mari_de_la_coiffeuse__le_Patrice Leconte est un réalisateur passionnant, parce-que quand il ne met pas ses talents de metteur en scène, de directeur d'acteur et d'illustrateur au service des scénarios des autres ou de projets très ambitieux (ce qui peut tout donner et son contraire), il se lance dans des aventures plus intimistes, plus petites et plus légères, prenant souvent la forme d'exercices de style et dans lesquels il est à même de prendre plus de risque, et surtout, d'expérimenter.
Dans ses retranchements les plus extrêmes ça donne Dogora, film entièrement musical, sans histoire, et de façon plus conventionelle et classique, ça donne Le Mari de la coiffeuse.
    Partant du postulat de base simplissime d'un homme amoureux, depuis tout petit, des coiffeuses, et qui en épouse une, Le mari de la coiffeuse est un film empreint d'une sensualité un brin désuette, parfois maladroite mais le plus souvent touchant juste. Patrice Leconte filme de main de maître ce que l'on pourrait caractériser le mieux par une jouissance de l'attente, il défend les simples bonheurs de la vie, le bonheur du couple, de la détente, du désir.
    Difficile de continuer de parler de ce film sans révélation majeure qui gâcherait tout le plaisir, je finirais donc simplement en disant que Le mari de la coiffeuse est un film poétique, beau, touchant, et ô combien troublant.