets tr&#xe8;s ambitieux (ce qui peut tout donner et son contraire), il se lance dans des aventures plus intimistes, plus petites et plus l&#xe9;g&#xe8;res, prenant souvent la forme d&apos;exercices de style et dans lesquels il est &#xe0; m&#xea;me de prendre plus de risque, et surtout, d&apos;exp&#xe9;rimenter.&lt;br /&gt;Dans ses retranchements les plus extr&#xea;mes &#xe7;a donne &lt;strong&gt;Dogora&lt;/strong&gt;, film enti&#xe8;rement musical, sans histoire, et de fa&#xe7;on plus conventionelle et classique, &#xe7;a donne Le &lt;strong&gt;Mari de la coiffeuse&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Partant du postulat de base simplissime d&apos;un homme amoureux, depuis tout petit, des coiffeuses, et qui en &#xe9;pouse une, Le mari de la coiffeuse est un film empreint d&apos;une sensualit&#xe9; un brin d&#xe9;suette, parfois maladroite mais le plus souvent touchant juste. &lt;strong&gt;Patrice Leconte&lt;/strong&gt; filme de main de ma&#xee;tre ce que l&apos;on pourrait caract&#xe9;riser le mieux par une jouissance de l&apos;attente, il d&#xe9;fend les simples bonheurs de la vie, le bonheur du couple, de la d&#xe9;tente, du d&#xe9;sir.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Difficile de continuer de parler de ce film sans r&#xe9;v&#xe9;lation majeure qui g&#xe2;cherait tout le plaisir, je finirais donc simplement en disant que &lt;strong&gt;Le mari de la coiffeuse&lt;/strong&gt; est un film po&#xe9;tique, beau, touchant, et &#xf4; combien troublant.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 10 Apr 2007 15:44:00 GMT</pubDate></item><item><title>Le secret de Terabithia (Bridge to Terabithia) de Gabor Csupo -USA/2007</title><dc:creator>dubob</dc:creator><link>http://critikcine.canalblog.com/archives/2007/04/09/4572179.html</link><comments>http://critikcine.canalblog.com/archives/2007/04/09/4572179.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://critikcine.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/4572179/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://critikcine.canalblog.com/archives/2007/04/09/4572179.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;200&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/74/24/53679/12061313_p.jpg&quot; alt=&quot;secret_de_terabithia&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Pr&#xe9;sent&#xe9; comme un &lt;strong&gt;Monde de Narnia&lt;/strong&gt; bis, &lt;strong&gt;Le secret de Terabithia&lt;/strong&gt; est finalement beaucoup plus proche du &lt;strong&gt;Labyrinthe de Pan &lt;/strong&gt;de &lt;strong&gt;Del Toro&lt;/strong&gt;, principalement dans la mani&#xe8;re dont le monde imaginaire sert d&apos;&#xe9;chappatoire &#xe0; une r&#xe9;alit&#xe9; pas toujours tr&#xe8;s rose. Et malgr&#xe9; le lissage qu&apos;a de toute &#xe9;vidence subi le film (on est quand m&#xea;me chez &lt;strong&gt;Disney&lt;/strong&gt;), il s&apos;en d&#xe9;gage une vraie profondeur et une force des plus surprenante, prenant le spectateur compl&#xe8;tement par surprise.&lt;br /&gt;Prenant place dans un bourg perdu des Etats-Unis, &lt;strong&gt;Le secret de Terabithia&lt;/strong&gt; fait constemment des aller-retours entre le r&#xe9;el et l&apos;imaginaire, et ce d&apos;une mani&#xe8;re des plus efficace. Car ici, point de &amp;quot;super monde f&#xe9;&#xe9;rique&amp;quot; qui appara&#xee;trait au d&#xe9;tour d&apos;un tronc d&apos;arbre, mais la mise en place progressive d&apos;un monde &lt;em&gt;enti&#xe8;rement&lt;/em&gt; cr&#xe9;&#xe9; par les enfants. A noter d&apos;ailleurs que le film ne s&apos;aventure que (tr&#xe8;s) rarement dans ce fameux monde, et que constamment il est interrompu par des retours &#xe0; la r&#xe9;alit&#xe9;, parfaitement amen&#xe9;s, preuve que le film ne c&#xe8;de jamais &#xe0; la facilit&#xe9;.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Les acteurs sont pour la plupart convainquant, &#xe0; commencer par &lt;strong&gt;Annasophia Robb&lt;/strong&gt; (la macheuse de chewing-gum de &lt;strong&gt;Charlie et la chocolaterie&lt;/strong&gt; version &lt;strong&gt;Burton&lt;/strong&gt;), et bien &#xe9;videmment &lt;strong&gt;Robert Patrick&lt;/strong&gt;, excellent (comme d&apos;habitude) dans le r&#xf4;le du p&#xe8;re.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Alors &#xe9;videmment tout n&apos;est pas parfait dans ce film. Les passages &#xe0; l&apos;&#xe9;cole sentent s&#xe9;rieusement le r&#xe9;chauff&#xe9;, la description de la famille et de la maison du gar&#xe7;on n&apos;est pas nouvelle non plus, mais apr&#xe8;s tout on s&apos;en fout un peu, parce-que le tout marche. Et puis, finalement, &lt;strong&gt;Le secret de Terabithia&lt;/strong&gt; est en totale ad&#xe9;quation avec son message. C&apos;est un brin na&#xef;f par moment, on a du mal &#xe0; y entrer, c&apos;est gentillet, mais au final c&apos;est en acceptant tout &#xe7;a qu&apos;on appr&#xe9;cie le film (en &amp;quot;gardant son esprit bien ouvert&amp;quot; comme dit dans le film), en se d&#xe9;barassant progressivement des pr&#xe9;jug&#xe9;s pour enfin appr&#xe9;cier ce film tel qu&apos;il est non pas pour ce qu&apos;il repr&#xe9;sente ou comme il est repr&#xe9;sent&#xe9; (une &#xe9;ni&#xe8;me adaptation d&apos;h&#xe9;ro&#xef;c-fantasy), permettant m&#xea;me de nous faire prendre par surprise lorsque le film devient bien plus s&#xe9;rieux, faisant preuve d&apos;une maturit&#xe9; des plus appr&#xe9;ciable.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Bref, une vraie bonne surprise que ce Secret de Terabithia, peut-&#xea;tre pas la r&#xe9;volution de l&apos;ann&#xe9;e, mais mille fois meilleurs que ce que sa campagne marketing laissait pr&#xe9;sager.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 09 Apr 2007 10:37:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>